Une intense satisfaction s’est emparée du Portugal à l’annonce hier de la décision de l’Union européenne de football (UEFA) de lui attribuer l’organisation du championnat d’Europe de 2004 (Euro-2004). Un concert d’avertisseurs s’est fait entendre dans les rues de Lisbonne dès l’annonce de cette décision suivie en direct à la radio par les automobilistes et les chauffeurs de taxi, tandis que les livreurs de pizzas pétaradaient à travers la ville avec le drapeau portugais hissé sur leurs motos. Le Premier ministre Antonio Guterres, qui s’apprête à se succéder à lui-même après avoir remporté les élections législatives dimanche dernier, a interrompu le Conseil des ministres et a annoncé la bonne nouvelle dans l’enthousiasme général. L’organisation de l’Euro-2004 «va projeter le Portugal sur la scène internationale bien davantage que d’autres campagnes» publicitaires, a-t-il dit. «Cela va donner l’image d’un Portugal moderne, évolué, capable aujourd’hui d’être compétitif internationalement dans tous les secteurs». La préparation de l’Euro-2004 va nécessiter un investissement de 300 millions d’euros, dont le quart seulement sera financé par l’État portugais, le reste étant à la charge des municipalités et des clubs, a précisé Antonio Guterres. La décision de l’UEFA peut être d’autant plus appréciée du Premier ministre que, dans un Portugal passionné de ballon rond, le championnat d’Europe de 2004 se tiendra juste avant les prochaines élections générales. Le président de la République Jorge Sampaio a souligné «l’opportunité» ainsi offerte au Portugal «de réformer ses structures sportives et d’en créer de nouvelles». «Et maintenant, au travail», s’est-il exclamé. «Aider au développement» Grande gloire du football portugais, Eusebio da Silva Ferreira, plus connu sous son seul prénom d’Eusebio, a révélé à la télévision qu’il avait eu le «pressentiment de la victoire» du Portugal dont la jeunesse aurait ainsi «le grand privilège d’admirer en personne les plus grands joueurs du monde». Plus techniquement, le président de la Ligue portugaise de football, Valentim Loureiro, a souligné que la décision d’Aix-la-Chapelle allait «aider au développement du Portugal, non seulement en raison des cinq nouveaux stades qui vont être construits, mais aussi par les autres infrastructures qu’il va falloir créer». D’ailleurs, la Bourse de Lisbonne a immédiatement salué l’annonce de l’UEFA par une hausse en flèche des titres des sociétés de travaux publics qui seront chargées de réaliser toutes les infrastructures nécessaires. «Nous allons tout faire pour organiser le meilleur championnat d’Europe de tous les temps et tous les pays sentiront que le Portugal a la capacité de le faire», a affirmé Gilberto Madail, président de la Fédération portugaise de football.
Une intense satisfaction s’est emparée du Portugal à l’annonce hier de la décision de l’Union européenne de football (UEFA) de lui attribuer l’organisation du championnat d’Europe de 2004 (Euro-2004). Un concert d’avertisseurs s’est fait entendre dans les rues de Lisbonne dès l’annonce de cette décision suivie en direct à la radio par les automobilistes et les chauffeurs de taxi, tandis que les livreurs de pizzas pétaradaient à travers la ville avec le drapeau portugais hissé sur leurs motos. Le Premier ministre Antonio Guterres, qui s’apprête à se succéder à lui-même après avoir remporté les élections législatives dimanche dernier, a interrompu le Conseil des ministres et a annoncé la bonne nouvelle dans l’enthousiasme général. L’organisation de l’Euro-2004 «va projeter le Portugal sur la...
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