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Actualités - Chronologie

Le grand retour de Jonah Lomu

Titulaire pour la première fois depuis 13 mois sous le maillot des All Blacks, Jonah Lomu, vedette du Mondial-95, a signé son grand retour face aux Tonga (45-9), dimanche dernier à Bristol. L’allure est toujours la même. L’ailier gauche Jonah Lomu, 24 ans, allie la puissance et la félinité. Crâne rasé surmonté d’une houpette, regard noir, ballon calé dans la main gauche, le bras droit en bouclier, il défie ses adversaires, en force ou en finesse. Face aux Tonga, il a utilisé les deux armes. Servi «à l’intérieur» sur une attaque dans les 22 mètres, il a déchiré le rideau adverse d’une accélération rageuse pour inscrire son premier essai, presque en marchant. Pour le second, il a préféré la méthode douce ; le cadrage-débordement dans un étroit couloir, avant de déposer le ballon dans l’en-but. «C’est vrai que je me sens bien, confie-t-il. Je pense que je n’ai jamais été autant en forme, et maintenant je vais essayer d’être titulaire à tous les matches». Affecté par des problèmes rénaux en 1997, Jonah Lomu (1,96 m, 118 kg) avait même songé à mettre un terme à sa carrière. Lors de son retour l’année suivante dans le groupe des All Blacks, il a été confronté à la concurrence de Tana Umaga (1,88 m, 100 kg), la dernière trouvaille du rugby néo-zélandais. «J’ai ressenti une drôle d’impression pour mon retour dans l’équipe, raconte Lomu, 33 sélections. C’est comme si je faisais une nouvelle fois mes débuts sous le maillot des All Blacks». « Plus mature » Lomu ou Umaga ? John Hart a, semble-t-il, tranché. L’entraîneur néo-zélandais devrait poursuivre face à l’Angleterre l’expérience entamée face aux Tonguiens. Les deux joueurs joueront ensemble; Lomu, dont la précédente titularisation remontait à un match face à l’Australie en 1998, sera sur l’aile gauche, Umaga à droite. Christian Cullen, ancien arrière des Blacks, passé par l’aile droite depuis le début du Tri-nations, glisse lui au centre. «Jonah a beaucoup travaillé et il est beaucoup plus mature, souligne John Hart. Nous savons tous qu’il est très motivé par cette Coupe du monde et qu’il va saisir l’opportunité de revenir au premier plan». Le défi proposé ne semble pas perturber Lomu. Il promène sa décontraction depuis le début de la Coupe du monde, de Worcester à Bristol pendant la première semaine, ou à Bagshot, dans la luxueuse banlieue sud-ouest de Londres depuis lundi. Lunettes de soleil argentées sur le nez, il ressemble à un... extraterrestre, un drôle de lecteur de CD cylindrique sous le bras. Dans le bus, en promenade ou à l’hôtel, la musique ne le quitte pas. Il esquisse même quelques pas cadencés de temps à autre. Mais derrière ce détachement apparent, Jonah Lomu se projette déjà sur le prochain match face à l’Angleterre, le sommet de la première partie de la Coupe du monde. «Les Anglais seront favoris, avance-t-il. Mais à la fin du match, la victoire ira à l’équipe qui la voudra le plus». Et Jonah Lomu mettra toute sa puissance et sa détermination au service des All Blacks...
Titulaire pour la première fois depuis 13 mois sous le maillot des All Blacks, Jonah Lomu, vedette du Mondial-95, a signé son grand retour face aux Tonga (45-9), dimanche dernier à Bristol. L’allure est toujours la même. L’ailier gauche Jonah Lomu, 24 ans, allie la puissance et la félinité. Crâne rasé surmonté d’une houpette, regard noir, ballon calé dans la main gauche, le bras droit en bouclier, il défie ses adversaires, en force ou en finesse. Face aux Tonga, il a utilisé les deux armes. Servi «à l’intérieur» sur une attaque dans les 22 mètres, il a déchiré le rideau adverse d’une accélération rageuse pour inscrire son premier essai, presque en marchant. Pour le second, il a préféré la méthode douce ; le cadrage-débordement dans un étroit couloir, avant de déposer le ballon dans l’en-but....