Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Le Lyonnais redevient une banque normale

Avec un bénéfice net semestriel multiplié par sept et de bonnes perspectives pour l’ensemble de l’année, le Crédit Lyonnais, nouvellement privatisé et coté en Bourse, n’en finit plus de redevenir une banque normale. «Nous sommes en ligne avec notre tableau de marche, le redressement du Crédit Lyonnais se poursuit», a commenté le président de la banque Jean Peyrelevade lors d’une conférence de presse. Le bénéfice net du Crédit Lyonnais a atteint 240 millions d’euros (1,58 md de F) au premier semestre 1999, soit une fois et demie celui dégagé sur l’ensemble de l’année dernière, ce qui laisse présager que 1999 sera un bon cru. Le deuxième semestre de 1998 avait accusé de plein fouet deux effets négatifs : la crise russe, mais aussi en France «l’infléchissement de la croissance constaté à la mi-1998 lors de la phase terminale des négociations avec la Commission européenne», a rappelé M. Peyrelevade. Aujourd’hui, la situation s’est nettement inversée, s’est réjoui M. Peyrelevade. Non seulement les parts de marché de la banque, en terme de ressources, progressent depuis janvier 1999, mais pour la première fois en cinq ans, le nombre d’ouvertures de comptes est supérieur à celui des fermetures. La bataille boursière entre la BNP, la Société générale et Paribas a également fait les affaires du Crédit Lyonnais, a-t-on ajouté à la banque. Pendant deux ans, un pacte lie les membres du groupe d’actionnaires partenaires (GAP) du Lyonnais qui possèdent au total 33 % du capital de la banque. Le premier d’entre eux est le Crédit Agricole avec 10 %. Même si juridiquement l’État, qui possède encore 10 % de la banque, pourrait céder ses titres en bloc, il paraît exclu qu’il prenne le risque de déstabiliser le Lyonnais en renforçant la part d’un des membres du GAP, a-t-on expliqué de source informée. Interrogé sur le nom du futur remplaçant de Pascal Lamy, numéro deux du Crédit Lyonnais devenu commissaire européen, M. Peyrelevade, «qui s’occupe personnellement et isolément de l’affaire» est resté silencieux.
Avec un bénéfice net semestriel multiplié par sept et de bonnes perspectives pour l’ensemble de l’année, le Crédit Lyonnais, nouvellement privatisé et coté en Bourse, n’en finit plus de redevenir une banque normale. «Nous sommes en ligne avec notre tableau de marche, le redressement du Crédit Lyonnais se poursuit», a commenté le président de la banque Jean Peyrelevade lors d’une conférence de presse. Le bénéfice net du Crédit Lyonnais a atteint 240 millions d’euros (1,58 md de F) au premier semestre 1999, soit une fois et demie celui dégagé sur l’ensemble de l’année dernière, ce qui laisse présager que 1999 sera un bon cru. Le deuxième semestre de 1998 avait accusé de plein fouet deux effets négatifs : la crise russe, mais aussi en France «l’infléchissement de la croissance constaté à la...