Thomson CSF/Dasa : négociations à venir sur l'électronique de défense
le 18 octobre 1999 à 00h00
Les groupes français Thomson CSF et allemand Dasa vont engager prochainement des négociations sur la possibilité de marier leurs activités d’électronique de défense. «Un éventuel rapprochement devrait se faire de façon à ne pas modifier la position d’Alcatel comme actionnaire industriel de référence de Thomson CSF», a indiqué une source proche du dossier au ministère français de la Défense. Cette clause a été inscrite dans l’accord sur proposition du gouvernement français, selon la même source. Elle s’inscrit dans la logique de construction de deux pôles européens – l’un d’électronique de défense, l’autre d’aéronautique – que le gouvernement français défend depuis le début des restructurations dans le secteur. Thomson CSF a déjà eu des contacts au début de l’année avec Dasa sur ce sujet, mais ils n’avaient pas abouti car Dasa ne voulait pas séparer son activité aéronautique de son activité électronique de défense. Les contacts entre les deux groupes avaient été pris après l’échec du mariage germano-britannique entre Dasa et British Aerospace. BAe avait préféré se marier avec son compatriote GEC-Marconi. À l’époque, aussi bien Dasa – qui convoitait un mariage avec Bae – que Thomson CSF – qui convoitait GEC-Marconi – avaient été présentés comme isolés en Europe. «C’est vrai que les activités d’électronique de défense de Dasa sont très complémentaires de celles de Thomson CSF», a indiqué une porte-parole de Thomson CSF. «Elles doivent représenter une partie mineure de l’activité de Dasa, environ 10 % du chiffre d’affaires», a-t-elle souligné. «S’il doit y avoir des négociations, nous sommes évidemment prêts à regarder, mais pour l’instant il n’y a rien», a ajouté la porte-parole.
Les groupes français Thomson CSF et allemand Dasa vont engager prochainement des négociations sur la possibilité de marier leurs activités d’électronique de défense. «Un éventuel rapprochement devrait se faire de façon à ne pas modifier la position d’Alcatel comme actionnaire industriel de référence de Thomson CSF», a indiqué une source proche du dossier au ministère français de la Défense. Cette clause a été inscrite dans l’accord sur proposition du gouvernement français, selon la même source. Elle s’inscrit dans la logique de construction de deux pôles européens – l’un d’électronique de défense, l’autre d’aéronautique – que le gouvernement français défend depuis le début des restructurations dans le secteur. Thomson CSF a déjà eu des contacts au début de l’année avec Dasa sur ce...
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