Le Belge Jo Planckaert a remporté jeudi la deuxième étape de l’Étoile de Bessèges cycliste longue de 136 km entre Nîmes (Gard) et Sète (Hérault). Le Français David Lefèvre a conservé le maillot corail de leader. Vainqueur de l’épreuve l’an dernier, le coureur de la formation Lotto s’est imposé au sprint devant l’Estonien Jaan Kirsipuu (Casino) et le Tchèque Jan Svorada (Lampre), lauréat de l’épreuve en 1996. L’étape a été marquée par la longue échappée de quatre hommes: le Français Eddy Seigneur (Saint-Quentin), le Belge Tony Bracke (Collstrop), le Letton Raivis Belohvosciks (Lampre) et le Russe Alexeï Sivakov (Big Mat). Partis au 45e kilomètre, les échappés ont toutefois été repris dans les cinq derniers kilomètres de la course. Le peloton prendra, vendredi, le départ de la 3e étape pour une boucle de 140 km autour de la localité des Fumades (Gard). Classement de l’étape : 1. Jo Planckaert (Bel), Lotto les 136 km en 3h12’22’’ (42,294 km/h) 2. Jaan Kirsipuu (Est), Casino 3. Jan Svorada (Tch), Lampre 4. Lars Michaelsen (Dan), Française des jeux 5. Saulius Ruskis (Lit), Saint-Quentin 6. Juris Silovs (Let), Jack and Jones m.t. 7. Tom Desmet (Bel), Collstrop à 2’’ 8. Robert Hunter (Afs), Lampre 9. Mauro Zinetti (Ita), Polti, 10. Arvis Piziks (Let), Jack and Jones m.t. Classement général provisoire : 1. David Lefèvre (Fra), Casino les 258 km en 6h14’29’’ (41,255 km/h) 2. Jens Voigt (All), Crédit Agricole à 4’’ 3. Andrei Tchmil (Bel), Lotto à 9’’ 4. Nicolay-Bo Larsen (Dan), Jack and Jones à 11’’ 5. David Millar (G-B), Cofidis à 13’’ 6. Gines Salmeron (Esp), Vitalicio à 13’’ 7. Benoît Salmon (Fra), Casino, à 13’’ 8. Dominique Rault (Fra), Big Mat Auber à 39’’ 9. Jo Planckaert (Bel), Lotto à 51’’ 10. Glenn D’Hollander (Bel), Vlandeeren 2002 à 56’’ /JFR Xavier Jan rêve d’un Tour sans dopage Il n’est pas le plus connu des coureurs cyclistes français, mais Xavier Jan est celui qui s’implique le plus depuis cinq mois dans la lutte antidopage. Depuis le dernier Tour de France de tous les scandales, le coureur de la Française des Jeux a été de tous les combats, et il a désormais un rêve : «Pour moi, le rêve est de prendre le départ du prochain Tour de France en me disant que personne n’est dopé. Ce serait le moyen de connaître enfin ma vraie valeur». Pour y arriver, le coureur breton sait que le chemin sera long et sinueux. Mais il ne s’est guère économisé entre la Grande Boucle et la saison qui débute cette semaine en Provence. Après avoir participé au colloque médical organisé à l’automne par le ministère des Sports à Échirolles, puis à une réunion de travail de l’UCI à Lausanne, Xavier Jan a été reçu la semaine dernière par la ministre des Sports, Marie-George Buffet. En ce début de saison, où le sport cycliste joue sa crédibilité, Xavier Jan se montre raisonnablement optimiste. «C’est une occasion unique d’enrayer le dopage, peut-être la dernière, aussi n’avons-nous pas le droit de laisser passer cette chance. Si, en France, une grande avancée a été réalisée avec le contrôle médical longitudinal mis sur pied par la FFC, il reste beaucoup de travail à accomplir», assure-t-il. Sa rélexion sur la question depuis cinq mois l’a conduit à définir des priorités. Priorités Il souhaite d’abord une harmonisation européenne à l’occasion de la conférence actuellement organisée à Lausanne. «La partie qui se joue en ce moment à Lausanne est cruciale. Il faut aboutir à une volonté européenne. Madame Buffet sait pouvoir compter sur 13 des 15 pays européens. Aujourd’hui encore, les Pays-Bas et l’Espagne sont réticents. Seule cette harmonisation permettra d’éviter un sport à deux vitesses». Pour le coureur français, le Comité international olympique est incontournable. «Le CIO est le seul organisme capable de financer la lutte antidopage, de subventionner les travaux de recherche. Quand on voit à quelle hauteur se traitent les droits télé des JO, c’est là qu’il faut chercher l’argent», a-t-il ajouté. Xavier Jan souhaite également que les coureurs soient mieux informés sur les risques qu’ils courent et sur les conclusions des expertises dont ils sont l’objet. Il s’interroge enfin, avec d’autres, sur la définition réelle du dopage. «Ces derniers mois, il a été beaucoup question des soins de récupération. À ce niveau, il y a conflit entre les médecins de terrain et les médecins du ministère, qui affirment que prendre de la vitamine C équivaut à se doper», dit-il. «Ces soins de récupération, à base de fer, de glucose, de vitamines, sont vitaux même s’il ne faut pas en abuser. Prenez une étape du Tour de France disputée dans les Alpes sous le soleil. Après de tels efforts, le coureur a besoin de quatre heures pour permettre à son tube digestif de récupérer», explique-t-il. «Or les soins de récupération doivent être pratiqués dans les deux premières heures. Il faut donc subir une piqûre. Arrêtons de dire que seringue = dopage. Seul le produit compte».
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le Belge Jo Planckaert a remporté jeudi la deuxième étape de l’Étoile de Bessèges cycliste longue de 136 km entre Nîmes (Gard) et Sète (Hérault). Le Français David Lefèvre a conservé le maillot corail de leader. Vainqueur de l’épreuve l’an dernier, le coureur de la formation Lotto s’est imposé au sprint devant l’Estonien Jaan Kirsipuu (Casino) et le Tchèque Jan Svorada (Lampre), lauréat de l’épreuve en 1996. L’étape a été marquée par la longue échappée de quatre hommes: le Français Eddy Seigneur (Saint-Quentin), le Belge Tony Bracke (Collstrop), le Letton Raivis Belohvosciks (Lampre) et le Russe Alexeï Sivakov (Big Mat). Partis au 45e kilomètre, les échappés ont toutefois été repris dans les cinq derniers kilomètres de la course. Le peloton prendra, vendredi, le départ de la 3e étape pour une...