Le festival du film de Toronto qui présente, depuis jeudi et jusqu’au 18 septembre, 64 films sur 319 en première mondiale, a acquis une notoriété sans précédent auprès des réalisateurs et acteurs de renom. Quelque 500 cinéastes et acteurs sont cette année les invités du festival, sans compter une foule de producteurs et membres du «film business» qui participent aux activités du Centre de l’industrie, grand rendez-vous des professionnels du cinéma. «Je pense que Toronto est un endroit formidable pour lancer un film», souligne Lawrence Kasdan, réalisateur de Mumford, une comédie américaine mettant notamment en vedette Lauren Dean dans le rôle d’un faux psychologue et qui a été présentée en première mondiale. Lui, qui avait déjà lancé The Big Chill seize ans plus tôt à Toronto, trouve toujours dans cette grande ville canadienne un public «sophistiqué, très ouvert et sensible». «Toronto est mon festival favori», dit pour sa part Ethan Hawke, acteur principal de Snow Falling on Cedars, réalisé par Scott Hicks. Parmi les raisons avancées, il y a pour lui le fait que le festival ne soit pas compétitif, qu’il soit largement ouvert au public et que les films ne soient donc pas seulement vus par les professionnels du film ou les journalistes. «Toronto est une ville assez grande pour permettre d’avoir une audience importante pour la sortie d’un film en première mondiale», ajoute-t-il. L’Américain Kevin Spacey, qui joue le rôle principal dans American Beauty, film du metteur en scène Sam Mendes (Cabaret) présenté en exclusivité à Toronto, juge aussi important que la première mondiale d’un film soit «vue par le public». Peter Gallagher, acteur également de American Beauty, renchérit en affirmant que le festival de Toronto est pour lui une «sorte d’événement parfait». Toronto a pris depuis cinq ans une place importante dans le circuit des festivals de cinéma, tant pour le lancement de films de Hollywood que comme marché pour de petits films en quête de distributeurs ou producteurs. «Cela s’est construit petit à petit», dit le directeur du festival, Piers Handling, soulignant toutefois combien l’industrie américaine du film est attentive à ce qui se passe à Toronto. Le cœur du festival, pour M. Handling, ce sont ses séances publiques de cinéma qui attirent chaque année durant dix jours 250 000 spectateurs, sans compter les quelque 3 800 par jour invités de deux «galas» quotidiens de films présentés en première mondiale ou nord-américaine. «Ce n’est pas seulement un rendez-vous de l’industrie, dit M. Handling, mais d’abord un festival à très large public», une image qu’il tient coûte que coûte à préserver.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le festival du film de Toronto qui présente, depuis jeudi et jusqu’au 18 septembre, 64 films sur 319 en première mondiale, a acquis une notoriété sans précédent auprès des réalisateurs et acteurs de renom. Quelque 500 cinéastes et acteurs sont cette année les invités du festival, sans compter une foule de producteurs et membres du «film business» qui participent aux activités du Centre de l’industrie, grand rendez-vous des professionnels du cinéma. «Je pense que Toronto est un endroit formidable pour lancer un film», souligne Lawrence Kasdan, réalisateur de Mumford, une comédie américaine mettant notamment en vedette Lauren Dean dans le rôle d’un faux psychologue et qui a été présentée en première mondiale. Lui, qui avait déjà lancé The Big Chill seize ans plus tôt à Toronto, trouve toujours...