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Actualités - Conferences Internationales

Bien placé sur la route du gaz

Au Moyen-Orient, on a longtemps cherché du pétrole et rien que du pétrole. Or la région recèle des trésors de gaz naturel. Avec l’ex-URSS, elle renferme 70 % des réserves mondiales et, à eux deux, la Russie et l’Iran sont plus riches en gaz que l’Arabie séoudite et l’Irak en pétrole. Parallèlement, les pays fortement consommateurs contrôlent de moins en moins les réserves. Pour l’instant, plusieurs zones géographiques fonctionnent de façon quasi autonome : les deux Amériques, l’Europe qui produit elle-même et importe le reste de pays proches telles la Russie ou l’Algérie... Mais l’accumulation des stocks hors des pays consommateurs va conduire inévitablement au développement du commerce international, d’autant que malgré des coûts de transport élevés, le gaz demeure un combustible très compétitif. Les grandes manœuvres géopolitiques ont donc commencé. Pour acheminer son gaz vers l’Europe, l’Iran a par exemple plusieurs possibilités : 1) construire un gazoduc vers le nord, pour se relier au réseau ex-soviétique en direction de l’Europe ; 2) passer par la Turquie, et liquéfier le gaz dans un port méditerranéen pour l’expédier ensuite par méthanier ; 3) c’est le chemin le plus direct – traverser l’Irak et la Syrie, pour exporter le gaz liquide à partir d’Israël (en cas d’accord de paix globale) ou du Liban, plutôt que de Syrie même, en raison d’un environnement plus libéral et de conditions maritimes plus propices. L’Irak, moins riche en gaz que l’Iran, mais suffisamment doté de réserves naturelles pour envisager la construction de réseaux internationaux rentables, peut emprunter la même route avec plus de facilité étant donné l’amélioration de ses relations avec Damas. «Israël a déjà étudié ces dossiers et est prêt à profiter pleinement de la paix si elle se conclut. En revanche, le Liban n’a toujours pas réfléchi à un plan gazier global. Au mieux, il cherche à satisfaire les besoins d’EDL. Ce n’est pas suffisant», estime Jean-Paul Sfeir, ingénieur à IDC, la société de construction du groupe Sehnaoui. Ce spécialiste du gaz naturel liquide qui a été employé par Sofregaz, une filiale de Gaz de France, sur des projets en Algérie notamment pense pourtant que Beyrouth a réellement une carte à jouer. L’axe turc a la préférence des États-Unis, mais la position géographique du Liban est meilleure, dit-il.
Au Moyen-Orient, on a longtemps cherché du pétrole et rien que du pétrole. Or la région recèle des trésors de gaz naturel. Avec l’ex-URSS, elle renferme 70 % des réserves mondiales et, à eux deux, la Russie et l’Iran sont plus riches en gaz que l’Arabie séoudite et l’Irak en pétrole. Parallèlement, les pays fortement consommateurs contrôlent de moins en moins les réserves. Pour l’instant, plusieurs zones géographiques fonctionnent de façon quasi autonome : les deux Amériques, l’Europe qui produit elle-même et importe le reste de pays proches telles la Russie ou l’Algérie... Mais l’accumulation des stocks hors des pays consommateurs va conduire inévitablement au développement du commerce international, d’autant que malgré des coûts de transport élevés, le gaz demeure un combustible très...