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Actualités - Chronologie

Un petit pas sur une longue route

Israéliens et Palestiniens ont fait à Oslo un petit pas sur la longue route qui doit les conduire à la paix, mais n’ont donné aucun signe de rapprochement sur les problèmes de fond qu’ils devront résoudre pour parvenir à un règlement final de leur conflit. Le Premier ministre israélien Ehud Barak, de retour en Israël, a estimé que le bilan de ce sommet, au cours duquel il a rencontré le président palestinien Yasser Arafat et le président américain Bill Clinton, était «positif», a-t-on indiqué auprès de son entourage. Pour sa part, le ministre de la Justice, Yossi Beilin, a jugé qu’il n’y avait «aucune raison d’être déçu des résultats d’un nouveau sommet qui n’était pas supposé aboutir à une percée». M. Clinton avait estimé à Oslo que la réunion tripartite de mardi avait permis de «revitaliser le processus de paix», avant le début lundi prochain des négociations sur un statut final des territoires occupés. Israéliens et Palestiniens aborderont à cette occasion des questions aussi fondamentales et épineuses que le statut de Jérusalem, le tracé des frontières d’un éventuel État palestinien et le droit au retour des réfugiés palestiniens. En Israël, les journaux estimaient également que le sommet avait donné une certaine impulsion à ces négociations, soulignant toutefois que la profondeur des divergences demeurait intacte. Le quotidien Maariv soulignait que MM. Barak et Arafat avaient décidé d’ouvrir un «canal de communication direct», s’étaient mis d’accord sur un «code de conduite» qui éviterait des polémiques trop acerbes et avaient envisagé un nouveau sommet tripartite en janvier ou février aux États-Unis. M. Arafat a toutefois exprimé ses réticences quant à un tel sommet. «Nous n’y sommes pas opposés en principe (...), mais il faudrait au préalable se mettre d’accord sur l’ordre du jour», a déclaré M. Arafat à Maariv. Les Palestiniens ont notamment réaffirmé à Oslo leur opposition à la colonisation juive, mais M. Barak a écarté un gel de la colonisation. Il a rejeté une demande explicite faite à ce sujet par M. Arafat juste avant leur départ de la capitale norvégienne, selon un haut responsable qui l’accompagnait à Oslo. M. Barak a estimé que la construction dans ces colonies de nouveaux logements, qui ne pourront pas être complétés avant deux ans, n’aurait pas d’incidence sur le statut des territoires palestiniens, puisque celui-ci devrait être tranché d’ici à septembre 2000, a précisé ce responsable. Selon lui, la grande majorité des appels d’offres lancés il y a quelques semaines par le ministère de l’Habitat est située dans des blocs de colonies qui resteront sous souveraineté israélienne, notamment dans la périphérie de Jérusalem. Ce responsable israélien a chiffré à 1 798 le nombre des logements sur lesquels portent ces appels d’offres, alors que selon des données du ministère de l’Habitat, communiquées par le mouvement pacifiste israéien La Paix maintenant, il y a eu des appels d’offres pour 2 635 logements depuis la formation en juillet la formation en juillet du gouvernement Barak. M. Clinton a affirmé, de son côté, à Oslo, qu’Israéliens et Palestiniens étaient tombés d’accord «pour s’abstenir de faire des déclarations publiques ou des actions qui pourraient créer d’énormes difficultés à l’autre partie». Selon le gouvernement israélien, la poursuite de la colonisation juive n’entre pas dans cette catégorie. Le Cabinet s’est engagé à démanteler dix des 42 colonies sauvages établies il y a près d’un an par des colons à l’instigation du précédent gouvernement de droite dirigé par Benjamin Netanyahu, mais jusqu’à présent seuls trois de ces dix points, tous inhabités, ont été évacués.
Israéliens et Palestiniens ont fait à Oslo un petit pas sur la longue route qui doit les conduire à la paix, mais n’ont donné aucun signe de rapprochement sur les problèmes de fond qu’ils devront résoudre pour parvenir à un règlement final de leur conflit. Le Premier ministre israélien Ehud Barak, de retour en Israël, a estimé que le bilan de ce sommet, au cours duquel il a rencontré le président palestinien Yasser Arafat et le président américain Bill Clinton, était «positif», a-t-on indiqué auprès de son entourage. Pour sa part, le ministre de la Justice, Yossi Beilin, a jugé qu’il n’y avait «aucune raison d’être déçu des résultats d’un nouveau sommet qui n’était pas supposé aboutir à une percée». M. Clinton avait estimé à Oslo que la réunion tripartite de mardi avait permis de...