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Actualités - Chronologie

Ocalan redoute une dégradation, l'armée refuse ses offres de paix

Le chef rebelle kurde Abdullah Öcalan a mis en garde hier contre «des développements incontrôlés» si ses offres de paix ne sont pas prises au sérieux par la Turquie, tandis que l’armée rejetait catégoriquement ses propositions. Dans un communiqué diffusé par ses avocats à Istanbul, le chef du Parti des travailleurs du Kurdistan a réitéré ses appels à mettre fin à 15 ans de conflit. «Si l’atmosphère légale et politique nécessaire est établie, alors toutes les forces du PKK sont prêtes à abandonner les armes pour venir renforcer la République démocratique (turque)», a-t-il dit. «Mais pour trouver une solution au problème, chacun doit faire des efforts responsables et conscients. Si les politiques irresponsables de la société et de l’État turcs continuent, cela pourrait entraîner des développements que personne ne peut contrôler», a-t-il ajouté. Il n’a pas précisé ce qui motivait cette mise en garde. Mais un membre du conseil de commandement du PKK avait indiqué dimanche que la délégation de rebelles qui doit se rendre en Turquie pour négocier les conditions d’une reddition avec les autorités turques avait rencontré des problèmes avant d’atteindre la frontière. Riza Altun a déclaré à la télévision par satellite prokurde Medya-TV que la délégation était en route mais que «certains problèmes» étaient apparus. L’état-major de l’armée turque a rejeté catégoriquement toutes négociations avec ce groupe et réitéré sa détermination à pourchasser le PKK «jusqu’à ce que le dernier terroriste ait été neutralisé». Dans un rapport rendu public hier, l’armée a rejeté les offres d’Öcalan, les qualifiant de «propagande diffusée par l’organisation terroriste pour se sortir de l’impasse». «La délégation terroriste qui projette de se rendre symboliquement à l’État turc fait aussi partie de cette propagande», a dit l’armée. D’après les généraux, un millier de combattants du PKK se trouvent encore en Turquie bien que les rebelles se soient engagés à se retirer du pays. Le PKK «a toujours utilisé ce genre de tactiques pour gagner du temps et redoubler ses attaques», a ajouté l’armée, en allusion aux précédents cessez-le-feu proclamés par le PKK, suivis par un redoublement des combats. «C’est pourquoi les forces armées turques sont décidées à continuer la bataille jusqu’à ce que le dernier terroriste soit neutralisé», a ajouté l’état-major, pour qui la seule solution est une reddition complète et sans condition du PKK. Cinq rebelles du PKK ont été tués hier dans des combats avec l’armée dans les provinces de Hakkari (extrême sud-est) et de Sirnak, à la frontière avec l’Irak, a rapporté l’agence Anatolie. Selon le quotidien Cumhuriyet, l’armée turque a en outre lancé lundi une nouvelle incursion dans le nord de l’Irak contre les positions des rebelles du PKK, qui se servent de la région comme base arrière. Aucune confirmation n’a pu être obtenue auprès des autorités. Öcalan avait appelé la semaine dernière un groupe de rebelles à se rendre aux autorités turques pour prouver sa volonté de paix. Le conseil de commandement du PKK avait soutenu son appel et annoncé l’envoi en Turquie d’un groupe porteur de lettres du comité central.
Le chef rebelle kurde Abdullah Öcalan a mis en garde hier contre «des développements incontrôlés» si ses offres de paix ne sont pas prises au sérieux par la Turquie, tandis que l’armée rejetait catégoriquement ses propositions. Dans un communiqué diffusé par ses avocats à Istanbul, le chef du Parti des travailleurs du Kurdistan a réitéré ses appels à mettre fin à 15 ans de conflit. «Si l’atmosphère légale et politique nécessaire est établie, alors toutes les forces du PKK sont prêtes à abandonner les armes pour venir renforcer la République démocratique (turque)», a-t-il dit. «Mais pour trouver une solution au problème, chacun doit faire des efforts responsables et conscients. Si les politiques irresponsables de la société et de l’État turcs continuent, cela pourrait entraîner des développements...