L’entraîneur anglais Clive Woodward refuse de ruminer le passé dans sa préparation du choc du premier tour de la Coupe du monde de rugby entre la Nouvelle-Zélande et l’Angleterre, samedi à Twickenham. Les quatre essais passés par Jonah Lomu aux Anglais lors de la dernière Coupe du monde en avaient fait le rugbyman le plus célèbre au monde. «Je ne crois pas aux fantômes du passé», explique Clive Woodward. «C’est du vent, de l’histoire ancienne. On ne peut pas changer le passé, mais il n’a rien à faire avec le match de samedi. Tout ce qui compte, c’est ce qui se passera samedi à 16h30», ajoute-t-il. Le choc de Twickenham apportera, après le match Écosse-Afrique du Sud de la semaine dernière, les premiers vrais enseignements de ce Mondial. Selon le scénario le plus crédible, le vainqueur affrontera l’Écosse puis la France dans les deux tours suivants. Le perdant devra en passer par un match de barrage avant de se retrouver confronté aux deux autres grosses cylindrées de l’hémisphère sud. «J’ai demandé à mes joueurs de ne pas faire de fixation sur Jonah Lomu car, alors, ils cesseraient de faire attention au reste de l’équipe», confie l’entraîneur anglais. «On ne peut pas se focaliser sur un joueur. Il est en forme en ce moment mais les choses ont bien changé depuis quatre ans», ajoute-t-il. Les Anglais n’ont plus peur de Lomu et, de fait, ne craignent plus les All Blacks du tout. Un match nul 26-26 voilà deux ans a suffi à leur retirer leurs complexes. De plus, la formidable impression laissée par les Anglais lors de leur premier match face à l’Italie (67-7) en a fait les favoris de beaucoup. Le seul souci du XV à la Rose se trouve au centre, où aussi bien Will Greenwood que Jeremy Guscott sont à court de forme. Irlande-Australie : trois changements chez les Wallabies Les All Blacks, pour leur part, remplaceront Kees Meuws par l’expérimenté pilier Craig Dowd. Malmenés pendant une heure face aux Tonga, les Néo-Zélandais estiment que cette rude épreuve les a plutôt bien préparés au choc de samedi. «C’est mieux d’avoir un match difficile et cela nous met dans le bon rythme pour samedi. Nous avons besoin de nous endurcir, mais nous avons le niveau pour battre les Anglais, nous en sommes convaincus», résume l’entraîneur adjoint des All Blacks, Peter Sloane. Rod MacQueen, l’entraîneur des Wallabies, a effectué trois changements dans la composition de l’équipe d’Australie qui affrontera l’Irlande dimanche à Dublin. Par rapport à l’équipe victorieuse de la Roumanie (57-9) le 3 octobre, l’ailier Joe Roff a été retenu à l’aile gauche à la place de Jason Little, relégué sur le banc des remplaçants. Stephen Larkham, dont la dernière apparition internationale remonte au 28 novembre 1998 face à l’Angleterre, effectue lui son grand retour après plusieurs blessures au poste de demi d’ouverture à la place de Rod Kafer. Autre retour, celui du troisième ligne aile Matt Cockbain, absent face à la Roumanie. Touché au genou durant l’échauffement, Cockbain devra cependant prouver qu’il a pleinement récupéré avant jeudi. Dans le cas contraire, il serait remplacé par Connors.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’entraîneur anglais Clive Woodward refuse de ruminer le passé dans sa préparation du choc du premier tour de la Coupe du monde de rugby entre la Nouvelle-Zélande et l’Angleterre, samedi à Twickenham. Les quatre essais passés par Jonah Lomu aux Anglais lors de la dernière Coupe du monde en avaient fait le rugbyman le plus célèbre au monde. «Je ne crois pas aux fantômes du passé», explique Clive Woodward. «C’est du vent, de l’histoire ancienne. On ne peut pas changer le passé, mais il n’a rien à faire avec le match de samedi. Tout ce qui compte, c’est ce qui se passera samedi à 16h30», ajoute-t-il. Le choc de Twickenham apportera, après le match Écosse-Afrique du Sud de la semaine dernière, les premiers vrais enseignements de ce Mondial. Selon le scénario le plus crédible, le vainqueur affrontera...