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Actualités - Chronologie

Football - Europe La chasse aux buts

En battant Middlesborough 1-0, Manchester United a rejoint Arsenal en tête du championnat. En jouant le même nombre de matchs et avec la même différence de buts, les deux équipes commencent une vraie chasse aux buts dans les deux derniers matchs. Dix ans ! Il faut remonter assez loin dans les annales du football anglais pour trouver trace d’un duel si palpitant. À l’époque, Liverpool et Arsenal s’étaient livré une lutte terrible. Grâce à un but inscrit à Anfield Road à la dernière minute, les Gunners avaient finalement triomphé en vertu d’un plus grand nombre de buts marqués. Le face-à-face entre Arsenal et Manchester cette saison promet d’être disputé jusqu’au bout et chaque but pèsera dans la balance. Un but de Dwight Yorke, juste avant la pause, son 29e de la saison, a donné la victoire à Manchester United. Une victoire courte, mais plus convaincante que ne suggère le score, est quand même suffisante pour les Red Devils qui remontent en tête. MU et Arsenal ont tous les deux une différence de buts de + 42, mais MU a la première place grâce à ses 78 buts marqués contre seulement 58 à Arsenal. Une semaine décisive La journée continue aujourd’hui avec la visite d’Arsenal à Leeds. Les hommes d’Arsène Wenger chercheront non seulement à gagner mais aussi par la plus grande des marges, de façon à passer devant MU à la différence de buts. Une tâche pas du tout évidente contre l’équipe surprise de cette année, Leeds, qui est hermétique chez elle. Une petite interrogation subsiste quant à la motivation de cette équipe entraînée par David O’Leary qui a joué plus de nombreux matchs pour Arsenal dans sa carrière ! En bas de tableau, les deux dernières places de relégable n’ont pas été distribuées ce week-end, même si Blackburn doit attendre maintenant à un miracle pour éviter la descente. En perdant chez elle contre Nottingham Forest, déjà reléguée, pendant que ses rivales Charlton et Southampton allaient chercher des victoires à l’extérieur, Blackburn a fait une sacrée mauvaise affaire. Sa relégation sera sûrement confirmée ce mercredi quand Manchester United arrivera à Ewood park pour disputer un match de retard. France : du Vélodrome à la place Rouge Les supporters de l’Olympique de Marseille sont prêts à vivre la troisième finale de Coupe d’Europe de leur histoire. Un moment exceptionnel en pleine lutte pour le titre de champion de France. C’est l’effervescence à Marseille. À dix jours de la grande finale, les clubs de supporters marseillais ne savaient plus où donner de la tête. Du siège des Commando Ultra 84 à celui des South Winners, le téléphone ne cessait de se faire entendre. La mise en place de ce long périple à Moscou nécessite la plus grande disponibilité. Entre-temps, le déplacement à Paris est venu s’intercaler. Les supporters de l’OM n’ont donc pas le temps de s’ennuyer. Le calendrier et les bons résultats du club apportent une belle concentration d’émotions pour ce mois de mai. Chez les South Winners, ceux qui ne pourront aller à Moscou se sont consolés au Parc des Princes. Car aussi fidèles soient-ils, les supporters de l’OM ne peuvent pas tous se libérer en semaine et débourser une somme conséquente pour un trajet aussi long. Pour 1 300 francs minimum (220$), possibilité leur est donnée de participer à cet alléchant périple moscovite. Un prix néanmoins abordable pour un tel événement. Et quand on aime l’OM, on ne compte pas. Cinq fois moins qu’à Munich Pour sa troisième finale de Coupe d’Europe de la décennie, Marseille ne pourra compter sur les 15 000 supporters présents à Bari en 1991 et à Munich en 1993. Avec plus de 3 000 personnes à Moscou, les olympiens seront toutefois six fois plus nombreux que leurs adversaires parmesans. «Que ce soit la Ligue des champions, la Coupe des coupes ou la Coupe UEFA, il y aura toujours le même enthousiasme. Une finale reste une finale», nous confiait la secrétaire des Yankees. À Parme, le football ne déchaîne pas les passions comme à Turin ou à Milan. Les supporters de Parme viennent au stade comme pour assister à un spectacle. Le plaisir visuel prime sur la participation vocale. Un état d’esprit que ne partagent pas les Marseillais. Au Vélodrome, les joueurs peuvent compter sur un soutien extraordinaire. La réputation de ce public n’est plus à faire. Les chants et les animations de tribune réalisés sont exceptionnels. Leur performance vocale est d’autant plus impressionnante que le Vélodrome est un stade ouvert. Au contraire du Parc des Princes ou du stade Bollaert, il est plus difficile de se servir de l’architecture de l’enceinte pour faire résonner l’ambiance. Les Marseillais veulent tout gagner Les supporters olympiens gardent secrètement l’animation de tribune qui pourrait être mise en place à Moscou. Au-delà de cette finale, ils n’oublient pas qu’il reste un championnat à remporter. «On ne veut pas lâcher. Bordeaux a un point d’avance sur nous. Rien n’est encore joué à deux journées de la fin. Tout peut se décider le 29 mai à Nantes et si c’est le cas, ce sera l’invasion à la Beaujoire. C’est le dernier match de la saison et c’est là-bas qu’on fêtera le titre». Mais pour l’heure, tous les esprits se tournent vers Moscou où l’OM a l’occasion de remporter sa deuxième Coupe d’Europe de son histoire. Une manière symbolique d’honorer le centenaire du club. Pour la finale en elle-même, les supporters refusent de se porter favoris. «Parme cartonne actuellement. La gifle qu’ils ont mis à Bordeaux n’est pas un hasard. Mentalement, il vaut mieux se positionner en outsider, ça nous enlèvera toute pression inutile». Le Bayern, champion pour la 15e fois en attendant Manchester Munich a sombré dans la bière pour fêter le 15e titre de champion du Bayern, mais pensait déjà à des beuveries plus énormes encore après la finale de la Coupe d’Allemagne, le 12 juin, et surtout celle de la Ligue des champions, contre Manchester United, le 26 mai. Le Bayern est assuré, depuis dimanche, de remporter le titre de champion d’Allemagne pour la 15e fois, deux années seulement après la dernière. «Mais notre mission n’est pas encore remplie pour autant. À présent nous pouvons, et nous allons, nous préparer intensivement à la finale de la Ligue des champions», annonçait le milieu Stefan Effenberg, tandis que Munich se réveillait avec une sacrée gueule de bois aux relents de bière blanche, la localement fameuse Weissbier. La veille, trois journées avant la fin de la Bundesliga, l’Olympiastadion, où le Bayern venait de faire match nul avec le Hertha Berlin (1-1), comme toute la capitale bavaroise, avait chaviré dans le bonheur et l’alcool. Avant même la rencontre, trois camions-citernes du brasseur Erdinger avaient tracé leurs cercles sur la piste du stade. Ils avaient été commandés par Mario Basler, aussi fervent à arroser la victoire que rétif à mouiller le maillot. Il est vrai que cette nouvelle page de l’histoire sportive munichoise était écrite de longue date. Le Bayern avait pris la tête du championnat dès la 2e journée et ne l’avait cédée à son dauphin probable, le Bayer Leverkusen, que fugitivement, avant la trêve, pour la reprendre à nouveau et porter son avance jusqu’à 15 points. Tout juste si l’entraîneur Ottmar Hitzfeld reconnaît aujourd’hui «peut-être un creux de la vague après les blessures de Giovane Elber et Bixente Lizarazu». La victoire était promise avant même le début de la saison. Le Bayern avait renforcé un effectif presque entièrement composé d’internationaux. Avec Hitzfeld, il a trouvé l’entraîneur qu’il lui fallait, capable d’imposer son autorité et son savoir-faire à un club autrefois décrié comme le FC Hollywood. «Qu’est-ce qui pouvait nous arriver dans ces conditions», demande Effenberg. Hitzfeld et Effenberg, les deux nouvelles recrues, sont salués comme les artisans de la réussite. Mais ni Hitzfeld, déjà vainqueur de la Ligue des champions en 1997, ni Effenberg, qui n’avait jamais encore été champion, n’entendent diluer leurs ambitions au fond des bocks de cette première allégresse.
En battant Middlesborough 1-0, Manchester United a rejoint Arsenal en tête du championnat. En jouant le même nombre de matchs et avec la même différence de buts, les deux équipes commencent une vraie chasse aux buts dans les deux derniers matchs. Dix ans ! Il faut remonter assez loin dans les annales du football anglais pour trouver trace d’un duel si palpitant. À l’époque, Liverpool et Arsenal s’étaient livré une lutte terrible. Grâce à un but inscrit à Anfield Road à la dernière minute, les Gunners avaient finalement triomphé en vertu d’un plus grand nombre de buts marqués. Le face-à-face entre Arsenal et Manchester cette saison promet d’être disputé jusqu’au bout et chaque but pèsera dans la balance. Un but de Dwight Yorke, juste avant la pause, son 29e de la saison, a donné la victoire à Manchester...