Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Les drôles de candidats du Parti de la réforme

Le Parti de la réforme a le vent en poupe aux États-Unis, attirant une pléthore de candidats inhabituels à la présidentielle de l’an 2000 qui voient l’espoir d’une alternative au traditionnel bipartisme. L’entrepreneur new-yorkais Donald Trump, qui envisage sa candidature avec ce parti, jouit ainsi du soutien de l’ancien catcheur Jesse Ventura, élu l’année dernière gouverneur du Minnesota aux dépens des deux partis institutionnels. Et l’ultraconservateur Pat Buchanan a jeté le trouble au sein du camp républicain en laissant entendre qu’il envisageait de se présenter sous la bannière du Parti de la réforme. Les républicains craignent que Buchanan ne ravisse des voix à George W. Bush, le candidat probable des républicains qui pour l’instant est loin devant le vice-président démocrate Al Gore dans tous les sondages. M. Buchanan avait stupéfié les politologues en remportant les premières primaires en 1996 et provoqué la colère des barons du parti en appelant ses partisans à combattre ses détracteurs au sein des républicains. Ces derniers ont été outrés par ses propos d’extrême droite contre l’avortement, les homosexuels et l’immigration. Plus récemment, l’ancien présentateur de télévision a soulevé une vague d’indignation avec son livre Une république, pas un empire (A Republic not an Empire) dans lequel il soutient que la France et la Grande-Bretagne ont eu tort de déclarer la guerre à l’Allemagne nazie en 1939. M. Buchanan a aussi déclaré que Hitler était un «individu très courageux», que «les femmes ont moins de ressources psychologiques» que les hommes pour exercer de nombreuses professions, ou encore affirmé que la culture américaine est supérieure aux autres «parce que notre religion est chrétienne». Le promoteur immobilier new-yorkais Donald Trump a annoncé de son côté qu’il prendrait une décision d’ici à janvier, a rapporté vendredi le quotidien USA Today. Une telle décision pourrait le mettre en conflit avec le milliardaire texan Ross Perot, le fondateur du Parti de la réforme, qui s’était présenté aux élections de 1992 et 1996, mais dont le score était passé entre ces deux dates de 19 % à 8 % des voix. «Beaucoup de ceux qui me demandent de me présenter sont des hommes politiques et ce sont des personnes formidables», a confié M. Trump, insistant sur le sérieux de sa réflexion actuelle. Dans sa biographie, le promoteur précise qu’il déteste serrer les mains, une habitude qu’il trouve insalubre, et qu’il n’embrasserait pas non plus des bébés. «Vous finissez par cogner contre une tête ou un nez. C’est dégoûtant, sauf s’il s’agit d’une femme attirante», juge ce magnat de l’immobilier, qui a une réputation de coureur de jupons. Mais Donald Trump reste convaincu qu’il peut amasser de nombreuses voix tout simplement à la faveur de sa success story. Jesse Ventura est actuellement la figure de proue du parti, qui attire de plus en plus l’électorat indépendant, selon son président sortant, Verney. «Le Parti de la réforme offre aux Américains un choix en opposition avec le statu quo», a expliqué M. Verney dans une interview téléphonique. «Tous les changements significatifs qui ont eu lieu en Amérique sont venus de tiers partis, que ce soit l’abolition de l’esclavage, le droit de vote pour les femmes, les lois contre le travail des enfants et la réduction du déficit comme résultat de la campagne de Perot en 1992», a-t-il estimé.
Le Parti de la réforme a le vent en poupe aux États-Unis, attirant une pléthore de candidats inhabituels à la présidentielle de l’an 2000 qui voient l’espoir d’une alternative au traditionnel bipartisme. L’entrepreneur new-yorkais Donald Trump, qui envisage sa candidature avec ce parti, jouit ainsi du soutien de l’ancien catcheur Jesse Ventura, élu l’année dernière gouverneur du Minnesota aux dépens des deux partis institutionnels. Et l’ultraconservateur Pat Buchanan a jeté le trouble au sein du camp républicain en laissant entendre qu’il envisageait de se présenter sous la bannière du Parti de la réforme. Les républicains craignent que Buchanan ne ravisse des voix à George W. Bush, le candidat probable des républicains qui pour l’instant est loin devant le vice-président démocrate Al Gore dans tous...