Donald Trump, le milliardaire de l’immobilier et des casinos qui s’est lancé dans la course à la Maison-Blanche pour l’an 2000, est une vedette des pages potins des tabloïds autant que des journaux financiers. À 53 ans, «Le Donald», comme l’appellent les New-Yorkais, a une vie comme l’aiment les Américains. Richissime dans les années 80, puis ruiné par l’effondrement du marché de l’immobilier, rebondissant aujourd’hui et construisant tous azimuts à Manhattan, notamment la tour résidentielle la plus haute du monde qui va faire de l’ombre au siège des Nations unies. «Je suis le plus grand promoteur immobilier de New York. New York est la ville la plus compétitive au monde», affirmait-il récemment avec sa modestie coutumière dans une interview au quotidien USA Today. Sa vie personnelle fait la joie de la presse populaire, ravie de ses deux mariages, de ses divorces tumultueux, de ses opérations de chirurgie esthétique et des blondes, parfois authentiques, qu’il promène à son bras dans les night-clubs. M. Trump possède accessoirement le concours de Miss America. «L’Amérique a besoin d’un président comme moi», assurait-il en titre d’une lettre ouverte publiée le 30 septembre dans le quotidien économique The Wall Street Journal. «Les républicains sont prisonniers de leur aile droite», écrivait-il. «Les démocrates sont prisonniers de leur aile gauche. Je n’entends personne parler des travailleurs hommes et femmes du centre». «Je sais ce qui doit être fait, et je suis capable de le réaliser», assurait-il mercredi dernier sur la chaîne de télévision NBC, se présentant comme «un grand constructeur et concepteur». Selon lui, le principal problème du pays est son endettement, or «qui s’est mieux occuper d’une dette importante que moi», a lancé le promoteur, dont les dettes atteignaient 8,8 milliards de dollars après l’effondrement du marché immobilier. Dans une interview à l’AFP en 1997, il assurait avoir «beaucoup appris». «Avec l’âge, si on ne devient pas plus sage, c’est qu’on est un imbécile», avait-il expliqué. Ses affaires ne sont pas tout à fait aussi dorées que les immeubles sur lesquels son nom s’affiche en lettres capitales. Si Donald Trump «pèse» 1,6 milliard de dollars, selon le magazine Forbes qui le plaçait au 145e rang des Américains les plus riches, l’action de sa société exploitant ses trois casinos d’Atlantic City, non loin de New York, sa principale source de revenus, cotait jeudi moins de 4 dollars. Le titre avait été introduit en juin 1995 à 14 dollars et avait culminé mi-1996 à 35 dollars. Et une majorité d’analystes estime que ses grandioses projets immobiliers sont bâtis sur du sable. Donald Trump, qui n’a qu’un bagage universitaire réduit, se présente comme un «self-made-man». Mais son père Fred Trump, mort en juin dernier, avait déjà constitué l’une des plus grosses fortunes américaines de l’immobilier. Aussi discret que son fils est flamboyant, Fred Trump avait construit après la guerre plus de 27 000 logements populaires à New York. Donald Trump a trois enfants, deux de son premier mariage et une fille du second.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Donald Trump, le milliardaire de l’immobilier et des casinos qui s’est lancé dans la course à la Maison-Blanche pour l’an 2000, est une vedette des pages potins des tabloïds autant que des journaux financiers. À 53 ans, «Le Donald», comme l’appellent les New-Yorkais, a une vie comme l’aiment les Américains. Richissime dans les années 80, puis ruiné par l’effondrement du marché de l’immobilier, rebondissant aujourd’hui et construisant tous azimuts à Manhattan, notamment la tour résidentielle la plus haute du monde qui va faire de l’ombre au siège des Nations unies. «Je suis le plus grand promoteur immobilier de New York. New York est la ville la plus compétitive au monde», affirmait-il récemment avec sa modestie coutumière dans une interview au quotidien USA Today. Sa vie personnelle fait la joie de la...