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Actualités - Chronologie

Maroc - Le ministre de l'Intérieur Idriss Basri limogé La monarchie alaouite tourne la page sécuritaire

Le ministre d’État et de l’Intérieur marocain Driss Basri, fidèle serviteur pendant plus de 25 ans du roi Hassan II, a été démis hier de ses fonctions par le roi Mohammed VI après avoir été reçu par le souverain à Marrakech. Le limogeage du naguère tout puissant ministre d’État et de l’Intérieur apparaît comme le premier grand signe de changement du règne du roi Mohammed VI du Maroc, estiment les observateurs à Rabat. L’arrivée sur le trône du jeune roi, après le décès du roi Hassan II le 23 juillet dernier, s’était déjà accompagnée d’une détente de l’atmosphère au Maroc, perceptible dans la rue – où les gens s’expriment désormais librement –, dans la presse ou dans les déplacements du roi lui-même. Dans une série de discours, le roi Mohammed VI avait clairement annoncé sa volonté de changer les choses et d’instaurer davantage de justice sociale. Mais le limogeage de Driss Basri, puissant serviteur de Hassan II depuis 1974, apparaît comme la première grande décision du jeune roi et la première grande rupture avec le passé, estiment les observateurs. Chargé de la sécurité du pays pendant un quart de siècle, cinq ans comme secrétaire d’État à l’Intérieur et 20 ans comme ministre de l’Intérieur, Driss Basri, était pour l’homme de la rue le symbole de la politique sécuritaire menée pendant cette période par le régime marocain. Depuis l’intronisation du roi Mohammed VI, il avait cependant perdu son rôle de Premier ministre occulte ayant la haute main sur tout, notamment le dossier du Sahara occidental. Attendu par beaucoup, la disgrâce de M. Basri, a tout de même surpris à Rabat, où beaucoup pensaient, notamment dans les chancelleries occidentales, qu’il pouvait encore être, en tant que fidèle serviteur de l’État un excellent ministre de l’Intérieur. De nombreux observateurs pensaient que son départ ne se ferait que plus tard, à l’occasion d’un éventuel remaniement ministériel, évoqué à plusieurs reprises dans les milieux politiques au cours des dernières semaines. Mais, les analystes soulignent, que le ministre de l’Intérieur a été plusieurs fois hué par la foule, notamment à Tanger, Tétouan et Fès, lors du premier voyage officiel effectué le mois dernier par le roi Mohammed VI dans la moitié nord du royaume. Driss Basri sera remplacé par un tandem formé de l’ancien directeur de la sûreté nationale, Ahmed Midaoui, 51 ans, qui aura rang de ministre et qui sera assisté d’un secrétaire d’État, Fouad Ali al-Himma, 37 ans, ami personnel du roi Mohammed VI en compagnie duquel il a fréquenté les bancs du collège royal.
Le ministre d’État et de l’Intérieur marocain Driss Basri, fidèle serviteur pendant plus de 25 ans du roi Hassan II, a été démis hier de ses fonctions par le roi Mohammed VI après avoir été reçu par le souverain à Marrakech. Le limogeage du naguère tout puissant ministre d’État et de l’Intérieur apparaît comme le premier grand signe de changement du règne du roi Mohammed VI du Maroc, estiment les observateurs à Rabat. L’arrivée sur le trône du jeune roi, après le décès du roi Hassan II le 23 juillet dernier, s’était déjà accompagnée d’une détente de l’atmosphère au Maroc, perceptible dans la rue – où les gens s’expriment désormais librement –, dans la presse ou dans les déplacements du roi lui-même. Dans une série de discours, le roi Mohammed VI avait clairement annoncé sa volonté...