Les sabreurs ont apporté leur pesant d’or au bilan historique de l’équipe de France en remportant, lundi, à Séoul, lors de l’ultime journée des championnats du monde d’escrime, le titre par équipes, aux dépens de la Pologne (45 touches à 27). Dans la dernière finale de la manifestation, les fleurettistes allemandes ont pour leur part renoué avec un succès qu’elles n’avaient plus connu depuis les Mondiaux de 1993 disputés à Essen (Allemagne). Le somptueux palmarès des Français qui comprend cinq médailles du plus beau métal, une d’argent et deux de bronze, a seulement été entaché par l’élimination, dans la matinée, en 8es de finale des fleurettistes dames face aux Ukrainiennes. Cet échec vaut élimination pour les Jeux olympiques de Sydney où ne sont directement admises que les nations classées aux huit premières places à Séoul, chacune qualifiant en outre trois représentants pour les épreuves individuelles. Au contraire de la Roumanie, qui a connu la même mésaventure, mais comptera sur ses invidualités, probablement repêchées, pour former une équipe, la France peut seulement espérer «sauver» Adeline Wuillème, à titre individuel. La délégation française qui avait déjà dominé l’édition précédente en 1998 à La-Chaux-de-Fonds (Suisse) a creusé l’écart sur l’Italie rejointe à la 2e place par l’Allemagne. La Mannschaft et la Squadra Azzurra présentent une égalité parfaite, avec un bilan de deux médailles de chaque métal. Allemagne : 5 sur 5 Pour ces derniers championnats du monde du siècle, dont l’intérêt était focalisé autant par les qualifications olympiques que les podiums, l’Allemagne a été le seul pays à promouvoir ses cinq équipes. Le sabre dames, entré officiellement aux Mondiaux de Séoul, ne sera pas, en effet, représenté aux Jeux 2000. Le sabreur Damien Touya, 24 ans, a été le symbole de la force tranquille de l’escrime française, probablement la mieux structurée du monde au niveau des moyens financiers et humains. Discret en dehors des compétitions, le premier double médaillé d’or français (individuel et par équipes) d’un Mondial se transforme en un fauve sur les pistes. À sa suite, Jean-Philippe Daurelle, Julien Pillet et Matthieu Bourdain, qui se sont alternés tout au long de la journée, n’ont pas fait de quartiers face au Japon (45-27), à l’Ukraine (45-32), à l’Allemagne (45-32) et à la Pologne. «On connaît bien les Polonais. On savait qu’il fallait partir vite car dès qu’ils sont menés, ils se découragent», a expliqué Damien Touya, qui, en premier relayeur, a montré l’exemple, infligeant un 5/0 à Rafal Sznajder. Le Tarbais a ainsi déroulé la voie royale à ses partenaires également motivés par une émulation interne : faire aussi bien que leurs collègues de l’épée masculine sacrés les jours précédents. La capitale sud-coréenne avait démontré sa fidélité à deux épéistes d’envergure, le Français Éric Srecki et l’Allemand Arnd Schmitt, champions du monde sur les lieux qui les avaient sacrés champions olympiques, il y a 11 ans. La fleurettiste Sabine Bau, compatriote de Schmitt, les a rejoints au dernier moment. En compagnie de Monika Weber et Rita Koenig, elle a interrompu le rêve des Polonaises qui avaient notamment «sorti» les Italiennes, maîtresses de la discipline depuis 1995, en quarts de finale. Si la Pologne a sauvé les apparences, la Hongrie et surtout la Roumanie, qui a disparu du tableau des médailles, ont confirmé le délitement sportif des anciens pays communistes.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les sabreurs ont apporté leur pesant d’or au bilan historique de l’équipe de France en remportant, lundi, à Séoul, lors de l’ultime journée des championnats du monde d’escrime, le titre par équipes, aux dépens de la Pologne (45 touches à 27). Dans la dernière finale de la manifestation, les fleurettistes allemandes ont pour leur part renoué avec un succès qu’elles n’avaient plus connu depuis les Mondiaux de 1993 disputés à Essen (Allemagne). Le somptueux palmarès des Français qui comprend cinq médailles du plus beau métal, une d’argent et deux de bronze, a seulement été entaché par l’élimination, dans la matinée, en 8es de finale des fleurettistes dames face aux Ukrainiennes. Cet échec vaut élimination pour les Jeux olympiques de Sydney où ne sont directement admises que les nations classées aux...