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Actualités - Chronologie

Jouets - Retraite anticipée des animaux en peluche Adieu, les Beanie Babies

Les « Beanie Babies », les petits animaux en peluche qui font fureur aux États-Unis depuis le début des années 90, ont annoncé leur retraite anticipée, au grand regret de millions d’enfants et d’adultes qui les collectionnent pour des prix parfois exorbitants. Ty Inc., la société privée basée dans l’État de l’Illinois qui les a introduits sur le marché en 1990, a annoncé au détour d’une page de son site Internet que «tous les Beanie Babies partiront à la retraite» le 31 décembre. Par la même occasion, le créateur lance ses dernières peluches dont un ours prénommé «Fin». L’annonce a provoqué une réaction immédiate des collectionneurs, grands et petits, qui ont aussitôt pris d’assaut les forums de discussion sur l’Internet pour faire part de leur déception et de leur colère. L’industrie du jouet y voit un formidable coup publicitaire visant à donner un coup de fouet aux ventes «Beanie Babies». Pour les seules ventes aux enchères sur l’Internet, très prisées par les amateurs, la chute est de 35 % sur un an. Cette désaffection des fans s’explique par la concurrence féroce du nouveau jeu de «Pokémon» du japonais Nintendo. Les milieux industriels parient que Ty a réussi par son annonce à détourner l’attention des collectionneurs acharnés des petites créatures extraterrestres de Pokémon, raccourci pour Pocket Monster (Monstre de poche), et qu’il introduira bientôt en fanfare des nouveaux produits sur le marché. Ty, qui d’une petite entreprise inconnue est devenue en quelques années le fabricant de jouet le plus rentable au monde, avec des ventes estimées à 250 millions de dollars sur trois ans, a atteint son but selon George Papania, qui a un inventaire de 13 000 «Beanie Babies» dans son magasin. Non-fumeurs «Le marché s’est effondré depuis six mois, mais maintenant je vais chercher à m’en procurer le plus possible», dans la perspective d’un rebond de la demande de la part des collectionneurs, a-t-il indiqué. Introduits sur le marché au prix alléchant de 4 à 5 dollars, ces petits animaux, mignons et doux au toucher, munis chacun d’une étiquette indiquant le nom et la date de naissance, ont fait leur entrée dans des millions de foyers américains, achetés souvent avec l’argent de poche des enfants, qui les collectionnent et les échangent entre eux. La fièvre de la collection s’est rapidement propagée aux adultes qui ont commencé à les échanger sur des sites d’enchères sur l’Internet arrivant à payer plus de 13 000 dollars pour un petit ours nommé «I» ou encore 3 000 à 4 000 dollars pour «Penaut», l’éléphant bleu. Les prix, qui avaient flambé avec la production en faible quantité de certains de ces animaux ou avec des arrêts soudain de fabrication pour d’autres, ont chuté de 40 % ces derniers temps. Il y a quelques jours encore, un collectionneur cherchait à placer l’éléphant «Peanut» de la série «Beanie Buddie», plus récente, pour 15 dollars sans trouver d’acheteur. La description de l’article, sur le site spécialisé «Beanienation. com», précisait : «L’éléphant Peanut Beanie Buddie vient d’une maison de non-fumeurs. Il est gardé dans son plastique d’origine avec une protection spéciale pour l’étiquette (avec nom et date de naissance). Le gagnant payera 3,20 dollars de frais d’expédition pour une livraison rapide. Cette enchère est réservée exclusivement aux Américains»...
Les « Beanie Babies », les petits animaux en peluche qui font fureur aux États-Unis depuis le début des années 90, ont annoncé leur retraite anticipée, au grand regret de millions d’enfants et d’adultes qui les collectionnent pour des prix parfois exorbitants. Ty Inc., la société privée basée dans l’État de l’Illinois qui les a introduits sur le marché en 1990, a annoncé au détour d’une page de son site Internet que «tous les Beanie Babies partiront à la retraite» le 31 décembre. Par la même occasion, le créateur lance ses dernières peluches dont un ours prénommé «Fin». L’annonce a provoqué une réaction immédiate des collectionneurs, grands et petits, qui ont aussitôt pris d’assaut les forums de discussion sur l’Internet pour faire part de leur déception et de leur colère. L’industrie du...