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Actualités - Chronologie

L'union sacrée commence à se lézarder à Londres

L’union sacrée qui prévaut en Grande-Bretagne depuis le début des frappes de l’Otan a commencé à se lézarder sérieusement mardi, l’opposition conservatrice estimant que le bombardement de l’ambassade de Chine relevait de l’«incompétence grossière». «Utiliser une carte périmée pour une opération de ce type dépasse l’entendement», a estimé sur la BBC-radio le responsable du parti Tory pour les questions diplomatique, Michael Howard. L’opposition continue certes à soutenir le principe de l’intervention mais elle «critique la conduite de la guerre», a-t-il dit, après avoir déjà la veille mené la charge au Parlement contre le gouvernement. «De manière très regrettable, la catastrophe humanitaire (au Kosovo) n’a nullement été évitée. En fait, elle semble s’aggraver de jour en jour», a-t-il dit, en estimant qu’«un très, très grand nombre de vies» auraient pu être sauvées si l’Otan était intervenue plus tôt dans la région. Les conservateurs se démarquent ainsi d’une tradition solidement ancrée au Royaume-Uni et plutôt bien respectée depuis six semaines, qui veut que gouvernement et opposition restent soudés lorsque les soldats du royaume sont au front. Le gouvernement doit déjà affronter des critiques de plus en plus vives dans la presse et au sein de l’aile gauche pacifiste du Labour, même si l’opinion continue majoritairement à soutenir le principe des frappes. Tony Blair s’est affirmé comme le plus «faucon» des dirigeants de l’Otan contre la Yougoslavie, s’évertuant quotidiennement à rallier le public autour de lui en dénonçant le «génocide» en cours au Kosovo et le «boucher» de Belgrade.
L’union sacrée qui prévaut en Grande-Bretagne depuis le début des frappes de l’Otan a commencé à se lézarder sérieusement mardi, l’opposition conservatrice estimant que le bombardement de l’ambassade de Chine relevait de l’«incompétence grossière». «Utiliser une carte périmée pour une opération de ce type dépasse l’entendement», a estimé sur la BBC-radio le responsable du parti Tory pour les questions diplomatique, Michael Howard. L’opposition continue certes à soutenir le principe de l’intervention mais elle «critique la conduite de la guerre», a-t-il dit, après avoir déjà la veille mené la charge au Parlement contre le gouvernement. «De manière très regrettable, la catastrophe humanitaire (au Kosovo) n’a nullement été évitée. En fait, elle semble s’aggraver de jour en jour», a-t-il...