Royaume-Uni Londres interdit jusqu'en 2002 les cultures OGM
le 08 novembre 1999 à 00h00
La Grande-Bretagne a remis à 2002 au plus tôt d’éventuelles récoltes génétiquement modifiées à l’échelle commerciale, face aux réticences marquées du grand public pour la «nourriture Frankenstein». Mais les écologistes, qui réclamaient une interdiction, ont estimé que le gouvernement cherchait simplement «à se donner du temps pour tenter de convaincre l’opinion». Le secrétaire d’État à l’Environnement Michael Meacher a annoncé la poursuite pendant trois ans des essais pour mieux déterminer l’impact sur l’environnement des OGM (Organismes génétiquement modifiés). Aux termes d’un nouvel accord entre le gouvernement et l’industrie biotechnologique, les essais en champ seront limités à 20-25 par récolte et soumis à l’avis d’un comité scientifique indépendant. «Il n’y aura pas de mise en culture sans restriction d’OGM en Grande-Bretagne tant que les essais en champs ne sont pas finis», a insisté M. Meacher, soulignant qu’il s’agissait d’un accord «volontaire» et pas d’un moratoire ni d’une interdiction faute de «raison légale, scientifique ou de sécurité». Le gouvernement n’est «ni pour ni contre les OGM» et il est «parfaitement possible» qu’il n’y ait jamais de récoltes commerciales génétiquement modifiées dans le pays, a-t-il assuré. «Il s’agit d’une tentative de la dernière chance pour sauver les récoltes génétiquement modifiées face à l’énorme protestation du grand public», a regretté un porte-parole de Greenpeace. «Les essais eux-mêmes posent un grave problème de pollution» avec la dissémination du pollen. Le dirigeant de Greenpeace, Lord Peter Melchett, et 27 militants avaient été arrêtés cet été après des opérations commando pour détruire des champs expérimentaux. Les Britanniques, déjà traumatisés par la crise de la vache folle, rejettent massivement les OGM selon les sondages, et les principales chaînes de supermarchés ou de restaurants les ont bannis de leurs rayons. La puissante organisation humanitaire Christian Aid a contribué à dénoncer les semences Terminator, porteuses d’un gène qui les rend stériles pour obliger les agriculteurs à se réapprovisionner chaque année. Le géant américain Monsanto a renoncé début octobre à les commercialiser. La polémique fait les choux gras de la presse britannique. Récemment, le prestigieux hebdomadaire scientifique britannique The Lancet lui-même avait choisi de publier une étude controversée concluant que des pommes de terre génétiquement modifiées pouvaient provoquer des troubles intestinaux chez des rats.
La Grande-Bretagne a remis à 2002 au plus tôt d’éventuelles récoltes génétiquement modifiées à l’échelle commerciale, face aux réticences marquées du grand public pour la «nourriture Frankenstein». Mais les écologistes, qui réclamaient une interdiction, ont estimé que le gouvernement cherchait simplement «à se donner du temps pour tenter de convaincre l’opinion». Le secrétaire d’État à l’Environnement Michael Meacher a annoncé la poursuite pendant trois ans des essais pour mieux déterminer l’impact sur l’environnement des OGM (Organismes génétiquement modifiés). Aux termes d’un nouvel accord entre le gouvernement et l’industrie biotechnologique, les essais en champ seront limités à 20-25 par récolte et soumis à l’avis d’un comité scientifique indépendant. «Il n’y aura pas de mise...
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