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Actualités - Communiques Et Declarations

Clinton minimise la portée du bombardement

Le président américain Bill Clinton s’est efforcé de minimiser la portée du bombardement de l’ambassade de Chine à Belgrade, assurant qu’il ne constituait pas un revers pour la recherche de la paix au Kosovo. Cette affaire, a-t-il ajouté, ne dissuadera pas l’Otan de poursuivre ses bombardements contre le régime de Belgrade. Rompant pour la première fois un silence qui devenait assourdissant sur cette affaire, un signe de l’embarras des États-Unis, M. Clinton a qualifié la destruction de l’ambassade chinoise dans la capitale yougoslave, dans la nuit de vendredi à samedi, de «tragique erreur». Présentant ses «regrets sincères» et ses «profondes condoléances» au peuple et aux dirigeants chinois, Bill Clinton a toutefois aussitôt ajouté qu’il fallait «garder le sens des proportions ici». Le président américain a rappelé tout d’abord que l’Otan avait effectué déjà bien plus de 10 000 missions au-dessus de la Yougoslavie depuis le début des frappes, le 24 mars, et que des quantités considérables de munitions avaient été larguées contre le régime de Belgrade, pour le contraindre à accepter les conditions de l’Alliance sur le Kosovo. Bill Clinton a pointé du doigt le président yougoslave, Slobodan Milosevic, évoquant les «milliers» d’Albanais du Kosovo tués, les «viols» et la fuite de centaines de milliers de réfugiés vers les pays voisins. Tout cela, a-t-il poursuivi, peut s’arrêter «demain» si Belgrade accepte «un accord qui remplisse les conditions minimum pour ramener le Kosovo à la vie civilisée». Ces «conditions minimum», a rappelé M. Clinton, sont le départ des forces serbes de la province, «une force internationale de sécurité avec un engagement de l’Otan» déployée au Kosovo, ainsi que le retour des réfugiés dans «la sécurité et l’autonomie». Interrogé sur le fait de savoir si le bombardement de l’ambassade de Chine risquait de constituer un revers pour la recherche de la paix après l’accord du G8, jeudi en Allemagne, le président américain a répondu simplement : «Non». La Chine est membre permanent du Conseil de sécurité de l’Onu et sa voix sera d’autant plus précieuse à obtenir pour un éventuel accord de paix au Kosovo après le ralliement de Moscou aux propositions de paix du G8, groupe comprenant les sept principaux pays industrialisés et la Russie. Le Pentagone avait également dans le même sens présenté ses «profonds regrets» à la suite du bombardement de l’ambassade chinoise, tout en ajoutant que «la guerre propre n’existe pas».
Le président américain Bill Clinton s’est efforcé de minimiser la portée du bombardement de l’ambassade de Chine à Belgrade, assurant qu’il ne constituait pas un revers pour la recherche de la paix au Kosovo. Cette affaire, a-t-il ajouté, ne dissuadera pas l’Otan de poursuivre ses bombardements contre le régime de Belgrade. Rompant pour la première fois un silence qui devenait assourdissant sur cette affaire, un signe de l’embarras des États-Unis, M. Clinton a qualifié la destruction de l’ambassade chinoise dans la capitale yougoslave, dans la nuit de vendredi à samedi, de «tragique erreur». Présentant ses «regrets sincères» et ses «profondes condoléances» au peuple et aux dirigeants chinois, Bill Clinton a toutefois aussitôt ajouté qu’il fallait «garder le sens des proportions ici». Le président...