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Actualités - Opinion

Tribune Invitations aux voyages

Ces mots, mis au singulier, pourraient être une évocation romantique. Mais, au pluriel, ils sont le fait de plusieurs hommes politiques... surtout depuis l’instauration de la IIe République. Je ne parle pas des déplacements nécessités par un objet précis. Mais il est souvent arrivé qu’un personnage important reçoive une invitation (peut-être suggérée). Que pouvait-on faire, sinon y répondre ? Sous le précédent sexennat, cela ressemblait parfois à une cavale : deux ou trois ministres (plus accompagnateurs) se retrouvaient chacun dans un pays, sans que l’on sache trop pourquoi. Reconnaissons toutefois que depuis un an, les choses ont nettement changé en mieux. Reste malgré tout que le citoyen contribuable est en droit d’avoir des explications sur les questions suivantes : 1. Si le président de la Chambre, pour s’envoler vers Varsovie et Sofia, a reçu une invitation officielle, était-il pour autant mis dans l’urgence d’y répondre illico, laissant en panne le Parlement à peine rentré des vacances estivales, avec de pressants projets de loi en souffrance ? 2. Ou bien, si ce président s’était autodélivré un ordre de mission pour effectuer ce voyage, va-t-il parler d’autre chose que de la 425 et du refus de l’implantation des Palestiniens ? Ce serait donc cela, l’urgence ? 3. Le déplacement impromptu du chef du Législatif, bloquant l’activité parlementaire, est un événement qui concerne le public, lequel n’en a eu connaissance qu’après l’envol de l’avion présidentiel. Même un journaliste chevronné a déclaré ne l’avoir su que quelques jours auparavant. Le citoyen serait-il donc considéré «en haut lieu» comme quantité négligeable au point que l’on n’estime lui devoir aucune explication ? Bel exemple de la transparence prônée quotidiennement. 4. Peut-on avoir une idée de ce que ce périple (président et escorte) représente comme débours pour les fonds publics ? Nous n’avons pas la naïveté d’attendre, par retour de courrier, des réponses à ces questions. Mais nous ne voulons pas, à tout le moins être pris pour des gens «battus et contents».
Ces mots, mis au singulier, pourraient être une évocation romantique. Mais, au pluriel, ils sont le fait de plusieurs hommes politiques... surtout depuis l’instauration de la IIe République. Je ne parle pas des déplacements nécessités par un objet précis. Mais il est souvent arrivé qu’un personnage important reçoive une invitation (peut-être suggérée). Que pouvait-on faire, sinon y répondre ? Sous le précédent sexennat, cela ressemblait parfois à une cavale : deux ou trois ministres (plus accompagnateurs) se retrouvaient chacun dans un pays, sans que l’on sache trop pourquoi. Reconnaissons toutefois que depuis un an, les choses ont nettement changé en mieux. Reste malgré tout que le citoyen contribuable est en droit d’avoir des explications sur les questions suivantes : 1. Si le président de la Chambre, pour...