Le dollar est resté confiné dans des marges très étroites au bas de la fourchette d’intervention de la BDL, maintenue en l’état entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, pour clôturer la journée au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Mais, compte tenu de la réticence de la demande privée à se placer, les établissements de crédit de la place ne trouvaient pas de contreparties valables à l’achat du billet vert en dehors de la BDL, ont indiqué les cambistes. Il s’est négocié, en effet entre 1 501,00 et 1 501,10 LL, dans un volume d’affaires de quelque neuf millions de dollars en grande partie absorbés par la BDL à 1 501,00 LL, ajoute-t-on dans ces mêmes milieux. Dollar en hausse face au yen, en retrait sur l’euro À l’étranger, le dollar a évolué à la hausse face à l’euro et dans des marges étroites face au sterling sur les marchés des changes internationaux, au lendemain d’un maintien des taux d’intérêt par la Réserve fédérale (Fed) américaine. Mais il a en revanche sensiblement progressé contre le yen, profitant de la crainte d’une augmentation de la masse monétaire nippone et d’une attaque de la Banque du Japon pour contrer l’appréciation de sa monnaie. De fait, l’euro n’a pas pu bénéficier beaucoup hier de l’annonce d’une nette hausse de 5,1 % des entrées de commandes dans l’industrie allemande en août comparé à juillet, dans la mesure où ce développement accentuait les spéculations sur un relèvement des taux d’intérêt européens aujourd’hui à l’issue de la réunion du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE). Bien que certains analystes continuent à tabler sur un statu quo monétaire en Europe, d’autres pensent que tout resserrement monétaire dans la zone euro est censé affecter les Bourses européennes et par ricochet la monnaie unique. Certes, la prudence des cambistes à la veille de la décision de la BCE a limité l’appréciation du dollar face à l’euro malgré la forte reprise de Wall Street. Le billet vert s’est également apprécié face au yen, soutenu par des spéculations selon lesquelles la Banque du Japon pourrait augmenter les liquidités pour contenir la hausse de sa monnaie sous la pression du gouvernement nippon. Quant à la livre sterling, elle n’a pas réagi sensiblement hier à des données positives sur la production industrielle britannique. Les opérateurs sont restés prudents en cas d’une nouvelle hausse des taux aujourd’hui à l’issue de la réunion mensuelle du comité de politique monétaire de la Banque d’Angleterre. L’annonce d’une hausse de 1,3 % des commandes à l’industrie aux États-Unis en août contre 2,5 % en juillet n’a eu aucun impact négatif sur le dollar qui s’est généralement raffermi, se négociant à New York, comme suit : – 1,0699 pour un euro contre 1,0745, la veille – 1,6555 pour un sterling contre 1,6565 – 1,8280 DM contre 1,8205 – 6,1310 FF contre 6,1060 – 1,4875 FS contre 1,4815 – 1 809,75 lires contre 1 802,35 – 107,60 yens contre 106,40. Bourse de Beyrouth : marché indécis Sur le marché libanais des valeurs mobilières, la tendance a été partagée, hier, à la Bourse de Beyrouth, la hausse des actions A de Solidere de 6 7/8 à 7,00 dollars a été contrebalancée par la baisse des actions C de la Banque Byblos de 2 3/16 à 2 1/8 dollars, dans un marché autrement stable sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées n’a pas pu progresser que de 0,07 % à 75,46 points, alors que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires a abandonné 0,11 % à 179,84 points. Pour ce qui est de l’activité du marché, elle est restée assez réduite avec au total 221 441 actions négociées d’une valeur globale de 288 474 dollars. Bonne forme de Wall Street Sur les places boursières internationales, Wall Street a été franchement orientée à la hausse, hier, au lendemain du statu quo monétaire décidé la veille par la Fed. Elle a passé outre la mise en garde lancée par la banque centrale américaine qu’elle resterait «particulièrement vigilante» face à l’éventualité d’un regain des tensions inflationnistes. La tendance de la cote américaine a été déterminée par la publication d’un premier train de résultats de sociétés, globalement bons, dans un marché placé sous le charme de la consolidation de certains secteurs comme les télécommunications après le rachat record de Sprint par MCI WorldCom. Les valeurs de la haute technologie et de l’Internet ont été particulièrement recherchées, ce qui a bénéficié plus à la Bourse électronique NASDAQ, où les échanges ont été perturbés en raison de l’impossibilité de trois réseaux électroniques de fonctionner à la suite d’un problème logiciel. D’autres sociétés, comme Pepsico, Alcoa, Reynolds Metals, Pimco, Allianz…, ont été également bien entourées sur des nouvelles faisant état qu’elles pourront distribuer des bénéfices supérieurs aux attentes. En effet, l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles a opéré un bond d’un plus bas à 10 399,45 points à un plus haut à 10 570,61 points, avant d’afficher en préclôture 10 545,28 points, en hausse de 144,69 points sur la veille. Les Bourses européennes soutenues par les vedettes Les Bourses européennes ont terminé pour la plupart sur une note positive mercredi, bien que les gains aient dépendu, pour l’essentiel, des performances d’une poignée de valeurs vedettes. La bonne orientation de Wall Street en matinée a également contribué à dérider les investisseurs qui étaient quelque peu sous pression en début de journée après la décision prise la veille par la Réserve fédérale américaine de laisser ses taux inchangés mais de revenir à une orientation restrictive en matière de coût du crédit. Les indices multipays Eurotop 300, pan-européen, et Eurostoxx 50, limité aux valeurs vedettes de la zone euro, se sont adjugés respectivement 0,36 % et 0,58 %. L’indice Dax a terminé en hausse de 0,97 %, tandis qu’à Londres, le FTSE 100 ne gagnait qu’un maigre 0,21 %. À Paris, le Cac 40 a fait mieux et s’est adjugé 0,66 %. La Bourse de Zurich, s’est appréciée de 0,36 %, Amsterdam de 0,22 %, Milan de 0,17 % et Bruxelles de 0,11 %. Parmi les grandes places, seule Madrid perdait du terrain avec un repli de 0,33 % de l’indice Ibex, tiré à la baisse par la chute de Tabacalera. Le fabricant espagnol de cigarettes, qui a lancé une OPE sur son homologue français la Seita, a perdu 5,5 %. À Paris, Seita a également perdu du terrain, abandonnant 5,7 %. Les investisseurs n’ont pas hésité à prendre leurs bénéfices alors que certains analystes estiment que les deux groupes ont été trop optimistes dans l’évaluation des réductions de coûts et de la croissance des résultats qui résultera de leur fusion. En revanche, la compagnie d’assurance Axa a terminé sur un gain de 1,6 %, toujours portée par ses bons résultats semestriels annoncés la semaine dernière. L’assureur a également estimé que son BNPA devrait «très largement dépasser» cette année sa prévision d’une croissance de 15 % du bénéfice net par action. De son côté LVMH gagnait 3,44 %, le marché anticipant de bons résultats au troisième trimestre. À Francfort, Veba et Viag ont regagné du terrain après les récentes prises de bénéfices qui avaient suivi leur rapprochement. Les deux valeurs ont progressé respectivement de 5,36 % et 4,37 %, contribuant à doper l’indice Dax. Leur concurrent RWE a en revanche perdu plus de 2 %, le groupe de service aux collectivités ayant démenti les rumeurs lui prêtant l’intention de prendre le contrôle du producteur régional d’électricité VEW. La compagnie aérienne Lufthansa a poursuivi sa progression et s’est adjugée plus de 3 % sur des spéculations persistantes d’acquisition de 35 % de sa concurrente Air Canada. DaimlerChrysler reculait de 1,25 % après de nouveaux démentis concernant le transfert de son siège social de Stuttgart à Detroit dans le fief de Chrysler. À Londres, le fabricant de matériaux de construction Hanson, réputé très sensible aux variations de taux d’intérêt, cédait plus de 4 %, après la décision prise mardi par la Réserve fédérale d’adopter un «biais restrictif» en matière de taux. Le titre a même perdu un temps 5,2 % pour revenir à 435 pence, son cours le plus bas depuis le 1er février. Tokyo : clôture en hausse La Bourse de Tokyo a terminé en hausse de 0,6 % mercredi, poussé par des rumeurs sur un plan de relance plus important que prévu de la part du gouvernement japonais. L’indice Nikkei a progressé de 112,27 points pour clôturer à 17 896,42. L’indice élargie TOPIX a gagné pour sa part 2,47 points, à 1 512,53. Le volume des échanges a été modéré, avec 480 millions d’actions échangées, contre 461,8 millions la veille. Le marché a ouvert en hausse, reflétant l’espoir qu’une rallonge budgétaire serait décidée par le gouvernement de M. Keizo Obuchi, mais ces gains ont été ensuite érodés par des prises de bénéfice, selon des courtiers. La hausse s’est néanmoins maintenue jusqu’à la fin de la séance, soutenue par les grandes valeurs exportatrices, encouragées par la dépréciation du yen, à 107,00 pour un dollar. Mais les investisseurs ont vendu leurs participations croisées, ce qui a eu pour effet de freiner la hausse. «Des ordres d’achat très importants visant à se défaire de participations croisées ont été donnés alors que le Nikkei approchait de la barre des 18 000 points», a relevé Tatsuo Miwa, de chez Maruman Securities. Les grandes valeurs électroniques ont gagné du terrain, Sony gagnant 0,5 % pour clôturer à 16 700 yens, Matsushita Electric Industrial 1,4 % à 2 145 yens. Les automobiles ont clôturé mitigées, Toyota terminant en hausse de 1,4 %, à 3 540 yens, Nissan en baisse de 0,2 %, à 682 yens. Les fabricants d’informatique ont également progressé, NEC gagnant 0,2 %, à 2 180 yens, Fujitsu 1,5 %, à 3 480 yens.
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