Il aurait pu faire partie de la distribution de son film, Celebrity. Il a préféré demander à Kenneth Branagh d’incarner Woody: ce qui ne semble pas avoir été une très bonne idée. Mais il est comme ça, Woody Allen: d’ailleurs, pour lui, «c’est si simple de faire un film». Tellement simple qu’il en tourne, à peu près régulièrement, un par an. On l’aime, ou on le déteste, Woody. En tout cas, il a son public et il le garde: même au Liban, il a ses fidèles, sans doute pas nombreux, mais qui paraissent constants (et contents). En France, spécialement, ses films sont très suivis: des cinéastes comme Bertrand Tavernier et Claude Sautet, entre autres, les apprécient beaucoup. De même qu’Alain Resnais. Il aime s’exprimer, Woody Allen, et il a – c’est connu! – le sens de l’humour. Alors, autant lui laisser la parole: «On dit n’importe quoi sur moi. N’importe quoi (...) Oui, la célébrité est une maladie... quand on la désire. Or, aux États-Unis, tout le monde veut être célèbre: chaque garçon de café, chaque garçon chauffeur de taxi en rêve. Ils veulent tous des belles voitures, des filles, de l’argent, c’est toxique. Et la télé? En Amérique, tout est du “show-business” (...) Tout le monde veut avoir son émission, les stars de la religion, les vedettes de la cuisine, absolument tout le monde: même les criminels célèbres ont leur tranche horaire. C’est ridicule (...) En ce moment, je suis très heureux. Je suis marié depuis un an (avec Soonyi), tout est formidable (...). Au cinéma, cette année, on a un Kubrick: c’est bon!». – Le mot de la fin, avec Woody: «La liberté, au cinéma, c’est le pouvoir de dire: “Pause-café!”, pour cacher le fait qu’on a une panne. C’est la différence avec l’amour». Ce qu’on appelle le sens de la formule...
Il aurait pu faire partie de la distribution de son film, Celebrity. Il a préféré demander à Kenneth Branagh d’incarner Woody: ce qui ne semble pas avoir été une très bonne idée. Mais il est comme ça, Woody Allen: d’ailleurs, pour lui, «c’est si simple de faire un film». Tellement simple qu’il en tourne, à peu près régulièrement, un par an. On l’aime, ou on le déteste, Woody. En tout cas, il a son public et il le garde: même au Liban, il a ses fidèles, sans doute pas nombreux, mais qui paraissent constants (et contents). En France, spécialement, ses films sont très suivis: des cinéastes comme Bertrand Tavernier et Claude Sautet, entre autres, les apprécient beaucoup. De même qu’Alain Resnais. Il aime s’exprimer, Woody Allen, et il a – c’est connu! – le sens de l’humour. Alors, autant lui...
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