Rechercher
Rechercher

Actualités - Analyse

Le Cabinet Hoss immunisé pour le moment

Un ancien dirigeant le reconnaît lui-même : le gouvernement actuel ne risque pas de sauter de sitôt. À l’en croire, le moment propice est passé. «C’est à la fin du printemps dernier, dit ce hiérarque, qu’un changement aurait pu avoir lieu. Une nouvelle équipe aurait alors servi à promouvoir un programme touristique rentable pour la saison d’été». Elle aurait parallèlement entamé le redressement économique, en regagnant la confiance des consortiums étrangers. Elle aurait préparé tout de suite un budget dynamique pour l’exercice financier à venir. Et, enfin, elle aurait enclenché la modernisation de l’administration publique, instrument indispensable pour la relance de la croissance, qui a chuté au-dessous de zéro sous le règne de M. Hoss». «Maintenant, souligne cette personnalité, c’est trop tard. La saison touristique d’été est pratiquement terminée. Elle n’a pas été très bonne et on n’y peut plus rien. Le marasme économique, aggravé pendant ces trois derniers mois, ne peut plus être traité efficacement dans l’immédiat, car le pays va se heurter aux problèmes de la rentrée. Dans ces conditions, un nouveau gouvernement ne pourrait pas mieux faire que l’équipe en place. Autant donc la garder, pour qu’elle élabore le prochain budget qui doit être débattu comme, on sait, lors de la session parlementaire d’automne». Selon cet homme politique, «il n’y a rien à faire sur le plan de la situation ministérielle avant le nouvel an. C’est à ce moment-là qu’on verra, en fonction des données régionales et des décideurs, s’il faut un nouveau gouvernement pour préparer les élections législatives de l’an prochain». «Tout ce qui se raconte sur un élargissement prochain du Cabinet ou une permutation des portefeuilles n’est, à mon avis, que simple diversion. Du reste, aucune opération cosmétique ne peut redonner aux gouvernants actuels le lustre qu’ils ont perdu. Même si on recrutait les plus brillants ténors du Parlement, l’opinion ne se laisserait pas duper. Car il est évident qu’on est arrivé à un stade de décomposition où les palliatifs, les tranquillisants ne servent plus à rien». Ce qui est une façon de dire deux choses : d’abord, qu’en attendant une décantation de la situation régionale, aucun redressement local ne peut être effectué. Ensuite, que, pour amorcer ce rétablissement, il faut changer de méthode et larguer pour de bon le style Hoss. Le leader cité répète, dès lors, qu’il ne peut y avoir de solution «que par la mise en place, dès que possible, d’un nouveau gouvernement fort, politiquement équilibré. Il faut dissiper le sentiment de discrimination qui continue à frapper certaines fractions, en les faisant enfin participer au pouvoir». Après ce clin d’œil à l’Est politique, l’ancien dirigeant demande, comme de bien entendu, «un président du Conseil qui soit aussi bien choisi, par rapport aux sunnites, que le chef de l’État l’est par rapport aux maronites ou le président de l’Assemblée nationale par rapport aux chiites. Il faut que les trois présidents soient aussi forts l’un que l’autre, pour assurer une solide stabilité intérieure fondée sur de sains équilibres. Quand les communautés sont bien représentées, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes». Un avis désintéressé, bien sûr… Mais qui sonne un peu comme une réminiscence de la troïka. Et de conclure en répétant que «le rééquilibrage ne passe pas par les ministres, mais par les têtes des pouvoirs». Une façon à peine voilée de souhaiter le départ de M. Hoss, au nom du principe ôte-toi de là que je m’y mette…
Un ancien dirigeant le reconnaît lui-même : le gouvernement actuel ne risque pas de sauter de sitôt. À l’en croire, le moment propice est passé. «C’est à la fin du printemps dernier, dit ce hiérarque, qu’un changement aurait pu avoir lieu. Une nouvelle équipe aurait alors servi à promouvoir un programme touristique rentable pour la saison d’été». Elle aurait parallèlement entamé le redressement économique, en regagnant la confiance des consortiums étrangers. Elle aurait préparé tout de suite un budget dynamique pour l’exercice financier à venir. Et, enfin, elle aurait enclenché la modernisation de l’administration publique, instrument indispensable pour la relance de la croissance, qui a chuté au-dessous de zéro sous le règne de M. Hoss». «Maintenant, souligne cette personnalité, c’est trop...