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Actualités - Analyse

Une mission qui peut devenir capitale

Le général fidjien Jioji Khonnerte, commandant en chef de la Finul, est en fin de contrat : il part à la fin du mois en cours. Et New York ne lui a toujours pas trouvé de successeur. C’est là un sujet d’inquiétude pour les autorités libanaises. «Car les Casques bleus, dit un responsable local, ne peuvent rester sans chef à un moment où leur mission doit aborder un tournant capital avec le retrait annoncé des Israéliens». À Beyrouth, on ne serait pas opposé à une prorogation du mandat du général Khonnerte qui connaît le Sud depuis 1978 : il commandait le bataillon de son pays dans la première vague de la force de paix débarquée au Liban après la première invasion israélienne. Parallèlement, nombre d’ambassadeurs de pays amis accrédités à Beyrouth conseillent aux autorités locales de préparer leurs plans en vue d’un retrait israélien qui interviendrait avant le 7 juillet prochain, comme Barak s’y engage. Il s’agit pour le Liban, soulignent ces diplomates, d’être en mesure de parer à toute éventualité. C’est-à-dire d’être prêt aussi bien dans le cas d’un retrait israélien «unilatéral» que dans celui d’un départ programmé en base d’un arrangement incluant la Syrie. Selon une source informée, un retrait «unilatéral» pourrait s’accompagner de secousses violentes. Et, dans ce cas, la Finul ne pourrait pas s’impliquer dans les heurts qui se produiraient à la suite d’éventuelles attaques de la résistance libanaise contre les colonnes militaires israéliennes en partance. La même personnalité indique que les Casques bleus, faute de moyens et d’effectifs, ne seront pas non plus en mesure d’occuper les positions que les Israéliens auront laissées au Sud et dans la Békaa-Ouest. Il faudrait alors que les réguliers libanais se déploient au plus vite dans les zones libérées, si l’on ne veut pas que l’anarchie s’y instaure, ajoute cette source. La Finul pour sa part redistribuerait ensuite ses contingents en appoint, selon les possibilités et les besoins à combler sur le terrain. Elle jouerait probablement pour un temps un rôle d’observateur le long de la frontière, en attendant de plier bagage car une fois le sol libanais libéré, sa mission serait terminée. À moins qu’on ne lui en trouve une différente, en estimant qu’on aurait encore besoin de sa présence pendant de longs mois. La personnalité citée insiste ensuite pour que les Libanais tiennent sans tarder des réunions préparatoires avec le commandement de la Finul. Surtout si le retrait israélien devait faire l’objet d’un arrangement préalable, car la force internationale serait alors chargée d’en superviser les étapes.
Le général fidjien Jioji Khonnerte, commandant en chef de la Finul, est en fin de contrat : il part à la fin du mois en cours. Et New York ne lui a toujours pas trouvé de successeur. C’est là un sujet d’inquiétude pour les autorités libanaises. «Car les Casques bleus, dit un responsable local, ne peuvent rester sans chef à un moment où leur mission doit aborder un tournant capital avec le retrait annoncé des Israéliens». À Beyrouth, on ne serait pas opposé à une prorogation du mandat du général Khonnerte qui connaît le Sud depuis 1978 : il commandait le bataillon de son pays dans la première vague de la force de paix débarquée au Liban après la première invasion israélienne. Parallèlement, nombre d’ambassadeurs de pays amis accrédités à Beyrouth conseillent aux autorités locales de préparer leurs...