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Actualités - Chronologie

Washington veut bien fournir une aide logistique, mais pas de troupes

Les responsables américains ont averti que le rôle des États-Unis dans une force internationale au Timor-Oriental serait limité et ne comprendrait pas l’envoi de troupes. Les États-Unis envisagent de mettre en place un pont aérien pour transporter les Casques bleus au Timor et de fournir des moyens de communication et de transport, a rapporté le conseiller pour la Sécurité nationale du président américain Bill Clinton, Sandy Berger. M. Clinton et son conseiller sont en Nouvelle-Zélande pour le dernier jour du sommet du Forum de coopération économique Asie Pacifique (Apec). M. Clinton a indiqué à Auckland que les États-Unis avaient été sollicités par l’Australie pour fournir une aide logistique en mettant en place un pont aérien pour transporter les éléments de la force internationale au Timor-Oriental, et contribuer dans le domaine des transports terrestres, les communications et le renseignement. Il n’a pas exclu une représentation américaine dans le commandement de la force. Il a affirmé que le rôle des États-Unis impliquerait une «certaine présence» américaine au Timor-Oriental, mais que personne n’avait demandé à Washington des forces d’infanterie. «Cela impliquera des troupes américaines et certaines de ces troupes seront basées à Timor, mais je pense qu’elles seront en nombre limité», a indiqué M. Berger, précisant que la future force serait essentiellement asiatique avec sans doute un commandement australien. Les forces américaines se concentreront sur «certaines capacités qui nous sont propres et qui sont particulièrement précieuses: l’acheminement aérien de troupes dans la région, les moyens logistiques et de transport, les moyens de communication», a déclaré M. Berger. Le responsable américain a indiqué qu’il était encore trop tôt pour dire quelle serait la taille de la force internationale. «Nous continuerons nos discussions avec les Australiens et nous devrons bien sûr mener des consultations avec le Congrès», a-t-il dit. Le leader de la majorité républicaine au Sénat, Trent Lott, a indiqué que le Congrès soutiendrait probablement une contribution limitée des forces américaines. «S’il s’agit de moyens de communication, de logistique, de transport, je crois qu’il y aurait un soutien pour cela. S’il s’agit d’envoyer des troupes, je crois alors que beaucoup plus de questions vont être posées», a-t-il ajouté. Le secrétaire d’État Madeleine Albright a également confirmé à Honolulu (Hawaï) que la contribution américaine serait probablement limitée à une aide logistique. «Notre participation consistera probablement à intervenir dans les domaines où nous sommes les meilleurs, une aide pour le chargement et le transport». «Il y a suffisamment de pays volontaires pour fournir des troupes», a-t-elle ajouté. Cédant aux pressions internationales, le président indonésien Jusuf Habibie a annoncé dimanche en direct à la télévision que «le gouvernement indonésien était disposé à accepter une force de maintien de la paix des Nations unies». Il a précisé que cette force serait chargée de «restaurer la paix et la sécurité au Timor-Oriental, en proie à la violence de milices pro-indonésiennes depuis le vote massif de la population en faveur de l’indépendance le 30 août».
Les responsables américains ont averti que le rôle des États-Unis dans une force internationale au Timor-Oriental serait limité et ne comprendrait pas l’envoi de troupes. Les États-Unis envisagent de mettre en place un pont aérien pour transporter les Casques bleus au Timor et de fournir des moyens de communication et de transport, a rapporté le conseiller pour la Sécurité nationale du président américain Bill Clinton, Sandy Berger. M. Clinton et son conseiller sont en Nouvelle-Zélande pour le dernier jour du sommet du Forum de coopération économique Asie Pacifique (Apec). M. Clinton a indiqué à Auckland que les États-Unis avaient été sollicités par l’Australie pour fournir une aide logistique en mettant en place un pont aérien pour transporter les éléments de la force internationale au Timor-Oriental, et...