L’Espagnol Abraham Olano (ONCE), leader, et son dauphin, l’Allemand Jan Ullrich, sont les deux principaux aspirants à la victoire finale dans la Vuelta, qui a fait relâche hier avant le passage des Pyrénées. Trois arrivées consécutives en altitude à partir de jeudi, puis un contre-la-montre la veille de l’arrivée à Madrid départageront Olano, vainqueur l’année dernière, et Ullrich, à son meilleur niveau depuis sa victoire dans le Tour 97. Après neuf étapes, le Basque de Saint-Sébastien compte 2 min 8 sec d’avance sur le coureur de Rostock, dont la motivation était l’une des grandes inconnues. Au col du Pla de Beret (1890 m) jeudi, à la station d’Ordino-Arcalis en Andorre (2230 m) vendredi, puis au col du Castellar del Riu (1890 m) samedi, Olano et son dauphin auront l’immense avantage de ne pas subir les assauts du grimpeur espagnol Fernando Escartin. Le chef de file des Kelme, troisième du dernier Tour de France, est la principale victime de la première sélection opérée par la Vuelta. Blessé dans la descente de La Cobertoria dimanche, il a rejoint à l’infirmerie le Suisse Laurent Dufaux et l’Américain Bobby Julich. Souvenirs, souvenirs... En forme après un mauvais Tour de France, bien épaulé par son équipe qui saura l’aider dans la haute montagne, Olano devra tout particulièrement se méfier d’Ullrich dans la 12e étape vendredi en Andorre. Quand il avait gagné le Tour, l’Allemand avait pris pour la première fois le maillot jaune ici-même, dans la station d’Ordino-Arcalis, avec une victoire devant Marco Pantani et Richard Virenque. Il va de soi que le rouquin des Telekom a marqué la journée d’une croix rouge sur son agenda. Autre casse-tête pour Olano: le champion du monde en titre du contre-la-montre n’apprécie qu’à moitié le dernier «chrono» de la 20e étape (46 km dans la région d’Avila), qui présente à mi-parcours un col de deuxième catégorie. Avant ces difficultés, Olano et Ullrich ont largement déblayé le terrain : le Russe Pavel Tonkov, troisième à 2 min 58 sec du «maillot or», est leur seul rival direct. Deux anciens vainqueurs de l’épreuve, le Français Laurent Jalabert et le Suisse Alex Zuelle, sont hors jeu. Convalescent, Jalabert joue avec humilité les porteurs d’eau d’Olano chez les ONCE et occupe une place qui ne lui ressemble pas: 98e à plus d’une heure de son équipier. Zuelle, deuxième du Tour, a décroché dans le premier grand col de la Vuelta, jeudi dernier, le jour où Olano a pris le maillot jaune et Ullrich s’est imposé dans l’étape de Ciudad Rodrigo. Le double vainqueur des éditions 96 et 97 n’a cessé de perdre du temps depuis. Les grimpeurs espagnols Roberto Heras (5e) et José Maria Jimenez (7e), respectivement à 5 min 05 sec et 6 min 10 sec du leader, voire l’Italien Davide Rebellin, 9e à 6 min 53 sec, peuvent éventuellement inquiéter Olano. Mais seule une défaillance du chef des ONCE pourrait changer la donne en profondeur. Avant les Pyrénées, les 158 rescapés de la Vuelta (sur 189 coureurs au départ) reprendront contact avec la course hier sur 183,2 km autour de Saragosse pour la 10e étape.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’Espagnol Abraham Olano (ONCE), leader, et son dauphin, l’Allemand Jan Ullrich, sont les deux principaux aspirants à la victoire finale dans la Vuelta, qui a fait relâche hier avant le passage des Pyrénées. Trois arrivées consécutives en altitude à partir de jeudi, puis un contre-la-montre la veille de l’arrivée à Madrid départageront Olano, vainqueur l’année dernière, et Ullrich, à son meilleur niveau depuis sa victoire dans le Tour 97. Après neuf étapes, le Basque de Saint-Sébastien compte 2 min 8 sec d’avance sur le coureur de Rostock, dont la motivation était l’une des grandes inconnues. Au col du Pla de Beret (1890 m) jeudi, à la station d’Ordino-Arcalis en Andorre (2230 m) vendredi, puis au col du Castellar del Riu (1890 m) samedi, Olano et son dauphin auront l’immense avantage de ne pas subir...