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Actualités - Chronologie

Dopage Christophe Dugarry devant ses juges

Contrôlé positif à la nandrolone au terme de la rencontre Lyon-Marseille, le 30 avril dernier, le champion du monde Christophe Dugarry comparaîtra aujourd’hui devant ses juges de la commission de contrôle dopage de la Fédération française de football (FFF). Le Marseillais, qui a toujours clamé son innocence, devrait recevoir à cette occasion le soutien du docteur Jean-Marcel Ferret, médecin de l’équipe de France, qui estime ces résultats «statistiquement douteux». Selon le communiqué officiel, le contrôle a révélé la présence dans les urines de Dugarry «de traces de métabolites 19 NA et 19 NE, au-delà du seuil de 2 nanogrammes par millilitre autorisé par le Comité international olympique (CIO), et attestant de la présence d’un produit interdit, un stéroïde anabolisant de la famille de la nandrolone». en 1959, ce produit dopant très répandu dans plusieurs disciplines sportives est détectable dans les urines depuis les années 70. En fait, Dugarry est le sixième cas de footballeur professionnel à être contrôlé positif après Garcion (1996), Sibierski, Arribagé, Pouget et Guérin (1997). Au fil des mois, l’analyse des scientifiques s’est affinée et il est désormais acquis qu’une production endogène (hypothèse avancée dans les premiers cas de figure) est exclue, sauf dans le cas d’une femme enceinte. Donc, en principe, la découverte de traces d’un dérivé de nandrolone dans les urines correspond bien à la prise d’un produit de synthèse. Cependant, cette vérité est évidente en raison des doses relativement importantes découvertes dans les urines de cyclistes ou d’athlètes contrôlés positifs, comme Linford Christie qui présentait un taux 100 à 200 fois supérieur aux normes autorisées. Toutefois, il existe un doute dans le cas des footballeurs où le taux mis à jour est toujours extrêmement faible. « C’est douteux » Ainsi, Dugarry présentait un taux de 6 ng/ml, soit 4 ng/ml de plus que le maximun autorisé. Il y a moins de dix ans, les laboratoires ne détectaient rien en deçà de 10 ng/ml. «Les taux des footballeurs sont toujours très faibles. Bien sûr, on peut toujours dire qu’ils ont été contrôlés en fin de traitement, mais statistiquement c’est douteux», souligne le docteur Ferret, médecin fédéral connu pour sa modération. Le docteur de l’équipe de France avance également la piste «de deux produits de récupération, servant à reprendre du muscle, et qui sont en vente libre. Or, selon les dernières études, ces deux produits peuvent avoir comme effet secondaire de donner positif à un dérivé de la nandrolone à hauteur des faibles taux annoncés. Il nous faut trouver le produit incriminé qui peut être n’importe quoi et que le joueur peut avoir pris à son insu, en toute bonne foi». De toute façon, estime encore le Dr Ferret, «on sait que les contrôles urinaires sont inopérants. Si avant toute grande compétition on ne délivrait une licence qu’aux joueurs qui se seraient soumis à des contrôles sanguins et capillaires systématiques, je crois que le dopage en prendrait un sacré coup». Pour sa part, Christophe Dugarry, qui entend «démontrer à cette occasion les failles dans l’efficacité de la lutte antidopage» mortelle : «J’ai toujours été contre toute forme de tricherie et j’ai toujours montré mon dégoût du dopage (...). Que tous ceux qui croient en moi continuent. Ils ont raison de le faire».
Contrôlé positif à la nandrolone au terme de la rencontre Lyon-Marseille, le 30 avril dernier, le champion du monde Christophe Dugarry comparaîtra aujourd’hui devant ses juges de la commission de contrôle dopage de la Fédération française de football (FFF). Le Marseillais, qui a toujours clamé son innocence, devrait recevoir à cette occasion le soutien du docteur Jean-Marcel Ferret, médecin de l’équipe de France, qui estime ces résultats «statistiquement douteux». Selon le communiqué officiel, le contrôle a révélé la présence dans les urines de Dugarry «de traces de métabolites 19 NA et 19 NE, au-delà du seuil de 2 nanogrammes par millilitre autorisé par le Comité international olympique (CIO), et attestant de la présence d’un produit interdit, un stéroïde anabolisant de la famille de la nandrolone»....