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Actualités - Chronologie

La neutralité ambigüe de la Maison-Blanche

La Maison-Blanche a observé officiellement la plus stricte neutralité devant les élections israéliennes et déclare souhaiter avant tout une reprise dès que possible du processus de paix au Moyen-Orient. Si Bill Clinton s’est bien gardé d’indiquer où allaient ses préférences entre le candidat travailliste Ehud Barak ou le Premier ministre de droite sortant, il n’en reste pas moins que Benjamin Netanyahu s’est toujours révélé un partenaire très difficile pour l’Administration Clinton. Il avait fallu l’engagement total et personnel du président américain pour que Israéliens et Palestiniens concluent à l’arraché l’accord de Wye Plantation, en octobre dernier. M. Clinton avait finalement réussi d’extrême justesse à éviter un échec et venir à bout des réticences de M. Netanyahu. «Quel que soit le résultat (des élections générales israéliennes de lundi), il nous tarde de travailler avec le gouvernement israélien», a indiqué lundi un porte-parole de la Maison-Blanche, Mike Hammer. Le processus de paix est en panne depuis plusieurs mois maintenant. «Nous continuons d’être attachés à la mise en œuvre du processus de Wye» Plantation, a déclaré aussi la secrétaire d’État, Madeleine Albright. Les États-Unis, a-t-elle poursuivi, souhaitent une reprise «accélérée» des pourparlers sur le statut final des territoires palestiniens et qu’un règlement global au Moyen-Orient «aille de l’avant». Recevant le roi Abdallah II de Jordanie, Mme Albright a exprimé le souhait que le processus de paix enregistre des progrès non seulement entre Israéliens et Palestiniens, mais aussi sur les «volets syrien et libanais». Ces deux derniers objectifs ont été soulignés aussi par le candidat travailliste, Ehud Barak, lors de sa campagne. Un précédent à éviter L’Administration américaine a tenu à éviter cette année une répétition de ce qui s’était passé en 1996, lors des précédentes élections israéliennes, lorsqu’elle n’avait pas fait mystère de sa préférence pour le candidat travailliste, Shimon Peres, face au candidat du Likoud, Benjamin Netanyahu. Pour certains observateurs cités par la presse américaine, cela n’avait fait qu’encourager la candidature de Benjamin Netanyahu. Bill Clinton percevait Shimon Peres comme le continuateur de Yitzhak Rabin. Le président américain a souvent exprimé sa profonde admiration envers l’ancien Premier ministre israélien et soutenu ses efforts en faveur du processus de paix. Yitzhak Rabin a été assassiné en novembre 1995. Le souvenir de ce soutien de M. Clinton à Shimon Peres a toujours plané sur les relations entre le président américain et M. Netanyahu. Ce dernier a eu volontiers recours à un langage de très grande fermeté face à Washington, ne craignant pas pour cela de voir se dégrader les relations d’Israël avec son principal soutien. «Je n’accepterai pas de recevoir des directives des États-Unis», avait-il lancé en juillet 1997.
La Maison-Blanche a observé officiellement la plus stricte neutralité devant les élections israéliennes et déclare souhaiter avant tout une reprise dès que possible du processus de paix au Moyen-Orient. Si Bill Clinton s’est bien gardé d’indiquer où allaient ses préférences entre le candidat travailliste Ehud Barak ou le Premier ministre de droite sortant, il n’en reste pas moins que Benjamin Netanyahu s’est toujours révélé un partenaire très difficile pour l’Administration Clinton. Il avait fallu l’engagement total et personnel du président américain pour que Israéliens et Palestiniens concluent à l’arraché l’accord de Wye Plantation, en octobre dernier. M. Clinton avait finalement réussi d’extrême justesse à éviter un échec et venir à bout des réticences de M. Netanyahu. «Quel que soit le...