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Actualités - Reportages

Une loi digne de la Suède ... mais pas du Liban !(photo)

Quand le texte de loi a été présenté pour la première fois à l’ancien Conseil des ministres, il a été jugé par ses membres comme étant «digne de la Suède, pas d’un pays comme le Liban» et abandonné. Et pourtant ce projet a pour but, d’une part, de modifier les lois qui lésaient les handicapés, d’autre part, d’imposer à la société certaines obligations envers ces personnes. Il s’occupe autant de l’insertion sociale des handicapés (notamment dans les écoles et le marché du travail) que de rendre l’environnement plus viable pour eux (adaptation des bâtiments publics et privés par exemple). Le texte s’attaque à tous les domaines touchant directement à la vie quotidienne des handicapés et à leur avenir : l’éducation, la réhabilitation de l’environnement, l’habitat, le marché du travail, l’aide sociale, les impôts, la carte de santé, les services sociaux, la rééducation… Ci-joints quelques extraits. En ce qui concerne l’éducation, il est précisé dans le texte que «le handicap en soi ne constitue pas un motif de refus d’une demande d’admission à n’importe quel établissement éducatif, public ou privé. Toutes les lois allant à l’encontre de ce principe devront être modifiées». Pour décider de l’admission d’un handicapé, les tests habituels suffiront. Il faut dire qu’à l’Union des handicapés, on est contre les écoles spécialisées qui isolent l’enfant et ne contribuent jamais à son épanouissement. Tous les bâtiments publics et privés (anciens et en construction) ainsi que les trottoirs, rues, jardins publics, ports… devront être réhabilités en vue d’être facilement accessibles aux handicapés. «Des pénalités seront imposées aux personnes qui n’effectueront pas les travaux nécessaires à moins qu’ils n’avancent une raison majeure», précise le texte. Chaque personne handicapée a droit, selon la loi, à une carte qui lui tiendra lieu de document officiel lui permettant d’accéder aux droits et privilèges qui lui reviennent. Pour se présenter au ministère de la Santé, par exemple, l’intéressé n’aura besoin que de cette carte. Par ailleurs, tous les handicapés devront avoir accès aux services de santé et de rééducation aux frais de l’État. D’autre part, le texte met l’accent sur la nécessité de renforcer la prévention, qui permet d’éviter un grand nombre de cas de handicaps. «Pour cela, il faudrait que les hôpitaux, notamment les maternités, soient équipés d’un matériel plus performant qui prévienne les accidents», précise le texte. Et de poursuivre : «Des tests devront être faits sur tous les nouveau-nés afin de traiter très tôt d’éventuels problèmes. De même, les hôpitaux devront déclarer très vite les naissances d’enfants handicapés sous peine d’être pénalisés». En ce qui concerne les conditions de travail, la loi stipule que «le handicap en soi n’est pas un obstacle au postulat à n’importe quel travail». En conséquence «toute loi posant la bonne santé physique comme une condition sine qua non pour la demande de travail devrait être annulée». La législation prévoit aussi «d’imposer aux institutions privées d’embaucher un certain pourcentage de handicapés, selon le nombre des employés (une personne si l’entreprise compte 30 à 60 employés, et 3% si elle en a plus de 60)». Le patron qui refuserait d’employer un handicapé sans raison valable sera pénalisé si le postulant porte plainte. Cela ne veut pas dire, précise-t-on à l’Union, que les handicapés ne comptent pas sur leur compétence. Mais ils demandent tout simplement que leur handicap cesse d’être un obstacle en soi. Les handicapés devront également bénéficier, selon le texte, d’une baisse d’impôts. Ils seront encouragés s’ils veulent ouvrir leur propre commerce. La législation prévoit que dans les complexes résidentiels, une proportion d’appartements réservés aux handicapés et faciles d’accès devront être planifiés. De même dans les parkings, des places devront être réservées aux handicapés, proches de l’entrée (1,5 % des places). Dans tous ces lieux, le signe international des handicapés sera affiché clairement, prohibant leur utilisation par d’autres qu’eux. En ce qui concerne les transports, «une ligne de bus spéciaux sera au service des handicapés». Par ailleurs, tout handicapé a le droit de demander un permis de conduire qui sera accordé selon les procédures habituelles. Un texte global donc qui améliorerait considérablement la qualité de vie des handicapés au Liban. La société suivra-t-elle ?
Quand le texte de loi a été présenté pour la première fois à l’ancien Conseil des ministres, il a été jugé par ses membres comme étant «digne de la Suède, pas d’un pays comme le Liban» et abandonné. Et pourtant ce projet a pour but, d’une part, de modifier les lois qui lésaient les handicapés, d’autre part, d’imposer à la société certaines obligations envers ces personnes. Il s’occupe autant de l’insertion sociale des handicapés (notamment dans les écoles et le marché du travail) que de rendre l’environnement plus viable pour eux (adaptation des bâtiments publics et privés par exemple). Le texte s’attaque à tous les domaines touchant directement à la vie quotidienne des handicapés et à leur avenir : l’éducation, la réhabilitation de l’environnement, l’habitat, le marché du travail,...