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Actualités - Chronologie

Le gouvernement français décrète la mobilisation

Le gouvernement français a décrété la mobilisation générale pour le passage à l’an 2000 des systèmes électroniques, menacés par un bogue informatique. «La mobilisation collective reste nécessaire et urgente», a lancé le Premier ministre Lionel Jospin, en expliquant que tous les systèmes électroniques «qui constituent l’armature de notre société sont en jeu». Néanmoins, «en France, nous avons choisi d’agir, sans dramatiser, mais sans banaliser non plus», a-t-il souligné. Les grandes entreprises, réunies au ministère des Finances à l’occasion de l’installation d’un Comité national de passage à l’an 2000, ont toutes cherché à montrer qu’elles avaient pris la mesure du problème et que les Français n’avaient pas trop de soucis à se faire, grâce aux importants moyens mis en œuvre. Le bug de l’an 2000 risque de paralyser ou de «rendre fou» tout ce qui est doté d’une horloge électronique. Les craintes concernent, par exemple, le trafic aérien dans la nuit du 31 décembre 1999, le fonctionnement des centrales nucléaires et des stimulateurs cardiaques, ou plus prosaïquement, celui des ascenseurs voire des cafetières programmables. Pour économiser de la mémoire, nombre de systèmes électroniques ne prennent en compte que les deux derniers chiffres de l’année. En l’an 2000, soit 00, la machine pourrait très bien se dérégler en s’imaginant être en 1900. Tour à tour, EDF (électricité), la SNCF (chemins de fer), Vivendi (distribution d’eau), la Poste, GDF (distribution de gaz), France Telecom et Aéroports de Paris, tous membres du Comité de passage à l’an 2000, ont décrit les mesures qu’ils ont prises depuis plusieurs années et les moyens financiers considérables qu’ils ont dégagés. Par exemple, EDF a commencé à se pencher sur les problèmes dès 1996 et y a investi 600 millions de FF (91,47 millions d’euros). Pour la SNCF, le coût du passage à l’an 2000 est évalué à 700 millions de FF (106,7 millions d’euros), alors que La Poste aura dépensé 1 milliard de FF (152 millions d’euros), passage à l’euro compris. Sans reprendre le chiffre à son compte, le ministre des Finances, Dominique Strauss-Kahn, a cité une fourchette de 50 à 100 milliards de FF (entre 7,6 milliards et 15,2 milliards d’euros) de coût global pour la France. Selon lui, une large part de cette somme a déjà été engagée lors du passage à l’euro. Les chiffres avancés au niveau mondial vont de 300 à 1 600 milliards de dollars. France Telecom, qui jette 1 milliard de FF et 500 personnes dans la bataille, assure qu’elle aura terminé son adaptation à la mi-99 et que les particuliers pourront appeler sans difficulté leur proches pour leur souhaiter une bonne année 2000. Si ces mastodontes ont les moyens humains et financiers, il n’en va pas de même pour les petites et moyennes entreprises (PME), qui, selon M. Strauss-Kahn, «restent encore très largement en retard». «La mobilisation concrète des PME apparaît fortement inégale», a renchéri la secrétaire d’État au PME, Marylise Lebranchu. Les sondages montrent que les PME n’ont souvent pas conscience de l’endroit où se nichera le bogue. MM. Jospin et Strauss-Kahn, qui souhaitent que l’administration montre l’exemple, ont annoncé des mesures concrètes : accélération du traitement des marchés liés aux travaux d’adaptation à l’an 2000 et diverses mesures fiscales d’aide aux entreprises.
Le gouvernement français a décrété la mobilisation générale pour le passage à l’an 2000 des systèmes électroniques, menacés par un bogue informatique. «La mobilisation collective reste nécessaire et urgente», a lancé le Premier ministre Lionel Jospin, en expliquant que tous les systèmes électroniques «qui constituent l’armature de notre société sont en jeu». Néanmoins, «en France, nous avons choisi d’agir, sans dramatiser, mais sans banaliser non plus», a-t-il souligné. Les grandes entreprises, réunies au ministère des Finances à l’occasion de l’installation d’un Comité national de passage à l’an 2000, ont toutes cherché à montrer qu’elles avaient pris la mesure du problème et que les Français n’avaient pas trop de soucis à se faire, grâce aux importants moyens mis en œuvre. Le bug...