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Actualités - Chronologie

Rugby - Coupe du monde Les All Blacks éternels favoris

Cela peut sembler lassant mais il n’y a rien à y faire, les All Blacks sont les favoris naturels de cette quatrième Coupe du monde comme ils l’étaient des trois précédentes. La défaite face à l’Australie le 28 août à Sydney, en match du tournoi des Tri-Nations, ne change rien à cette situation même si elle a sonné comme un avertissement à ne pas s’endormir sur ses lauriers. Tout le monde en Nouvelle-Zélande s’accorde à considérer cette Coupe du monde comme l’objectif premier de cette année et ce sentiment est renforcé par le souvenir de la défaite face aux Boks en finale il y a quatre ans. Moins conquérants il y a un an, les Blacks ont retrouvé leur jeu et leurs ambitions en 1999 : et malgré le revers record (28-7) subi au Stadium Australia, les Néo-Zélandais ont disposé d’un mois entier pour effectuer leurs derniers réglages. Cela a également permis au coach John Hart d’affiner ses choix pour établir sa sélection de 30 joueurs en rappelant notamment le vieux deuxième ligne Ian Jones, fort de 77 sélections et d’une solide expérience. Jones, 32 ans, surnommé Kamo, avait été laissé à l’écart de la sélection nationale remplacé par Norm Maxwell lors du tournoi des Tri-Nations. «Nous avons passé une nuit un peu difficile et nous avons réfléchi à des petits changements dans la composition», a commenté Hart. Rappelé également pour le Mondial, l’arrière Glen Osborne n’avait plus porté le maillot noir depuis le match contre l’Irlande à Lansdowne Road en 1997. Légèrement amer, Osborne a expliqué qu’il avait été sélectionné parce qu’il pouvait jouer de la guitare mais plus sérieusement ses performances avec North Harbour ont impressionné Hart. Rendez-vous le 6 novembre Osborne peut jouer arrière ou ailier et comme Jones il apporte à l’équipe maturité et expérience que l’entraîneur black juge rassurantes. Dans un tournoi qui s’annonce long pour les Néo-Zélandais, John Hart a fait appel à Rhys Duggan comme troisième demi-de-mêlée derrière Justin Marshall et Byron Kelleher. Fait également partie des 30 l’étonnant Carlos Spencer qui a perdu sa place d’ouvreur au profit d’Andrew Mehrtens, buteur d’exception. Spencer peut être un magnifique joueur mais sa forme et sa confiance ont paru s’amenuiser avec son club des Auckland Blues. Il est présent comme remplaçant à l’ouverture mais peut également évoluer au centre. Si la situation des Blacks reste la même qu’avant leur campagne de 1995, de nombreux changements se sont opérés en quatre ans. Le héros du tournoi en Afrique du Sud, Jonah Lomu, n’est plus titulaire, il a cédé sa place à un autre phénomène physique, baptisé Tana Umaga, d’un gabarit moindre mais d’une puissance de perforation jugée supérieure. Hart a surtout utilisé Lomu comme joueur capable de créer des impacts lorsqu’en cours de match les adversaires commencent à fatiguer. Un temps contesté lorsque la forme de l’équipe était en berne en 1998, Hart a su faire face aux critiques affirmant que le nom de la Nouvelle-Zélande sera gravé sur le trophée le 6 novembre prochain au stade du Millénium de Cardiff. Les Tonga promettent de battre les Blacks Dave Waterston, l’entraîneur des Tonga est un homme optimiste : il envisage de parier 1 500 dollars sur les chances de son équipe de remporter la Coupe du monde de rugby alors que les bookmakers la cotent à 250-1. Le pari paraît d’autant plus risqué que les Tonga rencontrent les Néo-Zélandais, favoris de l’épreuve, dès leur match d’ouverture le 3 octobre. Mais Waterston, lui même ancien all-black désormais établi en Afrique du Sud, a tout prévu : «Nous avons bâti toute notre stratégie sur une victoire contre les Blacks.» «Nous savons que ce sera dur, et pour l’heure, nous nous trouvons à 30 points d’eux, mais notre préparation physique devrait nous rapprocher de 10 points, notre tactique de dix autres points. Les dix derniers points viendront de notre talent et de nos tripes», explique-t-il. Les Tonga affrontent également l’Angleterre et l’Italie dans le groupe apparemment le plus délicat de ce Mondial. Waterston, qui officie en tandem avec Polutele Tu’ihalamaka, s’appuie sur la victoire des siens contre la France en juin (20-16) pour trouver des raisons d’y croire. «Habituellement, les équipes polynésiennes ont trop de faiblesses dans leur pack. Nous avions l’habitude de jouer comme des cowboys, sans foi ni loi», dit-il. «Mais cette équipe s’améliore et si nous arrivons à cueillir la Nouvelle-Zélande à froid, tout devient possible». La préparation des Tonga n’a pas été facilitée par le fait que la plupart des joueurs du groupe évoluent à l’étranger, au Japon, en Angleterre et en Nouvelle-Zélande. L’atout maître des Tonga est leur charnière, composée de Sililo Marten et Elisi Vunipola, mais leur pack n’est pas ridicule, comme les Français ont pu s’en rendre compte. Et puis les Tongaespèrent bénéficier encore de l’effet de surprise. «N’oubliez pas qu’il n’existe aucune cassette sur les Tonga alors que nous avons 105 cassettes vidéo sur les All Blacks», rappelle Waterston.
Cela peut sembler lassant mais il n’y a rien à y faire, les All Blacks sont les favoris naturels de cette quatrième Coupe du monde comme ils l’étaient des trois précédentes. La défaite face à l’Australie le 28 août à Sydney, en match du tournoi des Tri-Nations, ne change rien à cette situation même si elle a sonné comme un avertissement à ne pas s’endormir sur ses lauriers. Tout le monde en Nouvelle-Zélande s’accorde à considérer cette Coupe du monde comme l’objectif premier de cette année et ce sentiment est renforcé par le souvenir de la défaite face aux Boks en finale il y a quatre ans. Moins conquérants il y a un an, les Blacks ont retrouvé leur jeu et leurs ambitions en 1999 : et malgré le revers record (28-7) subi au Stadium Australia, les Néo-Zélandais ont disposé d’un mois entier pour...