Créée au lendemain de la guerre et basée à Paris à l’ombre de la Tour Eiffel, l’Unesco, l’agence de l’Onu en charge de l’Éducation, de la Science et de la Culture, est souvent critiquée pour sa lourdeur de fonctionnement. Cette accusation récurrente, ainsi que les vues du précédent directeur général, Ahmadou Mahtar M’bow, sur un «nouvel ordre mondial de l’information», jugées par ces pays trop favorables au bloc soviétique, avaient provoqué une grave crise à la fin des années 80. Les États-Unis, Singapour puis la Grande-Bretagne avaient quitté l’Unesco, et en dépit de retour de Londres, elle ne s’est jamais entièrement remise de ces départs. Il lui est aujourd’hui reproché l’inadéquation entre un budget annuel d’un demi-milliard de dollars et certains de ses programmes. Les États-Unis ne sont pas toujours pas décidés à rejoindre le giron de l’organisation. Alors que le processus électoral visant à désigner un successeur à l’actuel directeur général, l’Espagnol Federico Mayor, débute aujourd’hui, la presse française brocarde une «institution décriée» à «la réputation déclinante». Employant 2 326 personnes, dont 614 travaillent dans des bureaux à l’étranger, l’organisation onusienne met en œuvre des programmes d’aide, comme celui qui vise à «rénover les systèmes éducatifs et à développer des stratégies éducatives alternatives pour rendre l’éducation permanente accessible à tous». Un autre programme de l’Unesco, le plus connu, celui du «patrimoine mondial», se fixe pour objectif de protéger 582 sites mis en péril par la guerre ou menacés de dégradation par les ans ou des risques écologiques. Situés dans 114 pays et allant de la vieille ville de Dubrovnik à la Grande Muraille de Chine en passant par le temple d’Angkor-Vat, ces sites protégés peuvent bénéficier de subsides provenant d’un fonds de près de 4 millions de dollars destinés aux aides d’urgences, à la formation des personnels et à la coopération technique. En dehors de ses multiples programmes, l’Unesco est une sorte d’Onu-bis qui permet des rencontres interétatiques. Les deux Corées y siègent, de même que la Libye. Pour ce qui est de l’Afghanistan, l’Onu et ses agences ne reconnaissant pas le régime des taliban, le siège est occupé par un délégué de l’ex-gouvernement de Burhnanudinn Rabbani. Le dernier État à avoir rejoint l’organisation, en septembre, est la minuscule République de Palau en Micronésie qui compte moins de 20 000 habitants.
Créée au lendemain de la guerre et basée à Paris à l’ombre de la Tour Eiffel, l’Unesco, l’agence de l’Onu en charge de l’Éducation, de la Science et de la Culture, est souvent critiquée pour sa lourdeur de fonctionnement. Cette accusation récurrente, ainsi que les vues du précédent directeur général, Ahmadou Mahtar M’bow, sur un «nouvel ordre mondial de l’information», jugées par ces pays trop favorables au bloc soviétique, avaient provoqué une grave crise à la fin des années 80. Les États-Unis, Singapour puis la Grande-Bretagne avaient quitté l’Unesco, et en dépit de retour de Londres, elle ne s’est jamais entièrement remise de ces départs. Il lui est aujourd’hui reproché l’inadéquation entre un budget annuel d’un demi-milliard de dollars et certains de ses programmes. Les États-Unis ne...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.