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Actualités - Chronologie

Automobile DaimlerChrysler pourrait arrêter la production de la Smart

Le coprésident de DaimlerChrysler Jürgen Schrempp a donné au maximum six mois à la mini-voiture Smart pour connaître une spectaculaire augmentation de ses ventes, faute de quoi il arrêtera le projet, selon le Spiegel. Le géant automobile américano-allemand a déjà calculé le coût d’une telle décision : environ un à un milliard et demi d’euros, dont une partie allouée au plan social pour les quelque 1 700 salariés de l’usine productrice, à Hambach, en Moselle (est de la France), écrit l’hebdomadaire dans son édition de lundi. Le projet doit être stoppé si tous les efforts entrepris (remplacement de cadres, amélioration de la voiture, baisse du prix, campagne publicitaire tapageuse) restent vains et qu’il n’apparaît pas à la lecture des ventes qu’au moins 80 000 Smart trouveront acquéreurs cette année, précise le magazine. Il faudrait également en cas d’arrêt dédommager les négociants et les sous-traitants: ceux-ci disposent en effet d’une garantie de commandes, même si elle repose sur des prévisions de ventes de 140 000 voitures en 1999, selon la revue. Les prévisions de ventes pour 1999 de la petite voiture ont été réduites de 130 000 environ à 100 000. L’usine d’Hambach a arrêté de produire pendant deux semaines en avril et a repris provisoirement avec une équipe seulement au lieu de deux habituellement. Il s’agissait «d’anticiper» un accord sur 35 heures de temps de travail, à en croire Micro Compact Car (MCC), la filiale de DaimlerChrysler qui construit la Smart. Le lancement de la Smart, prévu en avril 1998, avait été retardé de six mois jusqu’en octobre. La voiture n’avait pas réussi les tests de tenue de route. Les ventes sont ensuite restées largement en deçà des attentes. Pour ajouter aux déconvenues, l’horloger suisse Swatch Group (ex SMH), partenaire de Daimler depuis le début, décidait en novembre d’abandonner sa participation de 19 %. Le prix de la Smart, jugé trop élevé pour un modèle deux places, a été baissé et des améliorations pratiquées sur tous les modèles. Un nouveau chef des ventes de MCC a été nommé : Klaus Fricke. C’est lui qui annonçait en avril un investissement «à trois chiffres en millions de marks» (donc 100 millions au moins) pour relancer la petite voiture urbaine. Hier, un porte-parole du constructeur de Stuttgart, Roland Klein, a assuré qu’un arrêt de la production de la mini-voiture n’est pas d’actualité. Interrogé sur un éventuel arrêt de la fabrication, le porte-parole a répondu : «On n’en discute pas actuellement». Il a reconnu que DaimlerChrysler était insatisfait des ventes de la Smart. DaimlerChrysler a donc lancé une campagne marketing «coûteuse» qui donne «déjà de très bons résultats», selon M. Klein.
Le coprésident de DaimlerChrysler Jürgen Schrempp a donné au maximum six mois à la mini-voiture Smart pour connaître une spectaculaire augmentation de ses ventes, faute de quoi il arrêtera le projet, selon le Spiegel. Le géant automobile américano-allemand a déjà calculé le coût d’une telle décision : environ un à un milliard et demi d’euros, dont une partie allouée au plan social pour les quelque 1 700 salariés de l’usine productrice, à Hambach, en Moselle (est de la France), écrit l’hebdomadaire dans son édition de lundi. Le projet doit être stoppé si tous les efforts entrepris (remplacement de cadres, amélioration de la voiture, baisse du prix, campagne publicitaire tapageuse) restent vains et qu’il n’apparaît pas à la lecture des ventes qu’au moins 80 000 Smart trouveront acquéreurs cette...