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Actualités - Chronologie

Un vaste carnaval, selon Damas

La presse officielle de Damas a exprimé hier son scepticisme sur les résultats du sommet d’Oslo, qualifiant la cérémonie de «carnaval». «Par ses déclarations rejetant toutes les résolutions de l’Onu sur le conflit israélo-arabe, Barak a voulu non seulement torpiller la rencontre d’Oslo – qui n’est d’ailleurs qu’une rencontre de carnaval sans résultats tangibles – mais a voulu aussi fermer toutes les portes aux efforts de paix internationaux», écrit le quotidien officiel as-Saoura. Selon le journal, «M. Barak, après sa rencontre à Oslo avec le président américain Bill Clinton, a réaffirmé son rejet du retour des réfugiés palestiniens, du retrait d’Israël (des territoires occupés) jusqu’à la frontière de 1967 et de l’arrêt de la colonisation». As-Saoura ajoute que le gouvernement Barak «en dépit de sa prétendue volonté de faire la paix, n’a pris aucune mesure pour redynamiser le processus de paix. Cela signifie que (...) la situation dans la région va de mal en pis». Le journal du parti au pouvoir, al-Baas, titre lui sur «le sommet d’Oslo achevé sans percée et sur Barak qui a imposé ses conditions». Techrine (gouvernemental) s’interroge pour sa part sur «l’utilité des efforts déployés par des parties internationales pour réactiver le processus de paix (...) alors que Barak refuse de souscrire aux résolutions de l’Onu». Le président syrien Hafez el-Assad avait réitéré lundi, en recevant un ancien responsable français, sa position «attachée au processus de paix et aux droits» de la Syrie qui «ne renoncera pas à sa terre occupée par Israël». D’autre part le ministre syrien de l’Information Mohammad Salmane a appelé, dans des déclarations publiées par la presse, les États-Unis et l’Union européenne (UE) à œuvrer pour réaliser la paix. «Le Premier ministre israélien Ehud Barak n’a pris aucune mesure sérieuse pour relancer les négociations avec la Syrie et les États-Unis doivent activer leur rôle pour réaliser une paix juste et globale dans la région», a indiqué M. Salmane. «Nous sommes conscients de la nature des relations américano-israéliennes, cependant nous jugeons positive la position américaine puisque Washington proclame que la paix est un intérêt américain et que l’initiative américaine est fondée sur le principe de l’échange de la terre contre la paix», a-t-il dit. M. Salmane a souligné que la secrétaire d’État américaine Madeleine Albright, lors de sa visite le 4 septembre à Damas, «n’a pas nié l’existence de l’engagement fait par (l’ancien Premier ministre assassiné Yitzhak Rabin) à un retrait israélien total du plateau du Golan occupé en 1967, en échange d’arrangements de sécurité égaux et équilibrés» sur les deux côtés de la future frontière syro-israélienne. Selon M. Salmane, «l’Europe doit jouer également un rôle dans le processus de paix, proportionnel à sa place dans le monde». Le ministre syrien a estimé que «les efforts européens additionnés aux américains et aux autres efforts internationaux» constituaient «une pression sur Israël».
La presse officielle de Damas a exprimé hier son scepticisme sur les résultats du sommet d’Oslo, qualifiant la cérémonie de «carnaval». «Par ses déclarations rejetant toutes les résolutions de l’Onu sur le conflit israélo-arabe, Barak a voulu non seulement torpiller la rencontre d’Oslo – qui n’est d’ailleurs qu’une rencontre de carnaval sans résultats tangibles – mais a voulu aussi fermer toutes les portes aux efforts de paix internationaux», écrit le quotidien officiel as-Saoura. Selon le journal, «M. Barak, après sa rencontre à Oslo avec le président américain Bill Clinton, a réaffirmé son rejet du retour des réfugiés palestiniens, du retrait d’Israël (des territoires occupés) jusqu’à la frontière de 1967 et de l’arrêt de la colonisation». As-Saoura ajoute que le gouvernement Barak «en...