Le Boeing 767 d’Egypt Air a suivi une trajectoire finale aussi dramatique que mystérieuse, chutant d’abord à la vitesse d’un supersonique puis regagnant de l’altitude avant de reprendre son plongeon fatal et de se disloquer probablement en vol. À 33 000 pieds (10 000 mètres), l’avion a subitement piqué du nez et amorcé une descente accélérée en 40 secondes jusqu’à 16 700 pieds (4 800 mètres), ont indiqué mercredi soir les enquêteurs du Bureau national pour la sécurité des transports (NTSB). Dans la deuxième moitié de cette phase, soit environ 20 secondes, l’appareil a atteint «approximativement la vitesse supersonique» (Mach 1), a expliqué un expert du NTSB, John Clark, aux familles des victimes puis aux journalistes en pointant le doigt sur un graphique. À ce moment, le Boeing n’a pas, contrairement aux premières indications, poursuivi sa descente infernale mais amorcé un mouvement vers la droite avant de remonter brutalement à 24 000 pieds (8 000 mètres). Les enquêteurs doivent établir désormais si le pilote a provoqué cette remontée de l’appareil ou si l’avion a suivi une tendance aérodynamique naturelle, qui le conduit à relever le nez et reprendre de l’altitude lorsqu’il prend trop de vitesse. Après avoir atteint 24 000 pieds, le Boeing a rechuté à 10 000 pieds (3 300 mètres). À cette altitude, «de nombreux petits points» sont apparus sur les écrans radar, selon M. Clark. Ils ont continué à glisser, évoluant au gré du vent, pendant une durée de 2 minutes 40 secondes. Les «petits points» pourraient indiquer que l’avion s’est alors désintégré. Interrogé par une journaliste qui lui demandait si tel était le sens de ces points, M. Clark a répondu «peut-être». Il a refusé d’aller plus loin dans l’analyse en soulignant que les enquêteurs ne disposaient pas d’assez d’informations. «Il nous faut d’abord retrouver les boîtes noires», a-t-il dit. Les enquêteurs vont devoir pour cela patienter encore plusieurs jours au minimum, des vagues de plus de six mètres de haut empêchant depuis mercredi les bateaux de s’approcher du lieu du crash et la météo ne devant pas s’améliorer avant le week-end. Selon Rudy Kapustin, un ancien enquêteur du NTSB, «l’avion s’est probablement brisé» à 10 000 pieds, une analyse largement reprise hier dans les médias américains. Il est en revanche impossible de déterminer, en l’état actuel des données, ce qui a pu se passer à 16 700 pieds et comment le pilote a perdu le contrôle de l’avion, a souligné M. Kapustin.
Le Boeing 767 d’Egypt Air a suivi une trajectoire finale aussi dramatique que mystérieuse, chutant d’abord à la vitesse d’un supersonique puis regagnant de l’altitude avant de reprendre son plongeon fatal et de se disloquer probablement en vol. À 33 000 pieds (10 000 mètres), l’avion a subitement piqué du nez et amorcé une descente accélérée en 40 secondes jusqu’à 16 700 pieds (4 800 mètres), ont indiqué mercredi soir les enquêteurs du Bureau national pour la sécurité des transports (NTSB). Dans la deuxième moitié de cette phase, soit environ 20 secondes, l’appareil a atteint «approximativement la vitesse supersonique» (Mach 1), a expliqué un expert du NTSB, John Clark, aux familles des victimes puis aux journalistes en pointant le doigt sur un graphique. À ce moment, le Boeing n’a pas,...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.