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Actualités - Chronologie

Recherche Les progrès de l'exploration du cerveau (Photo)

Avec cent milliards de neurones, son réseau de messagers chimiques, ses capacités d’adaptation et de récupération étonnantes, le cerveau, plus complexe que le plus sophistiqué des ordinateurs, est «encore une forêt vierge» pour les neurologues, souligne un expert, le Pr Alain Privat, de l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), basé à Montpellier, dans le sud de la France.. Le décryptage de son fonctionnement progresse à grand pas, notamment grâce à l’imagerie médicale qui permet de le voir travailler, calculer en direct et même, comme l’a montré l’équipe française du Pr Stanislas Dehaene, réagir aux messages subliminaux. L’injection de colle dans la tête permet déjà de corriger des malformations d’artères et la neurochirurgie dépanne le cerveau en cas de tumeurs ou de certaines épilepsies. La stimulation électrique expérimentale, par l’intermédiaire d’implants d’électrodes, a donné des résultats impressionnants sur des malades atteints de Parkinson et résistants aux médicaments: ils ont cessé de trembler. Récemment, une équipe américano-suédoise a montré que les neurones humains se renouvellent dans une région du cerveau, l’hippocampe, qui joue un rôle-clé dans l’apprentissage et la mémoire. Cette découverte permet de rêver de stimuler un jour la régénération des cellules grises pour combattre les pertes de mémoire. Des greffes de cellules nerveuses fœtales entreprises sur des patients atteints de la chorée de Huntington, autrefois appelée danse de Saint-Guy, par l’équipe du Dr Marc Peschanski (Créteil, France) permettront de vérifier s’ils récupèrent leurs activités motrices et intellectuels, comme les singes préalablement greffés. La culture de cellules humaines «non spécialisées», ancêtres des cellules nerveuses ou musculaires de notre corps, «ouvre des perspectives de traitements révolutionnaires», affirme le Dr James thomson, un des chercheurs américains qui ont réussi cette percée se rapprochant d’un rêve: produire des tissus humains à volonté pour traiter des maladies aussi diverses que le diabète ou la maladie de Parkinson. L’œil bionique en est à ses premiers balbutiements: l’équipe américaine de Mark Humayun (Baltimore, Maryland) a fait apercevoir des images simples, comme une grande lettre, grâce à une puce implantée dans la rétine, à des aveugles souffrant de dégénérescence de la rétine. «Ce dispositif devrait apporter une solution avant la transplantation de rétine», a indiqué le chercheur. Mais reste qu’à l’aube du 3e millénaire, «on ne sait toujours pas réparer la moelle épinière sectionnée, comme on réimplante un bras coupé», souligne le Pr Privat. «Il existe un centre autonome de locomotion au niveau de la moelle épinière, qui fonctionne chez le nouveau-né, avant d’être étouffé par l’emprise du cerveau. L’idée est de le réactiver», relève-t-il. Autre espoir pour les personnes trétraplégiques: commander un ordinateur par la pensée. «Si vous pouvez commander un ordinateur, vous pouvez parler au monde», souligne l’Américain Roy Bakay (Atlanta, Georgia). Munis d’implants dans le cerveau, deux patients, en «pensant» à mouvoir un membre, déplacent le curseur sur l’écran et expriment ainsi leurs besoins avec la voix artificielle («J’ai soif», etc.). «On a déjà des pièces du puzzle, et l’on peut imaginer pouvoir un jour transférer la pensée par le recueil et la transmission de signaux émis par le cerveau, la stimulation électrique ou par champs magnétiques de zones cérébrales», spécule le Pr Privat.
Avec cent milliards de neurones, son réseau de messagers chimiques, ses capacités d’adaptation et de récupération étonnantes, le cerveau, plus complexe que le plus sophistiqué des ordinateurs, est «encore une forêt vierge» pour les neurologues, souligne un expert, le Pr Alain Privat, de l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), basé à Montpellier, dans le sud de la France.. Le décryptage de son fonctionnement progresse à grand pas, notamment grâce à l’imagerie médicale qui permet de le voir travailler, calculer en direct et même, comme l’a montré l’équipe française du Pr Stanislas Dehaene, réagir aux messages subliminaux. L’injection de colle dans la tête permet déjà de corriger des malformations d’artères et la neurochirurgie dépanne le cerveau en cas de tumeurs ou...