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Actualités - Chronologie

Pinochet La justice espagnole s'en remet aux juges anglais

La justice espagnole a confirmé hier la validité de l’ordre de détention du général Augusto Pinochet, laissant ainsi le champ libre aux magistrats britanniques pour décider ou non de son extradition en Espagne. L’Audience nationale, principale instance pénale espagnole, a rejeté hier les recours du parquet contre l’ordre de détention de l’ex-dictateur chilien, âgé de 83 ans et assigné à résidence près de Londres. La justice britannique doit commencer lundi l’examen de la demande espagnole d’extradition du général Pinochet qui est poursuivi pour les crimes contre les droits de l’homme commis pendant sa dictature (1973-90) au Chili. Avec ce nouvel arrêt, l’Audience nationale réaffirme clairement son soutien au juge espagnol vedette Baltasar Garzon qui a formulé l’ordre de détention. Ce magistrat controversé de 43 ans veut traduire devant les tribunaux espagnols l’ex-dictateur qu’il a fait arrêter à Londres en octobre dernier. Le tribunal désavoue aussi, une nouvelle fois, le parquet qui s’est toujours farouchement prononcé contre la compétence de la justice espagnole dans l’affaire Pinochet. La décision confirmant la validité de l’ordre de détention a été prise par la Chambre pénale de l’Audience nationale, organisme arbitrant en dernier ressort les litiges entre les juges d’instruction et le parquet. Augusto Pinochet doit être maintenu en «situation de privation de liberté» pour ne pas remettre en cause le processus d’extradition ouvert par la justice britannique à la demande du juge Garzon, a estimé la Chambre pénale. Elle ajoute que la levée éventuelle de l’ordre de détention préventive lancé par le juge Garzon «présente le risque évident de faire échouer le processus pénal déjà engagé». La Chambre pénale s’était réunie mercredi à huis clos pour examiner les recours déposés contre cet ordre de détention par le procureur Ignacio Pelaez qui considère que la justice espagnole n’est pas compétente pour juger l’ex-dictateur. M. Pelaez avait aussi soutenu qu’Augusto Pinochet jouit, en tant que sénateur à vie, d’une immunité et il avait demandé qu’il soit libéré. Ce nouveau soutien de la justice espagnole au juge Garzon risque d’envenimer encore plus les relations entre le Chili et l’Espagne. Le ministre chilien des Affaires étrangères, Juan Gabriel Valdes, a qualifié jeudi de «justicier international» le magistrat espagnol qui réalise actuellement une tournée en Colombie. Il a reconnu l’absence de solution diplomatique au cas Pinochet, du moins avec Madrid où l’ambassadeur du Chili a été rappelé pour consultations par Santiago. Depuis le début de l’affaire, l’exécutif espagnol s’est toujours retranché derrière la séparation des pouvoirs en Espagne, affirmant respecter les décisions de la justice du royaume.
La justice espagnole a confirmé hier la validité de l’ordre de détention du général Augusto Pinochet, laissant ainsi le champ libre aux magistrats britanniques pour décider ou non de son extradition en Espagne. L’Audience nationale, principale instance pénale espagnole, a rejeté hier les recours du parquet contre l’ordre de détention de l’ex-dictateur chilien, âgé de 83 ans et assigné à résidence près de Londres. La justice britannique doit commencer lundi l’examen de la demande espagnole d’extradition du général Pinochet qui est poursuivi pour les crimes contre les droits de l’homme commis pendant sa dictature (1973-90) au Chili. Avec ce nouvel arrêt, l’Audience nationale réaffirme clairement son soutien au juge espagnol vedette Baltasar Garzon qui a formulé l’ordre de détention. Ce magistrat...