Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Thomas Penfield Jackson, un juge au parler franc

Le juge Thomas Penfield Jackson, auteur des conclusions préliminaires très dures contre Microsoft, est un magistrat perfectionniste qui n’a pas hésité à parler franc dans ce qui restera le procès le plus important de sa carrière. Et pourtant, le juge Jackson reconnaissait lorsque le dossier lui a été confié qu’il ne dominait pas toutes les subtilités technologiques de l’industrie informatique. À 62 ans, le magistrat, connu pour un très solide esprit d’analyse, s’est formé tout au long du procès et ses questions sont devenues de plus en plus pointues et techniques au fil des semaines. Puriste et perfectionniste, la profession d’homme de loi est pour lui une vocation à ne pas prendre à la légère. Il exerce depuis 1982 comme juge fédéral à Washington, où il est surtout connu pour avoir envoyé le maire Marion Barry six mois en prison pour usage de cocaïne en 1991 et conduit à la démission en 1995 le sénateur Bob Packwood, qui était accusé de harcèlement sexuel. Il est né en 1937, et après des études à Harvard, financées avec une bourse de la Marine où il a passé trois ans, Thomas Penfield Jackson est entré en 1964 dans le cabinet d’avocats de son père où il s’est distingué par sa détermination à préparer ses dossiers dans les moindres détails. Pat Gurne, une de ses collaboratrices, se le rappelle comme très respectueux des tribunaux et des autres avocats, ce qui ne l’empêche pas d’être un adversaire acharné. «Il n’avait pas beaucoup de considération pour ceux qui étaient impolis ou ne respectaient pas la Cour ou les autres avocats», observe Pat Gurne. Nommé au tribunal fédéral de Washington par le président Ronald Reagan, le juge Jackson s’était vu assigner dès 1983 son premier cas majeur. Le constructeur automobile General Motors était accusé par le gouvernement d’avoir intentionnellement fabriqué plus d’un million de véhicules avec des freins défectueux. Au printemps 1987, le juge déboutait les plaignants, en raison du caractère «anecdotique» des plaintes des consommateurs. Le juge Jackson ne cache pas ses convictions républicaines. Il avait travaillé à la réélection de Richard Nixon en 1972. Il a été marié trois fois. Il est le père de deux filles.
Le juge Thomas Penfield Jackson, auteur des conclusions préliminaires très dures contre Microsoft, est un magistrat perfectionniste qui n’a pas hésité à parler franc dans ce qui restera le procès le plus important de sa carrière. Et pourtant, le juge Jackson reconnaissait lorsque le dossier lui a été confié qu’il ne dominait pas toutes les subtilités technologiques de l’industrie informatique. À 62 ans, le magistrat, connu pour un très solide esprit d’analyse, s’est formé tout au long du procès et ses questions sont devenues de plus en plus pointues et techniques au fil des semaines. Puriste et perfectionniste, la profession d’homme de loi est pour lui une vocation à ne pas prendre à la légère. Il exerce depuis 1982 comme juge fédéral à Washington, où il est surtout connu pour avoir envoyé le maire...