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Actualités - Reportages

Institutionnalisation : un projet d'avenir

L’institutionnalisation du ministère de l’Environnement doit passer par les législations adéquates. Deux projets de lois principaux devraient donc assurer définitivement ce dont il a besoin : le code de protection de l’environnement qui est examiné actuellement par la commission parlementaire de l’Administration et de la Justice, et une modification de la loi qui était à la base de la création du ministère. Des nécessités destinées à remodeler en profondeur la structure de cet organisme. «Le code de l’environnement, s’il est adopté, donnera au ministère deux avantages principaux», dit M. Berge Hatjian, directeur général du ministère. «D’une part, la consultation du ministère deviendra obligatoire avant l’exécution de tout projet. D’autre part, les décisions du ministère seront impératives. Enfin, il sera en son pouvoir d’imposer des pénalités financières sur les contrevenants». L’Orient-Le Jour a interrogé M. Chaker Abou Sleiman, président de la commission parlementaire de la Justice, actuellement saisie du projet sur le code de l’environnement. Il a reconnu que son examen avait tardé parce que les membres de la commission attendaient la décision concernant le maintien ou l’annulation du ministère. «Maintenant que le gouvernement s’est prononcé pour le maintien de ce ministère, nous projetons d’étudier ce projet de loi d’ici la fin de l’année», a-t-il indiqué. Quant au réexamen de la structure du ministère, il paraît tout aussi impératif aux jeux de M. Hatjian. C’est une telle mesure qui permettra à cet organisme de se développer de manière à s’adapter aux progrès de la science et aux besoins du pays. Comment cela se fera-t-il pratiquement ? «Un comité sera créé au sein du ministère, formé du directeur général et des chefs de départements, qui aura pour tâche d’étudier la modification de structure de l’organisme en coordination avec la réforme administrative», explique-t-il. Que conférera cette nouvelle loi au ministère ? Un nombre plus grand d’employés, d’experts ? M. Hatjian, qui déclare que les grandes lignes de ce projet de loi sont déjà mises sur le papier, répond : «Cette loi définira la politique générale du ministère, afin que l’action de toutes ses sections soit homogène. Elle augmentera donc son efficacité». Mais donnera-t-elle au ministère davantage de moyens pratiques ? «Des décrets devront suivre cette loi, qui détermineront nos besoins en employés, etc»., précise M. Antoine Ghorayeb, chef du département d’orientation et de sensibilisation. «Les effectifs sont insuffisants actuellement». Cependant, même la loi à la base de la création du ministère n’a pas été fidèlement appliquée, le nombre d’employés et de cadres étant resté insuffisant (il n’y en a que 38 au lieu des 138 prévus). Pourquoi les deux responsables croient-ils qu’une modification de cette loi résoudra-t-elle le problème ? «Nous n’avons jamais prétendu qu’elle sera la solution magique», rétorque M. Hatjian. «Nous faisons valoir qu’elle accroîtra l’efficacité du ministère. Il s’agira d’un effort d’institutionnalisation pour répartir les tâches. La vision sera plus claire. Mais nous ne savons pas s’il y aura une réelle augmentation d’effectifs». Cette dernière mesure ne serait toutefois pas une tâche impossible si des considérations politiques n’intervenaient pas. «Pour éloigner la politique de l’environnement, je ne connais qu’un moyen : s’appuyer sur des données scientifiques», déclare M. Hatjian. Ce vœu suffit-il à éloigner le spectre des intérêts politiques et personnels qui ont souvent bloqué le développement de cet organisme ?
L’institutionnalisation du ministère de l’Environnement doit passer par les législations adéquates. Deux projets de lois principaux devraient donc assurer définitivement ce dont il a besoin : le code de protection de l’environnement qui est examiné actuellement par la commission parlementaire de l’Administration et de la Justice, et une modification de la loi qui était à la base de la création du ministère. Des nécessités destinées à remodeler en profondeur la structure de cet organisme. «Le code de l’environnement, s’il est adopté, donnera au ministère deux avantages principaux», dit M. Berge Hatjian, directeur général du ministère. «D’une part, la consultation du ministère deviendra obligatoire avant l’exécution de tout projet. D’autre part, les décisions du ministère seront impératives....