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Actualités - Chronologie

Match amical La France affronte sa bête noire l'Angleterre

La France passe un test digne d’une équipe championne du monde mercredi à Wembley face à sa bête noire, l’Angleterre, qui a souvent frustré les espoirs français dans le passé. D’abord parce que les Tricolores n’ont jamais gagné dans le temple mythique du football anglais, ensuite parce que la dernière victoire sur leurs plus fidèles ennemis remonte à février 1984 (2-0 à Paris). «En dix ans de carrière, je n’ai joué qu’une seule fois dans ce stade fabuleux et j’y ai perdu», se souvient le défenseur Laurent Blanc. «Il est certain que Wembley est une arène unique qui nous a longtemps impressionnés. Mais depuis quelques années, les choses ont changé», affirme Blanc. «Beaucoup d’entre nous jouent dans des grands clubs et ont l’habitude de disputer des matches à haute intensité». Quoi qu’il en soit cet Angleterre-France est la rencontre la plus importante et aussi la plus attendue pour les champions du monde depuis leur sacre du 12 juillet. Aussi le sélectionneur Roger Lemerre a-t-il retenu une formation solide, qui ressemble fortement à celle qui humilia le Brésil en finale de la Coupe du monde. Seuls Nicolas Anelka et Lilian Laslandes ne faisaient pas partie de l’aventure. Mais le premier a acquis une solide expérience du football anglais avec son club d’Arsenal et le second, bien qu’incertain, est sans doute le plus «british» des attaquants de l’Hexagone. Les Français ont beaucoup à se faire pardonner : leurs récentes prestations ont été décevantes ou peu en rapport avec leur rang de meilleure équipe de la planète. Leurs poussives victoires face aux amateurs d’Andorre (2-0) en match des éliminatoires à l’Euro 2000 et face au Maroc (1-0) en match amical ont donné quelques inquiétudes à leurs supporters. À l’exception du succès (3-2) en Russie à l’automne, les Bleus sont apparus pâles, dépourvus de l’imagination que leur inspirait Aimé Jacquet. Le résultat de Wembley sera donc très significatif, d’autant que ce match précède celui contre l’Ukraine, fin mars au Stade de France, déterminant pour la première place du groupe 4 des éliminatoires au championnat d’Europe. Entraînement à l’anglaise L’équipe de France s’est entraînée pendant une heure, dans la bonne humeur et dans une grande décontraction, lundi soir sur le petit terrain, typiquement britannique, de Harrow Borough, dans la banlieue nord de Londres. Les bleus, après une brève séance d’échauffement, ont disputé, à la lumière des projecteurs, un petit match attaque-défense, en quatre périodes, les défenseurs, pourtant renforcés par Zidane et Dugarry, s’inclinant symboliquement 8 à 5. Le joueur le plus populaire a sans aucun doute été le «local» Nicolas Anelka dont le moindre geste avait le don de déchaîner les cris de ses nombreux supporters anglais. De son côté, Fabien Bartez, opérant dans le champ, réussissait un but canon qui laissait Porato sans réaction et plaçait plusieurs tirs dans la lucarne du gardien marseillais qui faisaient frissonner les 500 spectateurs ayant bravé le froid. Mais le but le plus spectaculaire était sans doute celui réussi contre son camp par Bixente Lizarazu... Aucun incident n’est venu marquer cet entraînement, ressemblant plus à une bonne séance de décrassage après une journée de championnat. Seul Alain Boghossian ressent une douleur à une cuisse, raison pour laquelle il n’a pas joué dimanche contre la Juventus avec Parme. Sauf nécessité, il ne devrait pas entrer en jeu mercredi. Enfin, au cours d’un point presse, le sélectionneur, sans dévoiler la composition de l’équipe, a laissé clairement entendre que la ligne d’attaque française serait composée de Christophe Dugarry (Marseille) et de Nicolas Anelka (Arsenal). Un second entraînement à huis clos est programmé mardi à 19h00 sur le terrain de Wembley au terme duquel l’équipe officieuse devrait être connue. L’Angleterre sans Hoddle Les Anglais, de leur côté, comptent sur le retour de leur attaquant Andy Cole, auteur de deux des huit buts que Manchester United a infligés à Nottingham Forest en championnat la semaine passée. Mais ils doivent composer avec le départ fracassant de leur entraîneur Glenn Hoddle, renvoyé par la Fédération anglaise en raison de commentaires peu amènes sur les personnes handicapées. Hoddle, ancien joueur de Monaco, avait lancé une véritable révolution au sein du football anglais, imposant un jeu beaucoup plus «latin». «Le football anglais a beaucoup évolué ces dernières années», a commenté Laurent Blanc. «Ils ont arrêté de balancer de longs ballons devant à destination d’attaquants solides physiquement et dotés d’un bon jeu de tête. On peut donc s’attendre à un match difficile». En 33 rencontres depuis 1906, les Anglais n’ont perdu que six fois face aux Français et l’ont emporté à 23 reprises, la dernière fois lors du Tournoi de France en 1997. Alan Shearer avait inscrit le but de la victoire à cinq minutes de la fin d’un match équilibré.
La France passe un test digne d’une équipe championne du monde mercredi à Wembley face à sa bête noire, l’Angleterre, qui a souvent frustré les espoirs français dans le passé. D’abord parce que les Tricolores n’ont jamais gagné dans le temple mythique du football anglais, ensuite parce que la dernière victoire sur leurs plus fidèles ennemis remonte à février 1984 (2-0 à Paris). «En dix ans de carrière, je n’ai joué qu’une seule fois dans ce stade fabuleux et j’y ai perdu», se souvient le défenseur Laurent Blanc. «Il est certain que Wembley est une arène unique qui nous a longtemps impressionnés. Mais depuis quelques années, les choses ont changé», affirme Blanc. «Beaucoup d’entre nous jouent dans des grands clubs et ont l’habitude de disputer des matches à haute intensité». Quoi qu’il en...