Rechercher
Rechercher

Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : c'est le statu quo

C’est toujours le statu quo sur le marché des changes de Beyrouth où le dollar continuait à être offert en l’absence de contreparties valables à la demande en dehors de la Banque du Liban (BDL). Celle-ci, en procédant à l’achat de tous les excès d’offre en cette monnaie à 1 501,00 LL tout en la proposant à la vente à 1 514,00 LL, est parvenue à la maintenir encore une fois de l’ouverture à la clôture au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis deux semaines déjà. Dans ces conditions, les établissements de crédit ont continué à céder le billet vert à la BDL au bas de sa fourchette d’intervention en raison de la réticence de la demande privée à se placer à ce prix, ont indiqué les cambistes. Pourtant, le volume d’affaires de la journée d’hier n’aurait pas dépassé quelque huit millions de dollars, en grande partie absorbés par la BDL à 1 501,00 LL, ajoute-t-on dans ces mêmes milieux. Prudence et expectative à l’étranger À l’étranger, le dollar s’est légèrement apprécié face à l’euro et s’est plus ou moins stabilisé face au yen hier, sur les marchés des changes internationaux rendus calmes et prudents avec la fermeture de Tokyo, en raison d’un jour férié au Japon, à la veille de la réunion demain du groupe des Sept (pays occidentaux les plus industrialisés) à Washington au niveau des ministres des Finances et des gouverneurs des Banques centrales. De fait, l’euro s’est un peu ressenti hier de la décision du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne de maintenir son principal taux d’intérêt en l’état à 2,50 %, à l’issue de sa réunion bimensuelle hier. Ce statu quo monétaire, qui est censé rendre l’écart entre les taux d’intérêt américains et européens encore plus grand, a donc joué à l’actif du billet vert aux dépens de l’euro. Cela d’autant qu’on venait d’apprendre hier que le nombre des demandeurs d’allocations chômage aux États-Unis aurait diminué de quelque 17 000 personnes la semaine dernière, vraisemblablement à la suite de créations d’emplois non agricoles reflétant une surchauffe économique susceptible de contraindre la Réserve fédérale américaine (Fed) à resserrer davantage sa politique monétaire lors de la prochaine réunion de son comité de l’open market le 5 octobre. Sur le front yen /dollar, personne n’était prêt hier à prendre de nouvelles initiatives à deux jours de la réunion du groupe des Sept Finances à Washington, malgré les tentatives du gouvernement nippon de convaincre les États-Unis d’intervenir conjointement avec le Japon sur les marchés des changes pour faire baisser le yen. Cela d’autant que la flambée de cette devise, qui a atteint son plus haut depuis trois ans et demi contre le dollar, risque de faire déraper la reprise embryonnaire de l’économie japonaise. Le Fonds monétaire international (FMI) a estimé hier par la voix de son directeur général, Michel Camdessus, que cette ascension du yen pourrait, si elle se poursuivait, devenir préoccupante pour les autres pays industrialisés car le monde a besoin d’une reprise solide au Japon. Pourtant, la plupart des économistes sont convaincus que rien de concret ne sortira du groupe des Sept pour contrer la progression de la devise japonaise, alors que certains autres continuent à miser sur une intervention coordonnée pour rétablir l’ordre sur les marchés des changes. Par ailleurs, la livre sterling est parvenue à s’apprécier face aux autres grandes monnaies y compris le dollar, bénéficiant de l’annonce d’une baisse du déficit commercial du Royaume-Uni en juillet grâce à une reprise des exportations dans un contexte économique britannique particulièrement positif. C’est dans ce climat que le billet vert s’est négocié hier à New York, sur un ton hésitant à irrégulier, comme suit : – 1,0440 pour un euro contre 1,0450, la veille – 1,6401 pour un sterling contre 1,6285 – 1,8735 DM contre 1,8720 – 6,2835 FF contre 6,2780 – 1,5362 FS contre 1,5370 – 1 854,75 lires contre 1 853,15 – 104,25 yens contre 104,15. Bourse de Beyrouth : sous le signe de Solidere Sur les marchés des valeurs mobilières, la Bourse de Beyrouth s’est montrée hier, contrairement à la veille, mal disposée, restant toujours à l’écoute des fluctuations de Solidere dans les deux sens. Et c’est en raison donc de la détente des actions A de cette société de 7 1/8 à 7,00 dollars que l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a dû abandonner 0,15 % à 75,24 points, pendant que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires se maintenait toujours à 179,84 points. Ce mouvement s’est déroulé encore une fois dans un marché très restreint dont l’activité a été réduite à la négociation de quelque 25 374 actions d’une valeur globale de 48 833 dollars. Volatilité de Wall Street À Wall Street, la tendance a été hésitante hier dans un marché partagé entre la hausse et la baisse en l’absence d’une tendance de fond bien déterminée. C’est ainsi qu’après un départ dans le vert, la cote américaine ne tardait pas à tomber dans le rouge pour renouer ensuite avec la hausse dans un mouvement de yoyo. À cela auraient contribué d’un côté les fluctuations à la baisse des valeurs de l’automobile, des télécommunications, des semi-conducteurs, de la pharmacie et de la distribution, et d’un autre côté les fluctuations à la hausse de celles liées à l’Internet, aux pétrolières, aux finances et aux banques. De plus, les annonces de plusieurs opérations de fusion entre des groupes électriques et des fournisseurs d’accès à l’Internet n’ont pas été appréciées par les boursiers qui ont préféré rester sur la touche. Enfin, les fabricants de tabac ne parvenaient pas à se reprendre que très difficilement et par endroits au lendemain de la décision du gouvernement américain de les poursuivre en justice pour récupérer les milliards de dollars dépensés au titre des soins médicaux liés au tabagisme. Cela étant, l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles a irrégulièrement oscillé entre un plus haut à 10 572,51 points et un plus bas à 10 444,92 points, avant d’afficher en préclôture 10 498,11 points, en baisse de 25,96 points sur la veille. Hausse des Bourses européennes grâce aux télécoms Malgré les hésitations de Wall Street en ouverture, les marchés boursiers européens se sont repris jeudi, après deux semaines de baisse, grâce à la hausse des valeurs des télécommunications. En clôture, l’indice paneuropéen Eurotop 300 a affiché un gain de 1,18 %, tandis que l’Euro Stoxx 50 des valeurs vedettes de la zone euro a avancé de 1,00 %. Plus forte hausse, Francfort a gagné 1,16 %, suivie par Londres (0,94 %), Pais (0,73 %), Milan (0,71 %) et Zurich (0,68 %). Les emprunts d’État de la zone euro ont effacé leurs pertes initiales pour terminer en hausse, soutenus par les chiffres de l’inflation en Allemagne et la décision de la Banque centrale européenne (BCE) de ne pas modifier ses taux d’intérêt. Quant aux prix du pétrole, ils ont regagné près de 80 cents, les producteurs de l’Opep étant convenus mercredi de maintenir leurs réductions de production qui ont permis au cours de doubler depuis le début de l’année. Les Bourses européennes avaient affiché une très bonne orientation dès l’ouverture, après la hausse enregistrée par les valeurs technologiques mercredi à Wall Street. Dans ce secteur, l’allemand Mannesmann AG s’est envolé de 7,85 % après avoir annoncé sa scission en deux entreprises regroupant ses activités dans la construction mécanique et l’automobile, d’une part, et dans les télécommunications, d’autre part. La vigueur de ce compartiment a aussi été favorisée par une hausse de 5,66 % du britannique Vodafone AirTouch Plc après l’annonce en début de semaine de la création d’une coentreprise avec l’américain Bell Atlantic. Deutsche Telekom a pris 2,72 % après que le New York Times eut fait état de discussions entre le géant allemand et l’américain Sprint en vue d’une fusion. Le secteur des médias a été l’un des rares à se replier, à contre-courant, à cause surtout d’une chute de 15,11 %, à Londres, de l’agence de presse et d’informations financières Reuters, des analystes ayant révisé à la baisse leurs prévisions de bénéfices après une réunion mercredi à New York avec des dirigeants du groupe. Reuters a précisé dans l’après-midi qu’elle n’avait pas lancé à cette occasion d’avertissement sur ses résultats ni dit quoi que ce soit susceptible d’influencer son cours de Bourse. Le secteur de l’automobile a été affecté par une baisse de 3,13 % de DaimlerChrysler à un nouveau plus bas de l’année, des modifications attendues à la direction du groupe suscitant quelques inquiétudes parmi les boursiers. En revanche, le suédois Volvo a pris 1,9 % sur de nouvelles rumeurs sur une OPA dont il pourrait faire l’objet de la part de l’allemand Volkswagen, lui-même en baisse de 1,86 %. La vigueur des technologiques a été favorisée par une poussée en avant de 5,03 % du constructeur néerlandais d’équipements pour les semi-conducteurs ASM Lithography qui a bénéficié d’une hausse des prix des puces à mémoire et de l’espoir d’une accélération des commandes après le séisme qui a frappé Taïwan, qui est un gros producteur de semi-conducteurs. Huit Bourses européennes ont conclu dans la journée un accord sur un système centralisé de transactions reposant sur des règles harmonisées et une interface électronique et qui doit être mis en place en novembre 2000. Il s’agit des marchés de Paris, Londres, Francfort, Zurich, Madrid, Bruxelles, Milan et Amsterdam. La Bourse de Tokyo était fermée hier, en raison d’une fête nationale.
C’est toujours le statu quo sur le marché des changes de Beyrouth où le dollar continuait à être offert en l’absence de contreparties valables à la demande en dehors de la Banque du Liban (BDL). Celle-ci, en procédant à l’achat de tous les excès d’offre en cette monnaie à 1 501,00 LL tout en la proposant à la vente à 1 514,00 LL, est parvenue à la maintenir encore une fois de l’ouverture à la clôture au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis deux semaines déjà. Dans ces conditions, les établissements de crédit ont continué à céder le billet vert à la BDL au bas de sa fourchette d’intervention en raison de la réticence de la demande privée à se placer à ce prix, ont indiqué les cambistes. Pourtant, le volume d’affaires de la journée d’hier n’aurait pas dépassé quelque huit...