L’examen en Conseil des ministres du projet de loi de finances pour l’an 2000 devrait se poursuivre demain, samedi, faute de consensus sur tous les postes budgétaires. L’enveloppe totale du budget proposé augmente d’à peine 1,7 % soit moins que le rythme de l’inflation. L’objectif affiché est de maîtriser les dépenses et de maximiser les recettes fiscales afin de dégager un excédent primaire d’environ un milliard de livres, soit 11 %, et un déficit de 36 à 37 %. Cette politique est difficile à faire accepter en période de crise économique et sociale. Et plusieurs mesures pourraient être retirées, le moment n’étant pas à l’introduction de taxes impopulaires, d’autant que l’augmentation des salaires consentie en 1999 ne semble pas devoir se renouveler. Il en va ainsi de la taxe supplémentaire de 1 000 livres sur le bidon d’essence, source potentielle de 80 milliards de livres. Évoquée lors des précédents débats sur le plan quinquennal, l’imposition des bons du Trésor ou des plus-values foncières n’est pas davantage au programme. Comment rationaliser les dépenses et augmenter les recettes sans léser la croissance ? S’appuyant sur une étude réalisée sur les précédentes années, les auteurs du budget partent du principe qu’il n’y a pas de corrélation directe entre la fiscalité et la croissance. L’expérience passée a prouvé qu’une baisse des impôts n’a pas pour autant relancé l’économie tandis que la hausse imposée en 1999 n’est pas responsable du ralentissement dont les effets datent d’il y a de nombreux mois, disent-ils. La loi de finances, qui table sur des dépenses d’environ 8 700 milliards de livres et de recettes de 5 500 milliards, cherche donc à mettre en place de nouvelles taxes tout en veillant à encourager les investissements. Le package deal consiste à appliquer une taxe provisoire de 0,75 % sur les chiffres d’affaires et, en compensation, à accéder à une demande pressante des milieux économiques concernant les régularisations fiscales pour la période allant de 1992 à 1997. La taxe sur le chiffre d’affaires dont le montant sera répercuté sur les consommateurs est présentée comme un prélude à la taxe sur la valeur ajoutée et devrait donc être abolie lors de l’introduction de la TVA. Elle sera accompagnée d’une réduction des droits de douane ainsi que d’incitations ciblées pour les sociétés qui ouvrent leur capital ou décident d’entrer en bourse.
L’examen en Conseil des ministres du projet de loi de finances pour l’an 2000 devrait se poursuivre demain, samedi, faute de consensus sur tous les postes budgétaires. L’enveloppe totale du budget proposé augmente d’à peine 1,7 % soit moins que le rythme de l’inflation. L’objectif affiché est de maîtriser les dépenses et de maximiser les recettes fiscales afin de dégager un excédent primaire d’environ un milliard de livres, soit 11 %, et un déficit de 36 à 37 %. Cette politique est difficile à faire accepter en période de crise économique et sociale. Et plusieurs mesures pourraient être retirées, le moment n’étant pas à l’introduction de taxes impopulaires, d’autant que l’augmentation des salaires consentie en 1999 ne semble pas devoir se renouveler. Il en va ainsi de la taxe supplémentaire de 1...
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