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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Stabilité du dollar à Beyrouth

Le dollar est resté confiné hier dans les mêmes limites de la fin de la semaine dernière, après que la Banque du Liban (BDL) eut maintenu ses deux taux d’intervention entres 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, le faisant clôturer au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis jeudi dernier. Mais en raison de la propension du marché à l’offre et de la réticence de la demande privée, les établissements de crédit ont été amenés à céder le dollar à la BDL au bas de sa fourchette d’intervention, ont indiqué les cambistes de la place. Selon ces mêmes milieux, le volume d’affaires de la journée d’hier n’aurait pas dépassé quelque huit millions de dollars, en grande partie absorbés par la BDL à 1 501,00 LL. Forte hausse du yen À l’étranger, le dollar a fléchi sous les 107,00 yens hier sur les marchés des changes internationaux, pour la première fois depuis août 1996, alors que la devise nippone continuait à être soutenue par un afflux de capitaux vers le Japon. L’euro, qui s’est déprécié à son plus niveau face au yen depuis son lancement début janvier dernier, s’est également affaibli contre le billet vert avant de se ressaisir en fin de journée sur des ajustements de positions. Le yen, tout comme la Bourse de Tokyo qui a clôturé hier sur une hausse de 1,1 %, ne cesse de s’apprécier depuis l’annonce jeudi dernier d’une hausse surprise de 0,2 % de la croissance japonaise au deuxième trimestre par rapport au premier. L’optimisme des investisseurs sur les perspectives économiques nippones est tel que le yen s’est très rapidement remis d’une intervention vendredi dernier de la Banque du Japon, qui l’avait temporairement refoulé vers les 110,00 yens pour un dollar. De ce fait, les milieux cambistes sont unanimes qu’à moins d’une intervention concertée de plusieurs banques centrales, notamment la Banque du Japon, la Réserve fédérale américaine (Fed) et la Banque centrale européenne (BCE), rien n’empêchera le marché de continuer à acheter le yen. De son côté, le dollar a un peu souffert, à l’image de Wall Street, de la confusion du marché sur l’évolution des taux d’intérêt américains. À cet égard, les investisseurs ne devraient avoir une idée claire de la situation économique aux États-Unis que d’ici la fin de la semaine, notamment après les chiffres américains sur l’inflation attendus demain. Et s’il n’a pas résisté face au yen, le billet vert est resté toutefois ferme face à l’euro affaibli au lendemain d’une nouvelle défaite électorale du Parti social-démocrate au pouvoir en Allemagne du chancelier Gerhard Schröder, dans la mesure qu’elle affaiblit la position de ce parti à la chambre haute du Parlement, alors que l’approbation de nombreux textes de lois sur des coupes budgétaires en 2000 nécessite l’aval de cette assemblée. De plus, l’annonce d’un ralentissement de la croissance du produit intérieur brut (PIB) de la zone euro au deuxième trimestre 1999, à 0,3 % contre 0,4 % au premier trimestre, n’a pas non plus aidé la monnaie unique européenne. Ce phénomène, qui éloigne la perspective d’une hausse des taux d’intérêt par la BCE cette année, ne devait pas donc jouer à l’actif de l’euro. Quant à la livre sterling, elle a cédé du terrain face au dollar après une forte chute contre le yen. La devise britannique devrait cependant rester relativement résistante dans l’ensemble après la récente hausse surprise des taux britanniques décidée la semaine dernière par la Banque d’Angleterre. Eu égard à toutes ces considérations, le dollar s’est négocié hier, à New York, sur un ton mitigé, comme suit : – 1,0414 pour un euro contre 1,0365, vendredi dernier – 1,6090 pour un sterling contre 1,6185. – 1,8780 DM contre 1,8870 – 6,2990 FF contre 6,3285 – 1,5420 FS contre 1,5515 – 1 859,30 lires contre 1 868,10 – 106,30 yens contre 108,80. Bourse de Beyrouth : c’est le statu quo Sur les marchés des valeurs mobilières, la Bourse de Beyrouth a observé un statu quo au début de cette semaine consécutivement à la stabilisation de toutes les valeurs qui ont fait l’objet de transactions. En effet, l’indice générale Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées s’est maintenu à 75,87 points, ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires à 179,84 points. Quant au volume des échanges, il est resté faible avec 60 269 actions échangées d’une valeur globale de 314 094 dollars. Hésitation de Wall Street Sur les autres grandes places internationales, Wall Street a éprouvé beaucoup de difficulté à s’orienter dans une direction précise en l’absence de nouvelles indications sur l’économie américaine. Pourtant, la hausse du rendement de l’obligation du Trésor américain à 30 ans, principale référence, de 6,028 % vendredi dernier à 6,061 % hier, est venue peser non seulement sur le marché obligataire, mais aussi sur le restant de la cote quoique dans un volume d’échanges modéré. À cela aurait contribué l’attente fébrile des investisseurs des chiffres des ventes de détail au États-Unis le mois dernier, aujourd’hui, et surtout des prix à la consommation pendant la même période, demain, pour se faire une meilleure idée des risques de reprise de l’inflation et des possibilités de voir la Fed relever à nouveau ses taux directeurs à l’issue de la réunion de son comité de politique monétaire le 5 octobre. C’est ainsi que les valeurs de la haute technologie, qui avaient propulsé le Nasdaq vendredi dernier, ont dû subir des prises de bénéfices de même que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles. Celui-ci, après être monté jusqu’à un plus haut de 11 042,36 points, est redescendu à un plus bas à 10 982,20 points, avant d’afficher en préclôture 11 007,85 points, en baisse de 20,58 points sur vendredi dernier. Baisse des Bourses européennes Après avoir effacé leurs gains dans la foulée de l’ouverture en baisse de Wall Street, les Bourses européennes ont terminé en baisse modérée lundi. La journée a par ailleurs été marquée par l’annonce d’un accord à l’amiable entre TotalFina et Elf en vue de leur rapprochement «sur un pied d’égalité» pour créer le quatrième groupe pétrolier au monde. À Paris, le CAC 40 a perdu 0,6 %, le FTSE 100 à Londres 0,36 % et le Xetra Dax à Francfort 0,68 %. Zurich a cédé 1,57 %, Milan 0,42 %, Madrid 1,07 %, Amsterdam 0,69 % et Bruxelles 0,62 %. C’est plutôt la prudence qui a prévalu sur l’ensemble des places européennes avant la publication d’une série d’indicateurs américains, dont le très attendu indice des prix à la consommation du mois d’août, prévu mercredi. Les indices paneuropéens ont également fini en baisse, le FTSE Eurotop 300 perdant 0,75 %, le DJ Euro 50 0,75 % et le DJ Stoxx 0,68 %. Hausse d’Elf, bonne tenue de TotalFina Après plusieurs mois de bataille, les deux groupes pétroliers français ont annoncé dans la journée la naissance d’un nouveau géant du secteur, qui sera présidé par l’actuel patron de TotalFina, Thierry Desmarest. L’opération prendra la forme d’une offre publique d’échange (OPE) de TotalFina sur Elf à raison de 19 actions TotalFina pour 13 actions Elf. Sur la base des cours de clôture de vendredi, elle représente un montant de 52,6 milliards d’euros (345 milliards de FF). Le nouveau groupe supplantera France Télécom comme première capitalisation de la Bourse de Paris avec un total d’environ 95 milliards d’euros (600 milliards de FF). Ailleurs dans le secteur, BP Amoco a cédé 1,18 % et Royal Dutch/Shell 0,43 % à Londres et 1,14 % à Amsterdam. Outre le pétrole, le secteur des télécommunications a également été en vue avec la bonne tenue de Vodafone à Londres, en hausse de 5 % après l’annonce d’un éventuel accord avec Bell Atlantic. British Telecom a de son côté cédé 1,18 %. Toujours à Londres, National Power a bondi de 6,67 %, profitant de rumeurs disant que le groupe d’électricité allait prochainement séparer ses opérations britanniques de ses opérations internationales. Dans la foulée, Powergen a gagné 1,84 % et Scottish Power 1,88 %. À Paris, Viventi a chuté de 4,47 %, plombé par un abaissement de recommandation de JP Morgan – passé d’achat à performance en ligne – et par des résultats décevants dans la téléphonie fixe. Par ailleurs, aux dires de certains analystes, l’orientation stratégique du groupe de services et de communication pourrait avoir décu le marché. Tokyo : en hausse grâce à l’électronique La Bourse de Tokyo a enregistré lundi une hausse de 1,1 %, entraînée par les valeurs technologiques et informatiques, selon les courtiers. L’indice Nikkei a clôturé en hausse de 198,27 points, à 17 909,29, après avoir grimpé jusqu’à 17 988,59. L’indice élargi Topix a enregistré pour sa part une hausse de 20,37 points, à 1 535,23 à la clôture. Le volume des échanges s’est élevé à 590 millions d’actions, contre 1,17 milliard d’actions vendredi. «Les achats se sont portés sur beaucoup de titres liés à l’Internet et à d’autres services d’information», a commenté Hiroichi Nishi, de chez Nikko Securities. La hausse de lundi à Tokyo survient dans le sillage de la hausse record du Nasdaq à New York vendredi, relèvent les courtiers. Selon M. Nishi, les taux de change actuels ont également contribué à encourager les achats. «La hausse du yen s’est ralentie pour le moment, avec un taux d’environ 108 pour un dollar. Les valeurs exportatrices ne sont pas menacées par des ventes massives tant que le yen ne s’apprécie pas brutalement», a-t-il commenté. Softbank, un important investisseur dans l’Internet, a gagné 3 000 yens (+7,0 %) pour clôturer à 46 100 yens. Sony a terminé en hausse de 650 yens (+4,6 %), à 14 930, en raison des espoirs que suscite le lancement de sa nouvelle console de jeux, PlayStation 2, annoncé lundi pour le 4 mars 2000. Fujitsu a enregistré une baisse de 30 yens, à 3 730.
Le dollar est resté confiné hier dans les mêmes limites de la fin de la semaine dernière, après que la Banque du Liban (BDL) eut maintenu ses deux taux d’intervention entres 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, le faisant clôturer au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis jeudi dernier. Mais en raison de la propension du marché à l’offre et de la réticence de la demande privée, les établissements de crédit ont été amenés à céder le dollar à la BDL au bas de sa fourchette d’intervention, ont indiqué les cambistes de la place. Selon ces mêmes milieux, le volume d’affaires de la journée d’hier n’aurait pas dépassé quelque huit millions de dollars, en grande partie absorbés par la BDL à 1 501,00 LL. Forte hausse du yen À l’étranger, le dollar a fléchi sous les 107,00 yens...