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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : marché stable et étriqué

L’offre du dollar s’est sensiblement contractée hier, à Beyrouth, alors que la demande commerciale devenait de plus en plus rare, faisant de la Banque du Liban (BDL) la principale, sinon l’unique contrepartie valable à l’achat de cette monnaie sur le marché. Et c’est grâce au maintien par celle-ci de ses deux taux d’intervention en l’état entre 1 501,00 et 1 514,00 LL que le billet vert a dû achever la journée comme il l’avait débutée au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Dans ces conditions, les établissements de crédit ont été amenés encore une fois à céder le dollar à la BDL au point inférieur de sa fourchette d’intervention, ont indiqué les cambistes de la place. Pourtant, le volume d’affaires de la journée d’hier est resté assez mince, ne dépassant pas quelque six millions de dollars, entièrement absorbés par la BDL à 1 501,00 LL, ajoute-t-on dans ces mêmes milieux. Affaiblissement du yen et du dollar À l’étranger, le yen est parvenu à recouvrer le terrain qu’il avait cédé face aux principales devises hier sur les marchés des changes internationaux, l’annonce dans la matinée par la Banque du Japon de mesures pour accroître le volume des liquidités sur le marché monétaire n’ayant finalement eu qu’un impact passager sur la devise nippone. Les craintes liées à la reprise des tensions inflationnistes aux États-Unis, qui ont continué de peser sur Wall Street hier, devaient prendre le dessus sur toute autre considération et tirer le dollar vers le bas face aux monnaies européennes. Celles-ci, notamment l’euro et le sterling, ont bénéficié de conjectures selon lesquelles la Banque centrale européenne (BCE) et la Banque d’Angleterre ne tarderaient pas à relever leurs taux de base bancaires pour juguler les signes inflationnistes qui se multiplient dans leurs économies respectives. À cet égard, les opérateurs ont été sensibilisés par la hausse de 1,1 % du commerce de détail en Allemagne en août dernier sur un an, au moment où ils apprenaient que le nombre de demandeurs d’emplois au Royaume-Uni a diminué de 5 400 personnes en septembre et que le salaire moyen a progressé de 4,9 % en glissement annuel. Cela étant, la décision de la Banque du Japon de maintenir son taux d’escompte à 0,5 %, comme depuis septembre 1995, et d’adopter des mesures pour accroître le volume de liquidités sur le marché monétaire japonais afin de juguler la progression du yen, ne devait avoir qu’un effet limité dans la mesure où elle ne constituait pas un changement de position. Cela d’autant que depuis longtemps, l’institut d’émission japonais augmentait régulièrement le montant de liquidités sur le marché monétaire. Compte tenu donc de toutes ces considérations et dans l’attente des chiffres des ventes de détail aux États-Unis en septembre devant paraître aujourd’hui et ceux des prix à la production demain, le billet vert, qui suit de près le comportement du marché des actions américain, a continué de présenter des signes de vulnérabilité face aux autres grandes monnaies, se négociant, à New York, comme suit : – 1,0780 pour un euro contre 1,0760, la veille – 1,6540 pour un sterling contre 1,6565 – 1,8143 DM contre 1,8180 – 6,0847 FF contre 6,0970 – 1,4757 FS contre 1,4805 – 1 796,10 lires contre 1 799,65 – 106,54 yens contre 106,30. Bourse de Beyrouth : marché déserté À la Bourse de Beyrouth, l’activité s’est nettement étiolée, hier, se limitant à la négociation de 3 564 actions C de la Bank of Beirut et de 11 400 actions des Ciments libanais dont les cotations restaient inchangées. Sur le restant de la cote, les autres valeurs bancaires ainsi que les actions de Solidere des deux catégories ne devaient faire l’objet d’aucune transaction. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées s’est invariablement maintenu à 74,69 points, ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires à 177,41 points. Pour ce qui est du volume d’affaires de la journée d’hier, il a totalisé 14 964 actions seulement d’une valeur globale de 33 722 dollars. Wall Street : poursuite de la baisse Sur les places boursières internationales, la tendance restait tendue hier à Wall Street en raison d’une résurgence des craintes inflationnistes après la nette progression des prix du pétrole depuis lundi, qui pourrait encourager la Réserve fédérale américaine (Fed) à augmenter ses taux directeurs pour la troisième fois depuis le début de l’été. Les craintes inflationnistes des investisseurs sont par ailleurs fondées, selon les analystes de marché, en raison également d’une conjoncture toujours solide aux États-Unis et de signes de reprise sans équivoque dans de nombreux pays. De plus, les attaques à la baisse dont a fait l’objet le premier fabricant mondial de microprocesseurs Intel, qui a publié un bénéfice net de 55 cents par action au 3e trimestre alors que les analystes tablaient sur un bénéfice de 57 cents, sont venues aussi peser sur la tendance de l’ensemble de la cote en entraînant dans son sillage les secteurs de la haute technologie et des communications. En effet, l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles, à l’instar du Nasdaq de la Bourse électronique, s’est davantage tassé, dégringolant d’un plus haut à 10 443,02 points à un plus bas à 10 293,34 points, avant d’afficher en préclôture 10 323,97 points, en nouvelle baisse de 93,09 points sur la veille. Les Bourses européennes clôturent en baisse Craignant de nouvelles hausse de taux d’intérêt et des résultats décevants de la part des entreprises américaines au troisième trimestre et déstabilisés par le manque d’entrain de Wall Street, les marchés européens ont terminé sur des nets replis mercredi. À Paris, l’indice CAC 40 a perdu 1,2 %, tandis que le FISE 100 de Londres cédait 0,99 % et que le Dax allemand reculait de 1,18 %. Madrid abandonnait 2,2 %, Amsterdam, Milan et Bruxelles, 0,7 %, et Zurich plus de 1 %. Les indices multipays reflétaient ces prises de bénéfices ; l’indice paneuropéen Eurotop 300 a terminé en repli de plus de 1 %, tandis que l’Eurostoxx 50 des valeurs vedettes de la zone euro reculait de 0,85 %. Les technologiques et les valeurs de télécoms étaient particulièrement touchées par les prises de bénéfices, après l’annonce de résultats décevants au titre du troisième trimestre par le leader mondial des semiconducteurs, l’américain Intel. Ainsi, le géant néerlandais de l’électronique Philips a plongé de près de 3 %, tandis que son compatriote, le fabricant d’équipements pour les semiconducteurs, ASM Lithography, a chuté de 4,4 %. Le concepteur de logiciels allemand a cédé 7,2 %. SAP a ramené à 15-20 % son objectif de progression de chiffre d’affaires pour cette année, contre 20-25 % auparavant. À Paris, STMicroelectronics a lâché 2,9 %. Prises de bénéfices aux télécoms Aux télécoms, les prises de bénéfices étaient non moins sanglantes. Equant a accusé la plus forte baisse du CAC avec un recul de 3,97 %, tandis que France Télécom a cédé 1,1 %. À Londres, Vodafone AirTouch a accusé un repli de plus de 5 %, tandis que British Telecom (BT) cédait 2,7 % et que Cable & Wireless abandonnait 2,35 %. Orange a reculé de 3,5 %. À Madrid, Telefonica a baissé de 3,12 %. En revanche à Francfort, Deutsche Telekom est parvenu à limiter son repli à 0,4 %, tandis que son concurrent dans les mobiles Mannesmann n’a cédé que 0,6 %. Venu de Wall Street également, l’avertissement commis par le groupe spécialisé dans la défense et l’aéronautique, Raytheon, a fait plonger British Aerospace de 4,5 % à Londres. Mais à Paris, Aerospatiale Matra progressait de 1,2 %. Dans cet océan de baisses, quelques valeurs parvenaient à surnager. C’était principalement le cas des pétrolières, portées par la reprise des cours du brut. Le Brent de référence de la mer du Nord a gagné 8 cents à 22,13 dollars le baril. À Londres, BP Amoco a terminé sur un gain de 3,3 %, tandis que sa concurrente Shell Transport & Trading grignotait 0,7 %. La branche néerlandaise de Shell, Royal Dutch, s’est adjugé 1,45 % à Amsterdam. À Paris, TotalFina a fini sur un gain de 2,74 %. Le groupe français a également bénéficié de la fin des opérations d’arbitrage entre Total et Elf à l’approche de l’expiration de l’OPE sur cette dernière, le 15 octobre. Elf s’est adjugé 1,23 %. À Oslo, Norsk Hydro a gagné 1,2 % et Eni, 0,34 % à Milan. Tokyo : le yen pèse sur la cote La Bourse de Tokyo a accusé une forte perte mercredi, les opérateurs jaugeant avec la plus grande prudence le léger raffermissement du yen face au dollar, d’autant que s’est réuni hier le Comité de politique monétaire de la Banque du Japon (BoJ). «Nous ne comptons pas que la politique monétaire soit modifiée mais on se demande si la BoJ prendra des mesures pour accroître la liquidité», a commenté Masafumi Nakayama (Mito Securities). L’indice Nikkei-225 a perdu 336,32 points (1,86 %) à 17 754,49. Le contrat de décembre a cédé 310 points à 17 820. «Les investisseurs ne souhaitent pas s’engager avant de voir la réaction du yen à l’issue de cette réunion. Le yen rend un peu nerveux car il semble encore approcher le niveau des 105 %», a estimé un stratégiste. La faiblesse du yen incite les investisseurs à acheter des valeurs de multinationales japonaises. Les opérateurs attendent également Wall Street et sa réaction à sa vive baisse de mardi, et ils jugent qu’une reprise de l’indice Nasdaq sera indispensable pour entraîner une hausse des high techs japonaises jeudi. Au total, 658,51 millions de titres ont changé de mains, contre 692,63 millions mardi. L’indice Topix de l’ensemble des valeurs de la première section a cédé 15,84 points, soit 1,00 %, à 1 526,96, le Nikkei 300, 2,97 points, soit 1,00 également à 297,41, et celui de la seconde section, 8,54 points, soit 0,34 %, à 2 540,67. Les hausses l’ont emporté sur les baisses par 899 à 320 avec 115 valeurs inchangées.
L’offre du dollar s’est sensiblement contractée hier, à Beyrouth, alors que la demande commerciale devenait de plus en plus rare, faisant de la Banque du Liban (BDL) la principale, sinon l’unique contrepartie valable à l’achat de cette monnaie sur le marché. Et c’est grâce au maintien par celle-ci de ses deux taux d’intervention en l’état entre 1 501,00 et 1 514,00 LL que le billet vert a dû achever la journée comme il l’avait débutée au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Dans ces conditions, les établissements de crédit ont été amenés encore une fois à céder le dollar à la BDL au point inférieur de sa fourchette d’intervention, ont indiqué les cambistes de la place. Pourtant, le volume d’affaires de la journée d’hier est resté assez mince, ne...