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Actualités - Chronologie

Sortir de l'isolement

Longtemps hostile à des arrangements régionaux qu’il jugeait discriminatoires pour les pays tiers, le Japon est désormais prêt à «regarder en face la réalité» du monde actuel et à étudier des accords de libre-échange (ALE) avec ses principaux voisins en Asie, à commencer par la Corée du Sud, estime un haut responsable du commerce international japonais. «La position de principe du Japon était que ces accords régionaux, dans la mesure où ils sont discriminatoires à l’égard des pays non-membres, sont au minimum contraires à l’esprit du Gatt (Accord général sur les tarifs et le commerce). Mais il y a un changement dans l’attitude du gouvernement japonais à l’égard des accords régionaux tels que ALE ou union douanière», indique Noboru Hatakeyama, le président du Japan External Trade Organisation (JETRO). Ce changement d’attitude vient de ce que le Japon se sent tout à coup un peu seul. «Nous ne pouvons avoir raison seul contre tous. Nous devons regarder la réalité en face», remarque M. Hatakeyama, qui constate que 26 des 30 premières économies dans le monde sont parties prenantes à de tels accords, qu’il s’agisse de l’Union européenne, de l’Alena nord-américaine ou encore de l’AFTA sud-est asiatique. En outre, ces groupements régionaux ne cessent de gagner en consistance, comme l’UE avec la naissance de l’euro, et commencent à dialoguer entre eux, à l’image de l’Europe ou de l’Alena avec le Mercosur sud-américain. Or, les quatre économies majeures à ne pas être encore entrées dans ce jeu, le Japon, la Chine, la Corée du Sud et Taïwan, «sont toutes situées autour d’ici, dans cette région», ajoute le patron du JETRO, l’organisme chargé de la promotion du commerce extérieur nippon. Dans cet univers commercial qui se régionalise autant qu’il se globalise, «le reste du monde a tiré les bénéfices de cette approche duale, via l’OMC (Organisation mondiale du commerce) et les accords régionaux», dit M. Hatakeyama, un ancien vice-ministre du Miti (ministère du Commerce international et de l’Industrie). «Si le Japon est seul à se limiter à une voie unique, il peut perdre les avantages liés à la seconde voie», explique-t-il.
Longtemps hostile à des arrangements régionaux qu’il jugeait discriminatoires pour les pays tiers, le Japon est désormais prêt à «regarder en face la réalité» du monde actuel et à étudier des accords de libre-échange (ALE) avec ses principaux voisins en Asie, à commencer par la Corée du Sud, estime un haut responsable du commerce international japonais. «La position de principe du Japon était que ces accords régionaux, dans la mesure où ils sont discriminatoires à l’égard des pays non-membres, sont au minimum contraires à l’esprit du Gatt (Accord général sur les tarifs et le commerce). Mais il y a un changement dans l’attitude du gouvernement japonais à l’égard des accords régionaux tels que ALE ou union douanière», indique Noboru Hatakeyama, le président du Japan External Trade Organisation...