Le dollar a entamé la semaine hier, à Beyrouth, dans un marché «acheteur» mais à un rythme ne dépassant pas le potentiel de l’offre. Et c’est grâce à l’action de la Banque du Liban (BDL), qui a maintenu ses deux taux d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, que la devise américaine est parvenue à achever la journée au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Pourtant, les établissements de crédit ont continué de négocier le billet vert à des cours légèrement supérieurs au bas de la fourchette d’intervention de la BDL, entre 1 501,50 et 1 502,00 LL, avec un volume d’affaires de quelque 12 millions de dollars entièrement échangés par les banques de la place dans un marché équilibré de lui-même sans aucune intervention de la BDL, a-t-on indiqué dans les milieux cambistes. Fermeté du dollar et du yen À l’étranger, le dollar s’est apprécié face à l’euro et les autres devises européennes mais n’a que très légèrement fléchi face au yen hier sur les marchés des changes internationaux, tandis que Wall Street résistait, contrairement aux craintes des analystes, à l’effritement de l’action du groupe Microsoft, accusé de monopole. La monnaie unique européenne a de son côté souffert de la publication des chiffres sur la production industrielle de l’Allemagne, contrairement au yen qui s’est montré indifférent de la révision à 0,1 % de la croissance économique au Japon au deuxième trimestre au lieu d’une estimation initiale de 0,2 % par rapport au trimestre précédent. Le billet vert avait pourtant commencé la journée en léger repli face aux principales devises dans la crainte d’une chute de Wall Street entraînée par Microsoft après la décision du juge Thomas Jackson, vendredi dernier, estimant que le géant mondial des logiciels détenait une position de monopole. Mais les investisseurs ont en fait eu plus de peur que de mal puisque après avoir ouvert en baisse, la Bourse de New York est rapidement sortie du rouge hier, permettant au dollar de s’apprécier face à l’euro et aux autres monnaies européennes. Les opérateurs sur les marchés des changes ont donc opté pour le point de vue qu’il s’agit, au sujet de Microsoft, d’une affaire liée essentiellement au marché des actions et qu’elle aura peu de conséquences pour les investisseurs, indique-t-on dans les milieux cambistes pour expliquer ce comportement du dollar. Ce dernier, s’il n’est pas parvenu à se ressaisir face au yen, n’a en revanche pas eu de mal à pousser l’euro de nouveau à la baisse, surtout après la publication de données économiques indiquant que la production industrielle en Allemagne a diminué de 2,5 % en septembre par rapport au mois d’août alors que les analystes tablaient dans l’ensemble sur une progression de 1 %. La livre sterling a suivi l’euro à la baisse face au dollar malgré une réévaluation à la hausse par le chancelier de l’Échiquier, Gordon Brown, de ses révisions de croissance de l’économie britannique à 2,50 % en rythme annuel contre 2,25 %. Quant au yen, il a continué de bénéficier de rumeurs sur l’ampleur du plan de soutien financier du gouvernement japonais à l’économie nippone qui sera rendu public à la fin du mois. En effet, le dollar s’est finalement négocié à la hausse face aux devises européennes et à la baisse vis-à-vis du yen, comme suit : – 1,0389 pour un euro contre 1,0420, vendredi dernier – 1,6195 pour un sterling contre 1,6200 – 1,8830 DM contre 1,8770 – 6,3155 FF contre 6,2950 – 1,5495 FS contre 1,5470 – 1 864,25 lires contre 1 858,50 – 105,15 yens contre 106,50. Bourse de Beyrouth : soutenue par Solidere À la Bourse de Beyrouth, ce sont les actions Solidere des deux catégories A et B qui ont tiré la cote à la hausse en progressant de 6,00 à 6 1/4 dollars chacune, dans un marché autrement stable et calme. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a augmenté de 0,60 % à 73,57 points, alors que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires s’est maintenu à 177,00 points. Ce mouvement s’est produit dans un marché relativement étoffé par les transactions auxquelles ont donné lieu les titres de Solidere des deux catégories avec 99 324 actions négociées d’une valeur globale de 527 540 dollars. Volatilité de Wall Street après les déboires de Microsoft Sur les autres grandes places financières internationales, Wall Street a résisté hier tant bien que mal à la chute de l’action Microsoft qui vient de faire son entrée dans les 30 valeurs composant l’indice Dow Jones des industrielles début novembre. Après avoir perdu près de 6 % de sa valeur dans les premiers échanges hier, Microsoft n’a pas reculé plus de 3 % en préclôture, soit une perte de près de 15 points sur l’ensemble de l’indice Dow Jones des industrielles. L’annonce vendredi dernier après la clôture des marchés financiers américains que le juge Thomas Jackson estimait que la situation du géant mondial des logiciels s’apparentait à un monopole a provoqué hier le recul très prononcé du titre. Mais, passé le premier mouvement de vente, Microsoft a enrayé son déclin, les analystes soulignant qu’il reste de nombreuses étapes avant un éventuel démantèlement du groupe. Si, en dernier ressort, Microsoft est contraint à un démantèlement, il faut se souvenir de la division de AT & T en sept compagnies régionales qui ne s’est pas révélée être une mauvaise affaire, indique-t-on dans les salles de marché pour justifier le rachat du titre à la baisse. Cela étant, et compte tenu aussi d’autres déclarations rassurantes au sujet de Microsoft par des experts boursiers, le titre ne tardait pas à prendre quelques couleurs qui sont soutenu l’ensemble de la cote américaine. Mais, il n’en demeure pas moins que la présence de Microsoft au sein de l’indice Dow Jones des industrielles a rendu le marché plus volatil. Toutefois, les opérateurs boursiers ont finalement préféré rester sur les bonnes nouvelles de vendredi dernier dont la baisse du taux de chômage américain à 4,1 % le mois dernier sans signes tangibles d’une reprise de l’inflation avec comme corollaire la maigre hausse de seulement 0,1 % du salaire horaire contre 0,5 % en septembre. Ces derniers chiffres ont donc persuadé les investisseurs et les opérateurs boursiers que l’éventuelle hausse des taux de la Réserve fédérale américaine (Fed), si elle se confirme mardi prochain, sera d’ampleur limitée. De plus, les déboires de Microsoft ont fait le bonheur des principaux concurrents de cette société comme America Online, Sun Microsystems, Oracle, Novell, Corel. En effet, l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles a du osciller hier entre un plus bas à 10 650,35 points et un plus haut à 10 776,05 points, avant d’afficher en préclôture 10 701,73 points, en légère baisse de 2,75 points sur vendredi dernier. Les Bourses européennes clôturent sur une note positive Les marchés européens ont finalement terminé dans l’ensemble sur une note positive lundi, le bradage attendu de l’action Microsoft et la débâcle de Wall Street qui devait s’en suivre n’ayant finalement pas eu lieu. La fermeté des pétrolières et des valeurs de télécoms a soutenu les marchés d’autant que Microsoft, épinglée vendredi soir par la justice fédérale américaine pour abus de position dominante, limitait ses pertes initiales sur le Nasdaq. Quant à l’indice Dow Jones, dont le fabricant de logiciels est l’une des nouvelles composantes, il baissait faiblement (-0,2 %) au moment où les marchés européens fermaient leurs portes. L’indice Eurotop 300 a terminé en hausse de 0,29 %, à 1 369,16 après avoir touché un record de 1 372,91. L’Euro STOXX 50 a également touché un plus haut historique de 4 031,45 avant de clore en hausse de 0,26 %, à 4 024,55. À Paris, l’indice Cac 40 a gagné 0,38 %. Londres prend 0,28 , Madrid plus de 1 %. Zurich et Milan ont monté de 0,05 % et de 0,1 % respectivement. Francfort a cédé 0,18 %, Amesterdam 0,14 % et Bruxelles 0,13 %. Tokyo : en baisse La Bourse de Tokyo a terminé lundi en baisse de 0,6 % par rapport à vendredi, les investisseurs s’inquiétant de la réaction de Wall Street après la décision de la justice américaine d’accuser de monopole le géant de l’informatique Microsoft, selon les opérateurs. L’indice Nikkei des valeurs vedettes a perdu 113,92 points, ou 0,6 % à 18 240,98. «Il a été question de l’affaire Microsoft toute la journée», a affirmé M. Kazunori Jinnai, analyste de marché chez Daiwa Securities SB Capital Markets Co Ltd. Selon lui, les investisseurs étrangers et les établissements nationaux ont entraîné le marché à la baisse «dans l’anticipation d’un plongeon du Dow Jones dû à des cessions massives d’actions Microsoft» dans le courant de la journée. L’indice général Topix a perdu 23,11 points, à 1 573,74. Le montant des transactions sur le principal compartiment du marché a porté sur 596,58 millions d’actions, contre 623,99 millions vendredi. «Les investisseurs ont pris leurs bénéfices toute la journée dans la crainte d’un possible plongeon du Dow Jones», a déclaré Hajime Kitano, analyste chez Tokyo-Mitsubishi Securities Co Ltd. «Les actions américaines ont été achetées en trop grand nombre jusqu’à maintenant», a-t-il dit. «Les ventes ont été accélérées par les anxiétés qui se sont fait jour pour leur évolution», a-t-il ajouté. Les actions japonaises ont ouvert en hausse à la suite des gains enregistrés vendredi à Wall Street, où l’indice Nasdaq des principales valeurs technologiques a battu un nouveau record de clôture, ont indiqué les analystes. Le rebond du dollar vis-à-vis du yen a également soutenu le marché. Mais les gains initiaux se sont effacés lorsque les investisseurs se sont inquiétés de l’impact de l’affaire Microsoft. Il y a eu aussi un mouvement de résistance à 18 500 points sur le Nikkei, ont par ailleurs indiqué les analystes. Le marché a légèrement réagi à l’annonce de la révision en baisse à 0,1 % de la croissance du Produit intérieur brut au deuxième trimestre, contre une estimation préliminaire de 0,2 %. Le nombre de valeurs en baisse a largement dépassé celui des hausses, à 840 contre 382, 121 valeurs restant inchangées. La plupart des grandes valeurs ont perdu du terrain mais Sony Corp et une partie des valeurs vedette de la haute technologie ont progressé, selon les courtiers.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le dollar a entamé la semaine hier, à Beyrouth, dans un marché «acheteur» mais à un rythme ne dépassant pas le potentiel de l’offre. Et c’est grâce à l’action de la Banque du Liban (BDL), qui a maintenu ses deux taux d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, que la devise américaine est parvenue à achever la journée au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Pourtant, les établissements de crédit ont continué de négocier le billet vert à des cours légèrement supérieurs au bas de la fourchette d’intervention de la BDL, entre 1 501,50 et 1 502,00 LL, avec un volume d’affaires de quelque 12 millions de dollars entièrement échangés par les banques de la place dans un marché équilibré de lui-même sans aucune intervention de la BDL,...