Près de 190 000 Angolais, sur une population totale de quelque 10 à 11 millions d’habitants, sont actuellement porteurs du virus du sida, selon des experts médicaux à Luanda. Or, dans une étude datée du 31 décembre 1998 et organisée sous l’égide de l’Onu, les autorités avaient estimé à au moins 43 748 le nombre d’Angolais affectés par la maladie. Toujours selon des chiffres officiels, l’Angola n’aurait enregistré du début de 1985 à juin 1999 que 5 112 cas de sida avérés, dont 84 % de personnes âgées de 20 à 49 ans. Ces chiffres officiels semblent loin de la réalité, selon les experts. Il semble en outre très difficile d’élaborer des statistiques fiables dans un pays en proie à la guerre civile. Celle-ci, qui oppose l’armée régulière à l’Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola (Unita, rébellion armée que dirige Jonas Savimbi) a repris en novembre 1998, en raison du non-respect du traité de Lusaka, en Zambie (20 novembre 1994). Outre les difficultés d’agir dans les zones de combats, la pandémie est mal contrôlée, selon des experts, en raison de la faible capacité des services de santé. Ceux-ci déplorent le fait que la maladie touche en grande majorité des personnes en «âge de pleine productivité économique». Des bailleurs de fonds ont injecté, par le canal de l’Onu, 500 000 dollars sous forme d’appui aux programmes de lutte contre le sida en Angola pour la période allant de 1999 à l’an 2000, selon un porte-parole de l’Onusida. «L’Onu et le gouvernement vont gérer ensemble ce montant», a souligné M. Rui Vaz, responsable de l’Onusida en Angola. Une commission technique composée des responsables des agences de l’Onu et du ministère de la Santé a été mise en place en vue de coordonner les programmes de lutte contre le sida. «Cet effort de coordination vise à concentrer tous les organes d’appui et à parler d’une seule voix au lieu de disperser l’énergie», a expliqué M. Vaz. Les responsables souhaitent lancer dans les médias une campagne sur les techniques de prévention en langues africaines et en portugais. Des conférences seront également organisées dans les prisons et les écoles. Plusieurs institutions d’État et de la société civile (ONG, églises et Croix-Rouge) sont déjà engagées dans des programmes contre le sida.
Près de 190 000 Angolais, sur une population totale de quelque 10 à 11 millions d’habitants, sont actuellement porteurs du virus du sida, selon des experts médicaux à Luanda. Or, dans une étude datée du 31 décembre 1998 et organisée sous l’égide de l’Onu, les autorités avaient estimé à au moins 43 748 le nombre d’Angolais affectés par la maladie. Toujours selon des chiffres officiels, l’Angola n’aurait enregistré du début de 1985 à juin 1999 que 5 112 cas de sida avérés, dont 84 % de personnes âgées de 20 à 49 ans. Ces chiffres officiels semblent loin de la réalité, selon les experts. Il semble en outre très difficile d’élaborer des statistiques fiables dans un pays en proie à la guerre civile. Celle-ci, qui oppose l’armée régulière à l’Union nationale pour l’indépendance totale de...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.