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Actualités - Chronologie

Internet : une drogue pas si douce ?

Sujet encore tabou : Internet peut-il causer des troubles psychologiques à ceux qui l’utilisent le plus ? Une enquête réalisée aux États-Unis par un spécialiste de la question, le professeur Greenfield, vient d’être rendue publique et ses conclusions sont alarmantes. Plusieurs millions d’utilisateurs du Net y sont aussi «accrocs» qu’on peut l’être au jeu, voire à l’alcool ou à la drogue. Et le pire est peut-être à venir... Y a-t-il 11 millions d’internautes dans le monde qui sont aussi «accrocs» au Web qu’on peut l’être à l’alcool, la drogue ou le jeu ? C’est du moins l’avis du professeur David Greenfield qui a présenté dernièrement au congrès annuel de l’American Psychological Association, les résultats d’une gigantesque enquête portant sur plus de 17 000 questionnaires. Ceux-ci ont été remplis en ligne – sur la base du volontariat – par des internautes qui se sont connectés au site Internet de la chaîne de télévision ABC, partenaire de l’enquête. Inspiré de questionnaires destinés à évaluer le degré de dépendance des joueurs vis-à-vis des jeux de hasard, celui-ci comportait une dizaine de questions. À la réponse par l’affirmative d’au moins cinq d’entre elles, David Greenfield estime que certains internautes sont véritablement des drogués du Net. Et c’est parce que plus de 6% des répondants à son questionnaire ont répondu «oui», dans la moitié des cas au moins, qu’il avance le chiffre de 11 millions de «drogués» au Web, sur une population totale de près de 200 millions d’internautes. Parmi les questions posées, figurait le désir de savoir si les utilisateurs du Web pensaient à Internet même lorsqu’ils n’étaient pas connectés, s’ils restaient en ligne beaucoup plus longtemps qu’ils ne le souhaitaient au départ ou s’ils n’hésitaient pas à sacrifier leurs relations sentimentales ou professionnelles pour surfer plus souvent. Le pire est à venir Certains internautes sont de véritables patients, explique le docteur Greenfield, qui prépare un livre sur les troubles que provoque l’usage immodéré du Net. Malgré ces résultats déjà inquiétants, le pire semble à venir. D’autres psychologues travaillant sur le même thème assurent qu’avec l’accélération des performances du réseau et l’augmentation constante du nombre de services offerts, ces phénomènes d’accoutumance ne peuvent qu’augmenter. Ceux-ci touchent indifféremment femmes et hommes, utilisateurs privés et professionnels, même si ceux dont la personnalité est plus introvertie – et qui connaissent déjà des problèmes psychologiques – semblent présenter des dispositions plus fortes. Une note d’espoir toutefois : les médecins assurent obtenir de bons résultats avec les méthodes traditionnelles permettant de soigner les désordres psychologiques
Sujet encore tabou : Internet peut-il causer des troubles psychologiques à ceux qui l’utilisent le plus ? Une enquête réalisée aux États-Unis par un spécialiste de la question, le professeur Greenfield, vient d’être rendue publique et ses conclusions sont alarmantes. Plusieurs millions d’utilisateurs du Net y sont aussi «accrocs» qu’on peut l’être au jeu, voire à l’alcool ou à la drogue. Et le pire est peut-être à venir... Y a-t-il 11 millions d’internautes dans le monde qui sont aussi «accrocs» au Web qu’on peut l’être à l’alcool, la drogue ou le jeu ? C’est du moins l’avis du professeur David Greenfield qui a présenté dernièrement au congrès annuel de l’American Psychological Association, les résultats d’une gigantesque enquête portant sur plus de 17 000 questionnaires. Ceux-ci ont...