Environnement Négligence et manque de civisme tuent les cèdres
le 13 septembre 1999 à 00h00
On se plaint souvent du manque d’intérêt des instances officielles aux questions touchant à l’environnement, bien que la situation au Liban soit apparemment au bord de la catastrophe écologique selon l’avis de beaucoup d’experts. Mais on ne sait plus qui de l’indifférence des responsables ou du désintérêt des citoyens est le plus à blâmer. Des lecteurs de L’Orient-Le Jour ont vécu une «triste journée» aux cèdres et nous en ont fait part. Ils se sont plaints des faits suivants. À leur entrée à la forêt des cèdres de Bécharré (Liban-Nord), des directives leur ont été données : ne pas fumer, ne pas jeter d’ordures par terre, ne pas dépasser les cordons qui entourent les arbres. Mais alors qu’ils s’appliquaient à les suivre scrupuleusement pendant leur promenade, ils se sont aperçus que leur exemple n’était pas suivi. De jeunes adolescents fumaient devant la chapelle au centre de la forêt, des détritus jonchaient le sol et les enfants dépassaient souvent la limite définie par les cordons. Aucun garde d’aucune sorte n’était là pour leur intimer de respecter les consignes… et les lieux. De plus, des vendeurs de poulet grillé se sont installés en face du site, sans se soucier des effets nocifs de la fumée sur des arbres qui souffrent déjà de maintes maladies. Ces lecteurs se sont déclarés outrés de toutes les anomalies constatées dans un lieu qu’ils considèrent comme un «sanctuaire», ne comprenant pas la négligence des autorités d’une part et le manque de civisme des citoyens d’autre part. En effet, leurs observations soulèvent plus d’un point d’interrogation : pourquoi cette réserve naturelle, d’une importance symbolique, n’est-elle pas soumise à une surveillance plus stricte et plus continue ? Il suffirait pourtant de quelques gardes forestiers. Le manque de civisme des visiteurs ne devrait-il pas être pénalisé ? Mais quand il est accompagné d’une négligence totale au niveau officiel, qui blâmer ?
On se plaint souvent du manque d’intérêt des instances officielles aux questions touchant à l’environnement, bien que la situation au Liban soit apparemment au bord de la catastrophe écologique selon l’avis de beaucoup d’experts. Mais on ne sait plus qui de l’indifférence des responsables ou du désintérêt des citoyens est le plus à blâmer. Des lecteurs de L’Orient-Le Jour ont vécu une «triste journée» aux cèdres et nous en ont fait part. Ils se sont plaints des faits suivants. À leur entrée à la forêt des cèdres de Bécharré (Liban-Nord), des directives leur ont été données : ne pas fumer, ne pas jeter d’ordures par terre, ne pas dépasser les cordons qui entourent les arbres. Mais alors qu’ils s’appliquaient à les suivre scrupuleusement pendant leur promenade, ils se sont aperçus que leur...
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