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Actualités - Chronologie

Dopage Christophe Dugarry bénéficie d'un vice de forme

Christophe Dugarry, contrôlé positif le 30 avril, a été mis hors de cause en raison d’un vice de forme, hier à Paris, par la commission de dopage de la Fédération française de football (FFF). Les opérations de contrôle ont été purement et simplement considérées comme «nulles et sans effet». Cette commission, présidée par Jean-Yves Audureau, a suivi l’avis des quatre avocats du joueur de Marseille. Ils avaient mis en exergue le fait que l’expert chargé de réaliser les tests n’a été assermenté qu’un mois après le contrôle. Il n’avait donc aucun mandat pour effectuer les tests. «La commission a relevé un vice de forme substantiel. Le médecin n’était pas assermenté. En conséquence, les opérations de contrôle sont nulles et sans effets», a déclaré laconiquement le Dr Andureau. Christophe Dugarry et ses conseils ont été entendus durant deux heures et demie. «L’affaire est terminée. Nous nous félicitons de cette décision qui fait honneur à la commission. Elle a compris l’éventuelle atteinte au droit de Christophe en raison de l’absence de serment du médecin contrôleur», a commenté Me Jean-Pierre Mignard, l’un des avocats du joueur. «La question de l’assermentation était extrêmement importante car pour rétablir l’éthique dans le sport, il faut le respect des règles», a ajouté son confrère Jean-Jacques Bertrand. Il a souligné qu’il s’agit d’une «décision historique» puisque «désormais on fera attention aux droits du sportif». Dugarry soulagé Christophe Dugarry, qui était apparemment détendu, s’est dit «soulagé» à la sortie car «le droit a été respecté». «La fédération et la justice sortent grandies car c’était une décision difficile», a-t-il affirmé. Mais si le joueur a été blanchi sur la forme, il reste le fond, c’est-à-dire des traces dans ses urines d’un produit prohibé au-delà du seuil admis par le Comité international olympique (CIO). Il s’agissait d’un stéroïde anabolisant de la famille de la nandrolone. Si pendant un temps, la thèse d’une production endogène a été envisagée, elle est désormais totalement écartée sauf pour les femmes enceintes. Selon le médecin de l’équipe de France, Jean-Marcel Ferret, des pommades ou des produits en vente libre pourraient être à l’origine des contrôles positifs. «Nous n’avons pas voulu esquisser le débat de fond. C’est la commission qui n’est pas entrée dans ce débat en déclarant les opérations de contrôle nulles», a indiqué M Mignard, précisant que le Dr Ferret, venu pour défendre le joueur, n’a même pas été entendu. «Beaucoup vont penser au fond de l’affaire», a reconnu Dugarry. Cependant, selon l’intéressé, il y a eu trop d’irrégularités, notamment dans les délais de remise du test au service compétent qui sont largement supérieurs à ceux concernant les cinq autres joueurs déclarés positifs depuis 1996. Contrôles accentués «On n’est même pas sûr qu’il s’agissait de nandrolone. Il y avait trop de doutes. Il est donc normal que je ne sois pas sanctionné», a lancé le champion du monde qui veut toujours se battre. «Tous les sportifs veulent que leur sport reste propre», a-t-il souligné. «Mon combat ne fait que commencer», a-t-il dit. «Comme (Vincent) Guérin (Paris SG), qui a lui été sanctionné, je veux démontrer qu’il y a aujourd’hui des choses farfelues dans la lutte contre le dopage», a-t-il ajouté. Selon l’attaquant, les contrôles doivent être poursuivis, voire même accentués, avec des prises de sang, afin de condamner ceux qui se dopent réellement et laisser tranquille les sportifs propres. Comme Dugarry, David Garcion (1996), Antoine Sibierski, Dominique Arribagé, Cyrille Pouget et Vincent Guérin (1997) ont été contrôlés poitif à la nandrolone. Mais, ils ont tous été suspendus bien qu’ils aient toujours farouchement nié s’être dopés.
Christophe Dugarry, contrôlé positif le 30 avril, a été mis hors de cause en raison d’un vice de forme, hier à Paris, par la commission de dopage de la Fédération française de football (FFF). Les opérations de contrôle ont été purement et simplement considérées comme «nulles et sans effet». Cette commission, présidée par Jean-Yves Audureau, a suivi l’avis des quatre avocats du joueur de Marseille. Ils avaient mis en exergue le fait que l’expert chargé de réaliser les tests n’a été assermenté qu’un mois après le contrôle. Il n’avait donc aucun mandat pour effectuer les tests. «La commission a relevé un vice de forme substantiel. Le médecin n’était pas assermenté. En conséquence, les opérations de contrôle sont nulles et sans effets», a déclaré laconiquement le Dr Andureau....